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Mardi 12 juin 2007

 

  • Genre : Action / Heroic Fantasy / Comédie
  • Auteur :  Tite Kubo
  • Studio : Studio Pierrot
  • Année de production : 2005
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 1 x32 mins



bleach0001bis.JPG Le second OAV de Bleach semble au premier abord partager les mêmes caractéristiques que son prédecesseur car la même équipe a été reconduite : une qualité graphique un tantinet supérieure à celle de l'anime, une bande-son toujours aussi identique au point que cela en devient navrant... Mais à notre grand désarroi les bonnes résolutions d'approfondissement émotionnel et intellectuel adoptées dans Memories in the Rain sont passées à la trappe au profit d'un épisode définitivement plus orienté action, comédie et frime...



¤¤¤ Synopsis :

L'histoire, qui tient sur une toute petite feuille de ouate carrée au maximum, et encore en écrivant bien gros, est celle de Baishin, un Shinigami maléfique qui s'est échappé de sa prison magique et se met à tout casser autour de lui sans qu'on ne sache trop pourquoi (on se demande s'il le sait lui-même), pour ensuite chercher à dévaster le monde réel. Oh mon dieu ! Un vilain méchant sans scrupules ! Mais que faire ? Pour surtout éviter toute innovation qui forcerait le spectateur à réfléchir un peu trop, on réunit le groupe des "Shinigami Stars" qui ne sont là que pour rouler des mécaniques, et accessoirement pour aider notre Ichigo à stopper le fuyard. Un minimum d'originalité est quand même au rendez-vous : le zanpakuto de Baishin est capable d'absorber le reiatsu de ses adversaires.

Se succèdent alors les apparitions tumultueuses et en vrac de Renji et du (tout petit) capitaine Hitsugaya qui raviront les fans les moins demandeurs en termes de scénario et de crédibilité dans la trame de la narration, mais bon on va bien leur accorder à nos chers petits producteurs adorés qu'il n'y a aucun mal à apprécier la présence de nos personnages préférés. Malheu bleach-231.jpg reusement ils vous prendront au dépourvu et au pied de la lettre en ajoutant encore des personnages de partout, créant un véritable petit défilé de bouilles vues et revues, aux réactions et aux expressions beaucoup trop souvent pathétiques pour qu'on puisse leur pardonner, même pour un OAV promotionnel du "Jump Festa Anime Tour 2005".
Car "The Sealed Sword Frenzy" a tous les défauts d'un OAV ordinaire de type "filler", c'est-à-dire une petite histoire parallèle à celle de la série, un récit unique qui dure seulement une demi-heure et sans grand interêt.
Le résultat est donc plutôt décousu et bancal scénaristiquement parlant, les dialogues sont très moyens et le design des personnages est un peu faible sur les plans de groupe ou éloignés, on retrouve donc le même contraste mais en plus atténué que dans le premier OAV : les visages sont toujours très détaillés et trés réussis et les corps parfois un peu négligés, mais la qualité graphique globale est encore meilleure, donc c'est une vraie réussite visuelle.


Toutefois cet OAV n'a pas que des inconvénients et des défauts, et n'est jamais désagréable à regarder, si on sait se montrer peu exigeant et profiter du spectacle. Il est sensiblement drôle, mettant en scène la vie quotidienne des protagonistes et jouant sur le décalage entre les comportements des Shinigamis et notre société moderne beaucoup plus civilisée que la leur (un aspect traité assez régulièrement dans la série et qui apporte une plaisante touche comique), un humour qui met volontiers l'accent sur les incongruités des tenues arborées et des métiers improvisés par des personnages sortis tout droit d'un livre d'heroic fantasy et qui se retrouvent propulsés bien malgré eux dans un monde où ils doivent servir des hamburgers dans un fast food...
cover-ova2-bp.jpg
Les combats sont assez limités, principalement prétextes à débiter du pauvre Hollow de toutes les façons possibles, heureusement que l'affrontement final ultra explosif vient sauver le coup. On en a enfin pour son argent avec une accumulation de bankai et autres pouvoirs monstrueux qui s'enchaînent dans un feu d'artifice de mini-morceaux de bravoure grisants (courts mais appétissants, un peu comme des apéricubes).


En gros, pour les connaisseurs, cet OAV fait assez penser à ceux de Dragon Ball, remplis d'action brutale mais invariablement décousus et ravagés par une caractérisation des personnages très pauvre. L'ensemble sonne faux, ce n'est qu'une succession de scènes sans lien visible mais pour peu qu'ils se soient attachés aux personnages, les fans seront satisfaits.
Petit bonus à ne pas manquer : des scènes loufoques telles que les inénarrables errances de la paire Kenpachi-Yachiru et le top du top est reservé pour la fin avec le désopilant cosplay du générique de fin.


Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 6/10 (vraiment le minimum syndical)
--> Doublage : 9/10
--> Puissance : 6.5/10
--> Musique : 8/10 (la même que d'habitude, on aurait justement souhaité un peu de nouveauté...)
Total : 7.6/10


  OAV disponible en streaming ICI !!!

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 9 juin 2007
C'est le grand départ du cycle Stephen Chow sur Dwarfanime, qui durera tout le courant du mois de juin et  devrait se prolonger selon le nombre de films qui vous seront présentés.  J'attends comme d'habitude vos réactions, idées, commentaires sur le sujet, sur les films qui vous intéressent et que je souhaite vous faire découvrir, pour que ce premier cycle spécial sur Dwarfanime se passe dans les meilleures conditions.
Sachez aussi que ce cycle se déroule en coopération avec mangas-arigatou, l'excellent site de téléchargement (sur de nombreux supports : ddl, torrent) avec un partenariat qui vous permettra, à l'aide de liens à la fin de chaque article, de vous procurer en torrent les films de Stephen Chow qui y sont disponibles.
Je tiens à remercier personnellement et officiellement l'équipe de mangas-arigatou pour cette aide et cette occasion qu'ils nous offrent de découvrir ces films.



¤¤¤ Présentation rapide des oeuvres/carrière de Stephen Chow Sing-Chi :

zschow1.jpg Avant de connaître un succès international grâce à Shaolin Soccer en 2001 confirmé par l'excellent Crazy Kung-Fu (Kung Fu Hustle) en 2004, le réalisateur/scénariste/producteur et acteur principal de tous ses films Stephen Chow s'était fait un nom dans sa patrie Hong Kongaise en jouant des rôles à la pelle (dans plus de 60 films ou séries). Après s'être bâti une carrière et une place prépondérante dans cette industrie très prolifique qu'est le cinéma HK, il a décidé d'élargir ses compétences et de laisser libre cours à ses envies en passant à la réalisation de ses propres projets à partir de 1994 avec le très bon Love on Delivery dans lequel il se mettait en scène en tant qu'un petit livreur qui tombait amoureux d'une karateka et qui devait pour gagner sa main apprendre les arts martiaux pour battre son concurrent.

Cette oeuvre s'annoncera symptomatique de tous ses prochains films, qui tourneront toujours autour des mêmes thèmes de prédilection dans lesquels il excelle : des petites comédies romantiques teintées le plus souvent d'arts martiaux ou de légendes traditionnelles chinoises (genre dans lequel il avait fait ses armes en tant qu'acteur, disposant d'un physique assez semblable à celui de Bruce Lee mais plus orienté vers la comédie que vers le combat), des genres entremélés par Stephen Chow qui lui permettent d'animer ce qui réside au plus profond de sa personnalité, c'est-à-dire son art de la mise en scène et sa vision furieusement optimiste de la vie quotidienne de ses compatriotes chinois.

Car ce qu'on apprécie le plus dans chacun de ses films, c'est de retrouver le génie de cet homme atypique qui ne vit que stephen-chow.jpg pour le septième art, ce conteur d'histoires hors pair qui se met en quatre dans des sortes de petites fables remplies à ras bord de charme et de fantaisie mélant toujours amour, haine et drame et se terminant toujours bien, ses scénarios étant toujours dirigés par une morale à tout épreuve prônant des valeurs d'amitié et de solidarité.
Tous ces films sont de petites perles à découvrir sans tarder, qui vous feront retomber en enfance, les yeux grands ouverts et brillants d'excitation devant toute l'inventivité et la magie inaltérables qui s'en dégagent.

Sortiront prochainement au cinéma ses deux dernières oeuvres, A Hope en 2007 et Crazy Kung Fu 2 prévu pour 2008, ne les ratez sous aucun prétexte, car il acquiert année après année en maturité et en perfectionnisme, repoussant toujours les limites de son horizon artistique et visuel avec un talent inimitable, et s'ouvrant ainsi de plus en plus à un public occidental avide de nouvelles expériences, d'exotisme, en bref Stephen Chow est l'un des plus fiers représentants d'un cinéma asiatique traditionnel qui trouve enfin un accueil favorable dans nos contrées.


Ce que je vous propose donc sur Dwarfanime c'est de redécouvir les origines de ce réalisateur/acteur inimitable au travers de films qui manquent malheureusement de visibilité en France, la génèse d'un talent cinématographique qui ne vous laissera certainement pas indifférent.


---> premier film en présentation très bientôt : King of Comedy

Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Jeudi 7 juin 2007
  • Genre : Action / Heroic Fantasy / Comedie
  • Auteur : Tite Kubo
  • Studio : Studio Pierrot
  • Année de production : 2004
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 1 x 28 mins


bleach-MITR.jpg Ce premier OAV de la série Bleach distille une atmosphère aussi nostalgique et sombre que son titre "Memories in the Rain" le laisse penser. Il reprend l'épisode 14, un moment clé de la série qui nous en apprenait davantage sur le passé du jeune héros, ses doutes et ses faiblesses. On découvre dans cet OAV un Ichigo plus sombre, plus mature et avide de revanche, mélancolique et vulnérable, bref une étape prépondérante dans l'initiation mentale du héros qui va devoir laisser en partie de côté la force pour vaincre son ennemi.


¤¤¤ Synopsis :
L'histoire est sensiblement la même que dans l'épisode précité, même si elle se rapproche encore plus de celle du manga : Kurosaki Ichigo et sa famille se rendent comme tous les ans au cimetière pour se recueillir sur la tombe de sa mère Masaki, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort. Elle fut en effet tuée mystérieusement 5 ans auparavant, en tentant de protéger le jeune Ichigo alors qu'il essayait de sauver une jeune fille de la noyade. Celui-ci, encore un peu bouleversé par sa nouvelle condition de Shinigami, va se retrouver nez à nez avec l'assassin sa mère...


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Un jeu d'ombres virevoltantes en guise d'introduction, énigmatique à souhait, l'ambiance est sombre et glauque. La couleur est annoncée dès le départ par la pluie et l'omniprésence du gris secondé par un bleu/vert fantômatique du plus bel effet. Seules les quelques rares scènes d'humour, dans l'ensemble totalement inutiles et complètement ratées (notamment les farces gesticulatoires ridicules du père Kurosaki, vraiment pas inspiré pour une fois, et étonemment bien plus à l'aise dans son nouveau rôle de patriarche protecteur et compréhensif) se distinguent par des tons franchement plus clairs et colorés.
A n'en pas douter, les teintes brumeuses et les ombres inquiétantes de la fôret restent dominantes dans cet OAV ostensiblement oppressant qui exprime le destin tragique de toute une famille maudite par le don que ses propres membres possèdent et se transmettent entre générations : voir les esprits.

Pour achever d'imprégner le spectateur dans un sentiment d'angoisse mystique, abjecte, fangeuse et trouble, il 08-1.jpg faut noter la présence très envahissante du Grand Fisher, le Hollow le plus retors, pervers et mystérieux qu'Ichigo ait jamais rencontré, dont l'aura assombrit à elle seule tout le climat de cet OAV et le rend plus profond. Il apporte toute sa complexité et même une sorte d'humanité malsaine à la race des Hollows qui prend enfin plus de sens que précédemment dans la série où elle restait encore sous-développée. Sa spécificité de Hollow "unique" entraîne aussi une certaine imagination dans les combats, qui disposent de plans plus travaillés que dans l'anime, avec des scènes d'action plus originales, plus symboliques et entrecoupées de moments de réflexion plutôt efficaces, dans lesquels notre héros se dévoile à la fois torturé et hésitant, partagé entre la colère, la peur, la tristesse et la haine.


50c7127d6f2310-thumb.jpg Dans une optique purement technique, Memories in the Rain dispose des caractéristiques habituelles d'un OAV : un character design plus détaillé que dans la série, ainsi que des visages et des expressions dessinées avec plus de soin, des traits plus classiques et plus réalistes qui nous changent de cette modernité pleine de simplicité symbolique de Bleach et lui donnent un certain charme. Produit spécialement pour la Jump Festa en 2004, cet OAV est donc mieux réalisé, plus abouti qu'un épisode commun de la série, mais on peut tout de même déplorer le manque d'initiative au niveau des musiques qui sont identiques à celles de la série (en-dehors d'un générique de fin impeccable) et souligner quelques petits défauts dans le dessin des corps des personnages qui sont un tantinet négligés.


Quand à la mise en scène et au script, fini les morceaux de bravoure à la pelle, on est agréablement surpris de trouver un Ichigo plus humain, plus sensible et qui se préoccupe un peu moins de faire des gestes stylés pour la frime (un peu comme la totalité des protagonistes). Il en gagne en consistance, en conviction et en force de caractère, mais en perd dans le même temps un peu son côté beau gosse râleur qui fait une grande partie de sa personnalité.
Un OAV donc plus sérieux, assez captivant mais doté d'un scénario plutôt léger au niveau des dialogues (ça reste du Bleach faut pas trop en demander...) et qui n'apporte qu'une petite once de nouveauté par rapport à la manière dont ces évènements étaient traités dans l'épisode de l'anime.
Memories in the Rain se regarde somme toute avec beaucoup d'interêt car c'est un bon OAV révélateur du côté sombre de Bleach, et un bon OAV tout court.


Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 8/10 (enfin un OAV de série qui se démarque par son scénario)
--> Doublage : 9/10
--> Puissance : 8.5/10 (le vrai potentiel de Bleach était là, dans cet OAV, quand il laisse s'exprimer son coté sombre)
--> Musique : 8.5/10 (encore la même malheureusement, excepté un morceau nouveau)
Total : 8.5/10


OAV disponible en streaming ICI !!!

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 5 juin 2007
asano1.gif Chers visiteurs et visiteuses, 


    Je tiens à m'excuser pour ces dernières semaines pendant lesquelles le blog Dwarfanime est resté trop longtemps inactif. Pas de news, de nouvelles critiques, ni même de vidéos pour vous faire patienter, ce paresseux de vilain blogmaster (moi) vous avait lâchement abandonné, occupé qu'il était à d'autres tâches assez importantes il est vrai, et à tout ce qui lui arrivait de merveilleux ou d'un peu moins agréable dans la vie.

Après donc ce laps de temps légèrement permissif, pendant lequel je n'ai pourtant pas chômé (car si vous avez creusé un petit peu ou même visité notre forum LSK-SAKABA, vous auriez vu que je prenais toujours part au staff rédacteurs d'un forum pour lequel j'ai fais quelques fiches, et  que j'ai été recruté au sein du Webzine Krinein dans le staff manga/anime, ce qui n'a pas arrangé les choses car j'ai dû publier quelques critiques pour eux aux dépends de l'actualisation de mon blog qui n'a vu la mise à jour que deux deux ou trois critiques....) je suis donc de retour aux affaires sur Dwarfanime avec la sortie de l'article sur Black Blood Brothers (série disponible en streaming chez mon partenaire nouvellement renommé Saijoumeisho Stream, comme d'habitude).



La parution des critiques, fiches et vidéos va reprendre à un rythme normal à partir de début juin, environ tous les deux ou trois jours, pour contenter les fans avides d'articles qui pourraient orienter leurs choix. Merci à vous en tout cas pour votre soutien inconditionnel à ce blog, continuez de venir nombreux et quotidiennement, c'est grâce à vos encouragements que je peux continuer à publier mes critiques sur Dwarfanime.


stephen-chow-sing-chi01.jpg     Côté actus, la sortie prochaine de la critique des deux OAV de la série Bleach, puis départ du mois spécial films HK avec le     "Cycle Stephen Chow",     le réalisateur/acteur de génie à l'origine de films que vous avez pu voir dernièrement (que vous auriez dû en tout cas...) comme Shaolin Soccer ou Crazy Kung-Fu. Nous nous intéresserons aux débuts de sa carrière en Chine, au travers d'une demi-douzaine de ses comédies originales et hilarantes dont il a le secret.




Voilà, tout est dit....n'oubliez pas que vous pouvez toujours me contacter à cette adresse si vous avez un problème, une demande ou une suggestion :
----> dwarfanime@gmail.com
N'hésitez pas à aller faire un tour sur le forum LSK-SAKABA, réunissant mon blog et celui de mes partenaires Streaming et DDL.

[NB : notez bien que des liens vers des sites de torrents ont été rajoutés au bas de chaque article de film sur ce blog pour aider à se procurer ces oeuvres, ils ne sont en aucun cas des incitations au téléchargement de ces films mais de simples encouragements à les découvrir]


Merci de votre fidélité,
Ja nai

Kurono-kun
Par Kurono-kun - Publié dans : Annonces / Actus
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Dimanche 3 juin 2007
  • Genre : Action / Horreur
  • Auteur : Azano Kohei
  • Studio : Studio Live
  • Année de production : 2006
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 12 x 24 mins


BBB-top-02.jpg Actioner urbain fantastique aux relents prometteurs, Black Blood Brothers n'est pas à proprement parler à la hauteur de ce qu'on attendait, et ne se hisse pas au-dessus de ses illustres prédecesseurs qui ont abordé l'univers si difficile à traiter des vampires (car déjà tellement massacré sous tous les angles par des procducteurs sans scrupules près à tout pour se faire du fric sur le dos de ces pauvres créatures), cependant il vaut tout à fait la peine de se fendre d'un visionnage attentif car il vous réserve de bons moments, voire trés bons, et n'est jamais déplaisant à regarder.


¤¤¤ Synopsis :
Les vampires sont devenus assez nombreux et cohabitent à présent avec les humains, mais seuls quelques initiés sont au courant. De plus, seuls les vampires descendant d'une lignée reconnue sont autorisés à pénétrer les Zones Spéciales, sortes de refuges souvent entourées de barrières magiques invisibles pour vraisemblablement parer aux éventuelles invasions.
Mochizuki Jiro, un jeune vampire sans véritzble attache et à la force destructrice, décide de rejoindre la zone du Japon pour y retrouver la trace de son douloureux passé, tout en s'occupant de l'apprentissage de son jeune frère Kotarô.
Mais il vont se retrouver ballottés en plein affrontement entre un groupe de vampires inconnus et les forces spéciales de la "Compagnie de l'Ordre Funéraire" qui sont à la recherche des mystérieux "Enfants de Kowloon".


¤¤¤ Critiques :
L'ambiance et l'impression dégagée par Black Blood Brothers sont assez déroutantes. En effet d'une part on a :
Des scènes d'action d'une puissance et d'une vitesse qui contrastent avec la lenteur des scènes de dialogues blackblood-09-01.jpg presque trop contemplatives. Le plus clair de la série joue sur ce double aspect mais aussi sur une autre dualité d'autre part, qui cette fois-ci tient plus des effets de la musique et des caractères des personnages et donne un aspect dérangeant ou surprenant selon les sensibilités, entre humour enfantin parfois déplacé et nostalgie malsaine.
Ce décalage entre le sérieux et la gravité classieuse habituellement propres à l'univers gothique vampirique et cet humour décalé prôné ostensiblement par la série est un pari risqué qui devrait certainement dérouter au premier abord les inconditionnels des buveurs de sang. Toute cette ambivalence est concentrée et facilement identifiable dans le protagoniste lui-même, Jiro, incarnation des errances de ses créateurs, un héros tout à tour mégalomane, dédaigneux, inquiétant, maladroit, stupide, puis qui recommence à rouler des mécaniques, un héros qui mettra beaucoup trop de temps à se dévoiler un peu et qui n'en sortira que plus limité par le petit nombre d'épisodes. Assurèment un drôle de mélange qui étoffe et caractérise le personnage pour qu'on puisse mieux s'identifier à lui et le considérer comme "humain", mais qui lui confère aussi dans les moments plus glauques et sérieux une aura trés inférieure à celle du Alucard d'Hellsing (la ressemblance est frappante mais Jiro n'est qu'une pâle imitation de l'original qui parvenait à être flippant et stylé à la fois). N'oublions pas le rôle symbolique par excellence de Mimiko, la jeune fille qui se retrouve un peu malgré elle devant un choix drastique entre humains et vampires, torturée entre son attirance charnelle pour ces créatures et la peur qu'elles leur inspire, hésitant entre faire son métier et changer son destin...

Le character design et les dessins ne sont pas désagréables mais simplistes et avares de détails ou de fantaisie, presque banals, comme si l'équipe graphique avait voulu clairement signifier qu'elle s'était contentée du "satisfaisant" sans chercher à faire du "mieux", alors que les apparences des vampires sont toujours propices à créer rien qu'à elles seules une ambiance particulière et inquiétante, ici ce n'est pas le cas excepté pour deux ou trois buveurs de sang, et on regrette ce manque d'imagination.
Bonne surprise par contre, les sentiments et les réactions des personnages sont m top1s.jpg oins stéréotypés qu'on ne le croit au fur et à mesure que l'histoire prend forme, et participent à étoffer subtilement l'environnement narratif de la série.
On ne se demande plus alors : pourquoi regarder cet anime si banal à première vue ? Car ses atouts sont cachés dans son scénarion, plutôt intriguant, plein de suspense et de rebondissements, trés intéressant dans son approche des différentes lignées de vampires et dans celle de leur relation complexes avec les humains, le tout supporté dans son bourrinage assez efficace et suffisamment violent par une bande-son classique/rock assez appropriée pour qu'on ait à y redire. Le seul problème, c'est qu'on ne voit ces qualités que par intermittence dans Black Blood Brothers, et on se prend assez souvent à espérer mieux...

La série nous offre une vision trés semblable à celle d'Hellsing ou de Blade dans son approche de la dérive impliquée par la confrontation entre notre société moderne libertaire et la race des vampires engoncées dans ses traditions séculaires que les jeunes ne peuvent plus comprendre, et qu'on retrouve dans une quête permanente de puissance, quel qu'en soit le prix.
Malgré un manque certain d'envergure, Black Blood Brothers a su mettre l'accent sur les aspects charnels et fraternels canalisés par le sang et la thématique centrale qu'il occupe dans le mythe des vampires. Certains points intéressants sont abordés, et même si la rélfexion n'est pas toujours aboutie, on se doit de saluer cette effort de renouvellement parmi la masse des productions qui utilisent les vampires pour profiter de l'affection que leur porte le public et garantir ainsi un succès commercial, car BBB a au moins la décence de nous présenter des idées au moins prenantes si ce n'est totalement originales (en même temps, tout ou presque a déjà été fait dans les genre, et il est devenu vraiment difficile de se démarquer dans le petit pays des vampires).


Après quelques épisodes oscillant entre bonnes surprises et un peu trop de moment bbb.gif s pathétiques, l'intrigue commence à se décanter peu à peu, le comique est suffisant pour détendre l'atmosphère mais le tout manque un peu de lien affectif, de profondeur et d'émotion pour accrocher le spectateur et créer une réelle empathie avec les protagonistes, et ce lyrisme tant attendu ne fait enfin surface qu'au dernier épisode...
Au final, BBB reste une série de bonne facture, plaisante à suivre, qui manque juste un peu d'envergure pour pouvoir rivaliser avec les ténors du genre, car 12 épisodesc'est beaucoup trop court pour achever l'ampleur que laissair entrevoir le script dans son approche des secrets de la Zone Spéciale.

Bon mais nécessiterait une suite pour laisser exploser tout son potentiel.


Tous les épisodes disponibles en Streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 7.5/10
--> Scénario : 8/10 (trop de bonnes idées survolées ou laissées en arrière-plan alors qu'elles méritaient une meileure exploitation)
--> Doublage : 7/10
--> Puissance : 7.5/10 (de bonnes intentions mais trop de laisser-aller)
--> Musique : 7.5/10 (moyenne, mention spéciale à l'ending qui est magnifique)
Total : 7.5/10

Bonus song : Ending - Shinkirou
                                                                  
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Lundi 21 mai 2007
  • Genre : SF / Anticipation / Guerre / Drame
  • Auteur : Ozawa Satoru (manga) / Hiroshi Yamaguchi (script)
  • Studio : Gonzo
  • Année de production : 1998
  • Licence : Oui
  • Nombre d'épisodes : 4 OAV : 3x 30 mins + 1x40 (final)


blue-sub.jpg Pour sa toute première production en 1998, le studio Gonzo Digimation choisit d'adapter le manga d'Ozawa Satoru Ao no Roku Go pour en faire Blue Submarine n°6. Le pari est aussi risqué que prometteur pour un premier essai, car personne n'aurait reproché a Gonzo de débuter par une oeuvre plus consensuelle pour s'installer sur le marché...Saluons donc, avant même d'en analyser le résultat animé, ce choix d'un auteur engagé qui porte une analyse poignante sur l'état actuel de sa planète et sur les risques qu'elle encoure dans un futur proche, un mangaka qui s'est spécialisé dans l'univers sous-marin et ses thématiques universelles au point qu'on se demande (il écrira deux autres mangas assez similaires : Submarine 707R en 2003 et Tide Line Blue en 2005) s'il connaît une perpétuelle "période bleue" ou si c'est un maniaque compulsif obsédé par la mer et les petits poissons...


¤¤¤ Synopsis :
Dans un futur proche, alors que des milliards d'êtres humains ont été rayés de la surface de la Terre par la fonte des calottes polaires, une coalition réunissant la plupart des nations humaines est rassemblée pour participer au programme Blue Submarine n°6 afin de faire échouer les plans de l'infâme professeur Zorndyke, un savant fou dont les manipulations génétiques de créatures marines s'attaquent aux survivants.
La résistance s'organise alors sous les mers : dans cette dernière bataille, c'est la survie de l'humanité elle-même qui est en jeu, et elle pourrait reposer sur les épaules d'un ancien pilote réputé, Hayami Tetsu...


¤¤¤ Critiques :
Comment sauver le monde en seulement 4 OAV ?... voilà ce qu'on pourrait dire en guise d'introduction au visionnage de Blue Submarine n°6. Un OAV qui se distingue dès les premiers instants par ses graphismes intrigants : un effet d'optique permanent semble se dégager de l'anime quand on le regarde sans trop faire attention à son coté technique; effectivement l'ensemble visuel passe plutôt agréablement, bien que sans éclat particulier. Pourtant, en y regardant de plus près on s'aperçoit vite que quelques défauts se cachent sous la volonté évidente de rapprocher le plus possible ce court OAV de ce qu' aurait pu devenir un film d'animation (1h 50 d'image environ, tout était possible) mais Gonzo, par hésitation ou par peur, ne s'en est pas donné les moyens, préférant ce format et délaissant trop souvent allègrement des détails du character design et de l'animation, dans les expressions et les mouvements des personnages, au profit d'un déluge de 3D (style : mettons-en le plus possible, partout, et tant pis si on obtient un bon gros actioner capharnaümesque à l'arrivée) trés digne du savoir-faire de ce qui deviendra le célèbre et incontournable studio dont le nom commence par un G (on m'a soudoyé pour laisser entendre que c'etait du Ghibli !!! mais non ce n'est que du Gonzo...)
Cependant cette ostensible démonstration de force graphique affecte la compréhension globale car, même si c'est beau, le mecha design de Shoji Kawamori (Macross Plus) est superbe ("oh regarde papa un dauphin !! non, mon petit c'est un superbe sous-marin customisé") Blue Submarine reste tout de même assez limité par un manque de réalisme et une énergie débordante pas toujours maîtrisée qui prend le pas sur l'efficacité de la narration et lui confère une atmosphère insaisissable, oscillant constamment entre aventurisme inspiré et overdose pesante.
La bande-son participe elle aussi à renforcer cette ambiance déconcertante, sorte d'hybride entre un plagiat totalement raté de Cowboy Bebop (référence ultime au niveau de "l'actioner futuriste sur fond de musique funky") et un agglomérat de musique d'ascenceur jazzy d'un goût assez douteux.


On est alors un peu inquiets... Blue Submarine saura-t'il échapper au malheureux destin de tous les OAV auto-promotionnels type "je montre ma technique et vous devriez juste m'applaudir avec des yeux ronds sans faire attention à la compréhension de l'histoire ni même prendre la peine de créer une ambiance homogène ?
Après deux épisodes assez moyens remplis de scènes d'action injustifiables, virevoltantes et ahurissantes mais difficiles à suivre, qui suffisent heureusement à nous tenir en haleine devant un script qui manque d'étoffe et de profondeur, qui arrivent à peine à poser les bases scénaristiques minimales, l'OAV parvient enfin à prendre de la BlueSubmarine.jpg hauteur et du recul, du contenu et de l'émotion autour de la réflexion sur l'élément marin plein de symbolisme dans l'anime, cet élément porteur de vie envahi par des armes de destruction et de mort...

Dénonciation onirique, partiellement empirique et anticipatrice des dérives du progrès scientifique doublée d'une réflexion écologique alarmante sur les conséquences à long terme des expérimentations génétiques à outrance, du changement climatique et sur la mégalomanie de ces vilains petits êtres humains si inconscients. Dommage que ces bonnes intentions ne se révèlent que trop souvent des thèmes relégués au second plan par la faute du montage découpé à la hache par un manchot aveugle qui met en exergue des images de 1481-bluesubmarinetvscreen03.jpg synthèses classieuses au détriment de la caractérisation des personnages ou de pensées écologico-civilisationnelles trés intéressantes.
Tous les ingrédients de base sont donc réunis pour accoucher d'une oeuvre de science-fiction aux horizons captivants et complètement d'actualité, et c'est d'autant plus irritant de voir les efforts du futur grand studio Gonzo pour nous servir une 3D à couper le souffle tandis que la linéarité de la narration en prend un coup... Blue Submarine est donc un premier essai intéressant, engagé et novateur, au point de laisser un étrange parfum d'imperfection entâcher l'intégralité du produit fini. Puissant ou consternant, ce sera à chacun de juger car la subjectivité du spectateur est nécessaire pour apprécier une telle oeuvre, si personnelle et difficile à cerner. Un conseil : le revoir plsusieurs fois pour prendre du recul.


¤¤¤ Notation :
--> Graphismes : 8/10 (du superbe et du trés moyen mélangés)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 6/10
--> Puissance : 7/10 (confond parfois vitesse et précipitation)
--> Musique : 6/10
Total : 7/10


Bonus Clip : Trailer

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Dimanche 13 mai 2007
  • Genre : Comédie Romantique / Drame / Ecchi
  • Auteur : Masakazu Katsura (manga I's)
  • Studio : Arms / Pierrot
  • Année de production : 2005 / 2002
  • Licence : Oui
  • Nombre d'épisodes : 6 x 28 mins + 2 x 28 mins (+ bonus 5 x 1 min environ)

 

Is-characters.jpg La fin d'une attente interminable pour les fans du manga I's, une bonne petite série animée romantique pour ceux qui ne connaissent pas encore cette oeuvre inoubliable, voilà ce que peut représenter pour le spectateur cette petite série d'OAV nommée I's Pure.

 

¤¤¤ Synopsis :

Revenons un minimum aux origines, I's c'est avant tout une superbe histoire d'amour. Celle d'une relation presque inespérée entre un lycéen totalement ordinaire, gentil et libidineux, Seto Ichitaka, et Iori Yoshizuki, la fille la plus belle et la plus populaire de l'établissement. Alors qu'il ne sait pas comment lui avouer son amour et qu'il passe le plus clair de son temps à l'observer de loin, ils se retrouvent soudainement rassemblés par leur professeur pour effectuer un travail. Seto va trouver là une chance de se rapprocher d'elle, poussé par son copain Teratani qui fait tout pour l'aider dans ses tentatives.

 

¤¤¤ Critiques :

A peine les premiers instants suffisent à mettre en avant les qualités intrinsèques de cette série d'OAV. Un opening un peu nunuche mais adorable, des images d'une qualité graphique indéniable et un doublage voix trés appliqué et réaliste nous plongent immédiatement dans l'ambiance. On peut alors se lancer avec confiance dans l'aventure I's Pure, car au moins on sait déjà que ces éléments ne seront pas une déception...
Reste le scénario...I's Pure est tout simplement un condensé des meilleurs moments du manga, des scènes-clés et des rencontres marquantes qui permettent de restituer une bonne partie de l'atmosphère de la série et de la i-s-pure-sex.jpg force de I's. Bien sûr, résumer 15 volumes en 6 épisodes de 28 minutes nécessite de faire des choix de réalisation drastiques et d'entreprendre une approche plus réductrice de l'évolution de la relation entre les deux protagonistes. Le scénario de l'anime se concentre ainsi sur les plus gros malentendus, les quiproquos savoureux et les dangers qui menacent constamment la survie du couple.

Ce qui fait le succès d'une telle histoire, au milieu de l'incommensurable parterre d'oeuvres romantiques qui se bousculent sur les étagères des magasins, c'est ce savant mélange entre sobriété et sentimentalisme exacerbé, entre rêves érotiques et retours à la réalité, entre un humour timide mais efficace et un sérieux absolument bouleversant.
Car si on devait trouver un seul mot pour qualifier I's Pure, c'est bien "bouleversant". Quoique imparfait; la bande-son agréable restant un peu trop simple et répétitive, le character design est souvent superbe mais inégal, certains détails étant parfois négligés; toutefois les expressions du visage sont trés travaillées, parfaitement en harmonie avec le doublage et contribuent à donner une bonne impression de réalisme à l'ensemble.
Pour en terminer avec le côté technique et graphique, ce qui fait l'unicité plébiscitée de I's Pure que ce soyait dans le manga originel ou dans cet OAV est bien la beauté légère et éthérée des personnages féminins, sortes d'anges oniriques aguichantes et sexy rattrappées par un monde réel qui voudrait les souiller (elles sont tout de même moins mignonnes que dans le manga, car le design et l'animation font ispure01.jpg perdre une partie du charme du dessin inimitable de Katsura).

Pour réhausser une fois pour toutes ce côté "bouleversant", le scénariste a selectionné pour succéder aux scènes les plus sentimentales et romantiques les passages les plus glauques et violents, pour appuyer là où ça fait mal. Voyeurisme, tentatives de viol et de meurtre, le spectateur assiste impuissant à ce chantage émotionnel permanent, plus fort que dans me manga et à la fois moins subtilement disséminé à cause de la condensation obligatoire du script, et même si on peut se sentir manipulés par cette insidieuse manière de nous sortir le grand jeu à chaque minute, on ne peut s'empêcher de se trouver toujours un peu plus d'affinités avec l'un ou l'autre des protagonistes et de subir chacune de leurs péripéties amoureuses comme autant de grands coups de poignards dans le coeur.


I's Pure se révèle au final une adaptation sérieuse, enflammée et trés plaisante à suivre. Les fans en sortiront certainement un peu (trés peu) déçus par son format trop court qui nous fait rater plusieurs situations intéressantes du manga et par le rôle diminué de personnages comme Itsuki ou Izumi, mais tout le monde en aura pour son argent avec cette série d'OAV. N'oublions pas les petits pervers, qui seront bien servis par un quota trés agréable de scènes ecchi, toujours soft au cours de la série puis un peu plus suggestives dans les 5 mini-épisodes bonus du DVD (1 à 2 minutes environ remplies à ras bord d'érotisme déconseillé aux âmes sensibles).
Aucun chef-d'oeuvre à l'horizon mais tout de même un trés bon moment à passer devant une trés belle histoire d'amour et une bonne occasion pour se décider à découvrir ou redécouvrir le manga de Masakazu Katsura (auteur entre autres de Video Girl Aï, DNA² et Zetman), une immersion émotionnelle dans son monde romantique bien à lui, poignant et amusant, amer et sucré à la fois...
Un conseil, laissez-vous tenter !

Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
(de trés jolies filles, des expressions du visage bien détaillées)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 7.5/10

--> Puissance : 8.5/10
(plein de sentimentalisme)
--> Musique : 7/10 (peut mieux faire)
Total : 7.5/10

 

 

  • From I's : l'OAV originel mais dépourvu d'originalité

 

A signaler l'existence de 2 premiers OAV (2x28 mins) tirés du manga, intitulés "from I's" et qui nous content une histoire de vacances d'été dans laquelle Itsuki revient au Japon pour tenir une promesse d'enfance faite à Seto et à un autre garçon, Yusuke. Le destin va s'en méler avec la présence inopinée de Iori dans la même région qui travaille sur le tournage d'un film, et Seto va encore se retrouver devant un choix impossible entre son amie d'enfance et celle qu'il aime à présent. 497.jpg

On est trés loin de la qualité de I's Pure pour ces épisodes réalisés en 2002 par Satoshi Ito, qui présentent un niveau graphique d'ensemble acceptable mais pas réellement convaincant. En effet le character design n'est pas mauvais mais inégal et cela pour une raison qui englobe toutes les impressions qui nous remontent de cet OAV : un manque de réalisme certain, des personnages sans âme avec des gestes et des réactions qui sonnent faux, une musique consternante et une animation assez limitée. Le comble du désappointement survient à la vue de Iori, qui perd tout son charme et arbore ici un visage à l'inexpression frappante, une vraie poupée de concours animalier qui se distinguerait haut la main dans la section : femelle inutile au regard bovin et à la coiffure immonde (on croyait la condition de la femme japonaise en amélioration dans les animes...mais non).
Pour ceux ou celles qui pensaient au moins profiter de l'histoire, cette paire d'OAV qui se voulait poétique (ouais super ! des jolis flashbacks pleins de souvenirs de vacances !) est en réalité trop décousu et vire rapidement au délire érotico-bucolique de série B.
A l'issue du concours, un prix spécial du jury pour cet OAV dans la catégorie "adaptation qui manque de respect à l'auteur". Pas un désastre (le 2ème OAV est quand même moins mauvais...), mais pas loin.

Pas indispensable. ///Notation : 5/10

 

Regardez-donc I's Pure sans crainte, ce n'est que du bonheur, mais évitez From I's à moins d'être vraiment un fan du manga qui veut retrouver ses personnages préférés à n'importe quel prix.

 

Bonus clip : I's Pure Opening


Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Jeudi 10 mai 2007
Grande news exceptionnelle sur Dwarfanime !!! asano1.gif







Chers fans et visiteurs adorés, la LSK Blogzone (réunissant les blogs Dwarfanime, Animes-Streaming 51 et News-mangas) vient d'ouvrir son forum de discussion commun : LSK-SAKABA !!! (comprendre : le bar LSK)
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Vous pourrez ainsi venir discuter des votre passion pour les animes, les mangas, les dramas et les films asiatiques, proposer vos idées ou laisser vos commentaires concernant les blogs LSK, contacter les bloghosts que nous sommes et découvrir nos projets à court et à long terme.

Venez nombreux pour mettre de l'ambiance et faire fonctionner la coopération entre notre équipe et vous pour mettre en place la meilleure offre possible afin de vous satisfaire.

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LSK-SAKABA est un forum libre, évolutif et il n'attend plus que vous pour venir l'envahir !

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Kurono-kun et l'équipe LSK

Par Kurono-kun - Publié dans : Notre Forum : LSK-SAKABA
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Lundi 7 mai 2007
article-543597.jpg Nom : Fujisawa Toru
Né le : 12 janvier 1967 à Hokkaïdo
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka
Oeuvres principales : Young GTO, GTO


---> Des débuts variés et prometteurs :
Toru Fujisawa débute dans la profession de mangaka en 1989 avec la publication de sa première oeuvre "Love You" dans le magazine Magajin Fresh. Il se distingue ensuite chez Kôdansha avec "Adesugata Junjou Boy" ( l'histoire  d'un père qui pousse son fils à s'habiller et à se comporter comme une fille...) sorti en 4 volumes de 1989 à 1990.


---> Une saga, une consécration :
En 1991 Toru Fujisawa se lance dans ce qui se révèlera plus tard la grande saga basée sur le duo de young-gto-t1.jpg personnages aujourd'hui culte d'Onizuka Eikichi et Danma Ryuji (mis sur un pied d'égalité au départ avant qu'Onizuka passe en tête du niveau de la popularité) avec Shonan Junaï Gumi qui nous conte les années de lycée des deux compères.  Formant le célèbre "Onibaku Combi" qui règne impitoyablement sur le lycée Kyokuto de Shonan (quartier de Tokyo), il cherchent à perdre leur virginité mais ne s'attirent que des ennuis. L'aventure dure jusqu'en 1996 et connaît un grand succès tout au long de ses 31 volumes (35 millions de tomes vendus au Japon), et bénéficie d'une (trop) courte adaptation en série animée de 5 OAV de 1994 à 1997.
Le manga est sorti en 2006 en France sous le nom Young GTO, édité par Pika (18 volumes parus, en cours).

Une mini-série de 2 volumes paraît ensuite en 1997, Bad Company (le récit en 10 chapitres de la rencontre entre Onizuka et Danma) qui constitue la préquelle véritable de la saga GTO, (inédit en France mais Pika pense sérieusement à en faire l'acquisition) pas d'adaptation animée réalisée mais un film live en 1998.


---> Plus qu'une suite, une oeuvre sans pareille :
Le style unique de Shonan Junaï Gumi entre comique plein de bon sens  et baston débridée permet à l'auteur de séduire un large public et lorsque la série s'arrête, alors en pleine gloire, Fujisawa décide de satisfaire les attentes de ses fans en créant la suite de l'aventure : Great Teacher Onizuka.
Publié en 1997 dans l'hebdomadaire Shonen Magazine, GTO rencontre tout de suite lui aussi un énorme succès, si bien que le mangaka reçoit en 1998 le 22ème prix Kôdansha pour cette série hors du commun.
La série se termine en 2002 après 25 tomes  (parus en France chez Pika jusqu'en 2003)  et une assez fidèle et bonne adaptation animée a été produite entretemps par le studio Pierrot entre 1999 et 2000, puis un film "live" et un drama en 13 épisodes.


---> Un parcours personnel plus hésitant :
En 2002 et 2003, il écrit le scénario de Wild Baseballers (6 tomes), puis publie Secret Combat Troops Momoiders (dans le Weekly Young Jump Magazine), série interrompue avant même d'être reliée. Sa carrière connaît pendant rose-hip.JPG cette période des hauts et des bas car ses oeuvres, dérivant vers un genre plus sombre et violent comme avec Rose Hip Rose ou TOKKÔ, se sont vues retirées prématurèment de la vente après seulement 2 volumes par manque de succès ou par leurs éditeurs qui les jugeaient choquantes ou trop critiques envers la société japonaise.

Malgré un spin-off en 1 volume paru le 23 avril 2004 chez Kôdansha sous le nom de Tokkô Phantom Hunter (reprise du personnage de la soeur du héros, Mayu), la série n'a toujours pas repris et on ne connaît pas encore le dénouement de cette histoire fantastique pleine de promesses. La série animée en 13 épisodes, réalisée avec une version en grande partie différente de l'histoire originale, mais malheureusement tout aussi inachevée...
En 2006, Fujisawa invente tout de même une suite à Rose Hip Rose, nommée Rose Hip Zero (2 tomes parus).


---> Retour aux sources ou nouveau départ ?
Après ce passage difficile dans sa carrière, il décide de revenir à des  thèmes qu'il maîtrise mieux. Depuis lors il kamenteacher-fujisawa.jpg travaille sur une nouvelle comédie scolaire, Kamen Teacher (le professeur masqué), en cours de parution au Japon, une sorte de retour aux sources vers le monde de GTO mais dans une optique un peu plus violente, avec un professeur qui éduque une classe de voyous en leur donnant des cours assez particuliers.... Mais qui peut bien être son alter ego affublé d'un casque de moto ?

Cette série pourrait marquer le retour de Toru Fujisawa sur le devant de la scène... malgré ses quelques récents semi-échecs, il sera toujours quoi qu'il arrive un génie aux yeux de tous les fans qu'il a fait rêver avec la saga mythique des GTO, un homme qui a su inculquer au travers de ses mangas de profondes valeurs humaines d'amitié, de solidarité et d'espoir. Il réussirait même à nous faire aimer le lycée...


¤¤¤ Petit récapitulatif chronologique de la saga Onizuka/Danma : fujisawa.gif
- Bad company (1997) : la rencontre d'Eikichi et Ryuji
- Shonan Junaï Gumi (1991-1996) : les années lycée de l'Onibaku Combi
- Great Teacher Onizuka (1997-2002) : Eikichi devient professeur dans un collège pour réaliser ses rêves.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Vendredi 4 mai 2007
Genre : Comédie scolaire / Baston

Auteur :
Toru Fujisawa
Studio : J.C Staff
Année de production : 1994-1997
Licence : Non
Nombre d'épisodes : 5 OAV x 50 min

shonan-early.jpg La toute première question qu'on se pose avant même de s'atteler au visionnage de Young GTO, c'est... mais pourquoi ? POURQUOI ? pourquoi s'être contentés de réaliser 5 OAV, somme toute longs (50 mins chacun) pour adapter le manga culte de Toru Fujisawa (30 volumes !), alors que sa suite toute aussi culte GTO bénéficie d'un traitement bien plus valorisant ? (43 épisodes). Cette option prise par les producteurs peut-elle se révéler suffisante?

¤¤¤ Synopsis :
Avant GTO, il y avait Young GTO...
Eikichi Onizuka et Ryuji Danma formaient l'Onibaku Combi, le duo indestructible de bagarreurs invétérés qui règne sur le lycée Kyokuto de Shonan. Leur comportement ne leur attirant que des ennuis, ils ne tardent pas à être renvoyés pour cause disciplinaire. Leur quotidien n'est en effet qu'un cycle infernal de bagarres sanglantes avec les caïds du coin pour prendre le contrôle de Shonan, de rateaux infligés par les jolies filles et de sêchage de cours...
A 15 ans, obsédés par une libido à son apogée, ils décident d'abandonner enfin le look "yankee" pour se lancer dans une nouvelle mode et jouer les beaux gosses sérieux pour arriver enfin à séduire les filles.
Mais les évènements sont contre eux et la recrudescence de la violence dans le quartier va les obliger à démontrer une fois pour toutes la puissance de l'Onibaku Combi.


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Ryuji Danma et Eikichi Onizuka, c'est l'Onibaku Combi. L'Onibaku Combi, c'est la classe. Mais derrière la classe il y a... le désespoir de la virginité...et encore plus loin il y a le ridicule, le ridicule de la transformation de légendaires voyous violentaires en minets minaudant...
Voici la recette infailliblement burlesque de Young GTO, qui repose dans le contraste inhérent aux caractères  de nos deux héros qui, malgré leur nouvelle apparence, ne peuvent réprimer leurs instincts bagarreurs dès qu'une petite occasion se présente.

Volontairement déjanté et vulgaire, Young GTO s'efforce de conjuguer les difficiles réalités qui touchent les jeunes ados japonais avec des situations imprévisibles dans lesquelles seuls Eikichi et Ryuji arrivent à se fourrer malgré eux. En effet tous les moyens sont bons pour séduire une fille ! et ces jeunes lycéens (le mot lycéen étant à peine approprié pour eux vu le pas de cas qu'ils font de leurs études) qui se prennent rateau sur rateau ou jouent de shonan-4.jpg malchance nous le démontrent à grands coups de plans dragues foireux de chez foireux et de dénouements cocasses. Toutefois l'amour sait toujours jouer les perturbateurs là où l'attend le moins...

Quiproquos, double-jeu et valse des sentiments sont aussi les maîtres-mots des cette comédire scolaire à l'esprit inimitable, car ce shonen clairement orienté baston d'un côté a aussi un coeur de l'autre. Le génie de Fujisawa fait le reste, avec une profondeur de propos et une subtilité surprenantes servies par une bonne caractérisation des personnages qui sont bien plus complexes qu'ils n'en ont l'air et trés charismatiques.

Ils sont mis en images avec un character design assez réussi, même si assez fluctuant (nos deux héros sont presque méconnaissables sur quelques images, assez rares ne vous inquiétez pas) et une déception notable est celle de Ryuji qui n'a pas dans les premiers épisodes un charisme aussi flamboyant que dans le manga, mais des petites corrections sont heureusement effectuées par la suite. Outre les dessins de bonne qualité pour l'époque, l'animation est efficacement utilisée et permet une mise en scène originale des bastons. L'ensemble du "kit graphique"  reste toutefois assez  limité et répétitif.
L'ambiance stylée est du même acabit que la musique : ultra kitsch sans pour autant être désagréable.
shonan.jpg Petit point tendancieux à souligner : le doublage, car les voix de nos deux héros paraissent un peu trop "adultes" pour des lycéens de 15 ans particulièrement immatures. Leur accent et leurs intonations typiques des délinquants de shonan sont eux trés réussis et hilarants.

Fans de GTO ou pas, on ne va pas cracher sur un bon OAV, même si la série est trop courte et qu'elle rassemble uniquement les moments forts du manga en sacrifiant un peu le déroulement de l'histoire et la réflexion sur l'évolution des personnages au profit de l'action brutale et des morceaux de bravoure.
N'hésitez donc pas à vous précipiter sur ces OAV au moins pour assister à la génèse d'une légende et d'une amitié inaltérables.
Totalement affligeant et savoureusement irrésistible à la fois. (Quoi ? t'es pas jouasse ?)


3/5 épisodes disponibles en streaming ICI !!!
[C'est le mieux qu'ait pu faire notre équipe pour le moment, les deux derniers épisodes étant en cours de traduction par la team Kangeki]

Notation :
--> Graphismes : 8/10 (des personnages détaillés et assez originaux)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 8/10 (inégal)
--> Puissance : 8.5/10 (vive l'Onibaku Combi !!)
--> Musique : 5/10
Total : 7.5/10


Bonus song : non disponible
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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