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Mardi 1 mai 2007
Genre : Heroic Fantasy : Fantastique

Auteur : Miyuki Miyabe (roman)
Studio : Gonzo
Année de production : 2006
Licence : Non
Nombre d'épisodes : 1 film x 1h52min

bravestory02.jpg Sorti le 8 juillet 2006 au Japon, Brave Story est un film d'animation qui a rencontré un succès plus que correct chez les nippons. Tiré du best-seller de Miyuki Miyabe, une romancière trés populaire, et réalisé par Koichi Chigira, connu pour son travail sur Full Metal Panic, Gate Keepers et Last Exile, le projet Brave Story disposait dès le départ des bases primordiales pour accoucher d'un produit fini de qualité... Le résultat est agréable à regarder, sans pour autant être le film de l'année.


¤¤¤ Synopsis :
Wataru et Katchan, deux garçons d'une dizaine d'années, décident de tester leur courage dans une maison en construction réputée hantée en y entrant à la recherche d'un fantôme. Effrayés par un chat, ils s'enfuient et finissent par se séparer, mais Wataru glisse sur une étrange bille fluorescente. Abasourdi, il voit apparaître un garçon encapuchonné qui lui reprend la bille et disparaît dans une énorme porte lumineuse. Cependant Wataru n'est pas au bout de ses surprises, car cette évènement coïncide avec l'arrivée dans son école d'un nouvel élève, Ashikawa. Son allure étrange et arrogante vont vite lui attirer des ennuis et des voyous vont décider de le bizuter, heureusement Wataru le retrouve et l'aide avant de s'apercevoir qu'il a des pouvoirs magiques... Voyant là une occasion de sauver sa famille accablée par les coups du sort, Wataru décide de le suivre dans le monde de Vision afin d'obtenir l'aide de la déesse du Destin.


¤¤¤ Critique de la rédaction :
  Quand le monde imaginaire et innocent des enfants entre en collision avec l'impitoyable réalisme de celui des adultes, voici le pitch d'une histoire telle que Brave Story. Le héros n'est bravestory.jpg autre qu'un enfant qui tente de fuir une dure réalité familiale par tous les moyens. Alors que son quotidien se détruit à vitesse grand V, il se voit offrir une possibilité séduisante de changer son destin et de recouvrir un semblant de bonheur en passant une véritable épreuve de courage.
D'un principe assez semblable à celui du Voyage de Chihiro : franchir une porte (quel que soit son aspect, on peut même remonter dans la symbolique jusqu'à Alice au Pays des Merveilles, pourquoi changer une recette qui a si souvent fait ses preuves ?) nous entraîne dans un voyage fantastique et initiatique, et les choix ainsi que les actes du héros auront une influence sur sa vie et lui permettront de se découvrir. Il devra apprendre comment faire face, quand on est un enfant au regard innocent, aux problèmes de ses parents ? Avec une certaine franchise et une fraîcheur pleine d'espoir, l'auteur essaie de nous enseigner les vertus de l'honnêteté autant envers soi-même qu'envers les personnes qui nous entourent.

Sur un plan strictement technique, le film présente un character design assez réussi, l'animation moderne et fluide est secondée par une 3D de bonne qualité mais l'ensemble n'est pas toujours assez subtilement imbriqué pour donner l'effet de crédibilité souhaité. Pour être plus clair, les personnages ont trop souvent l'air d'avoir été superposés sur le décor comme des pantins désarticulés et le résultat est moyen, dommage car les arrières-plans brave-s.jpg sont plutôt de bonne facture et les couleurs varient bien entre les tons ternes et plus vifs selon la thématique des scènes.

Brave Story oscille constamment entre heroic fantasy banale de jeux vidéos (une épée magique, des artefacts à récupérer pour terminer la mission, un héros trés faible mais aidé par tout le monde...) et épopée fantastique avec une plongée dans un univers onirique qui émerge par moments au milieu d'un désert d'ennui, grâce à quelques fulgurances bienvenues quand, par miracle, la musique se révèle grandiose, les monstres ridicules deviennent impressionnants et les morceaux de bravoure pleuvent. Effectivement, quand tout converge dans la bonne direction, Brave Story s'extirpe de la monotonie ambiante et arrive à nous surprendre trés agréablement.

Mais au bout du compte on est loin de la poésie qui s'exhale de l'atmosphère d'un Miyazaki ou du parfum d'aventure d'un Star Wars : Episode 1 dont on reconnaît quelques inspirations de-ci de-là. La sauce ne prend pas car il ne se crée qu'une empathie partielle entre le film et le spectateur, le script est trop prévisible et on a le droit à la revue en ordre de toutes les étapes monotones de l'initiation du héros, les personnages secondaires sont trop plats voire inutiles et le doublage assez moyen n'arrange rien... Le film se révèle tout de même plus inspiré dans sa deuxième partie et se laisse regarder, même si la fin aurait pu et dû être mieux mise en avant car elle parle de l'enfance de façon sérieuse et concernée et défend de belles valeurs de courage et d'amitié.

Une petite aventure plaisante à regarder, peu convaincante et sans grande prétention, cependant assez efficace pour se détendre et se laisser emporter dans ce monde fantastique pendant 2 petites heures.

Sachez que le roman a été adapté en manga par Yoichiro Ono (15 volumes parus) sous le titre : Brave Story, Retelling of a Classic Story, qu'on attend le résultat avec impatience dès qu'un éditeur aura décidé de le sortir en France et que le film devrait suivre le mouvement et être distribué dans la foulée.


FILM disponible en streaming ICI !!! (bientôt)

Notation :
--> Graphismes : 7.5/10
--> Scénario : 6.5/10 (manque de densité dans la narration)
--> Doublage :6/10 (trop banal)
--> Puissance : 6.5/10 (quelques rares morceaux de bravoure)
--> Musique : 7/10 (pareil)
Total : 6.7/10

Bonus clip : Trailer japonais du film



Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Vendredi 27 avril 2007
¤¤¤ Ooba Tsugumi :

 Nom : Oobata Tsugumi
Né le : ?
Nationalité : Japonaise
Profession : mangaka (scénariste)
Oeuvres principales : Death Note

C'est une jeune scénariste de mangas née a Tokyo et trés vite considérée comme trés talentueuse et prometteuse depuis la parution de Death Note. On en sait si peu sur elle que certaines rumeurs affirment que Tsugumi serait uniquement un pseudonyme pour Yuuko Asami (auteur de "Wild Half", "Romancers" et "Jump Run") ou qui cacherait même un groupe de scénaristes. Toutefois aucune de ces rumeurs n'a encore été vérifiée.


¤¤¤Obata Takeshi

Nom : Obata Takeshi (pseudonymes : Ken Obata / Ken Kobatake)
Né le : 11 février 1969 dans la préfecture de Niigata
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka (dessins seulement)
Oeuvres principales :  Death Note, Hikaru no Go


---> Ses débuts :
Obata débute sa carrière de mangaka comme simple dessinateur "mercenaire" et a pu s'aguerrir pendant cette période en travaillant notamment aux côtés de Nobuhiro Watsuki le créateur de Kenshin le Vagabond (Rurôni Kenshin).
Il se spécialise donc uniquement comme dessinateur de mangas et travaille exclusivement en collaboration avec un ou plusieurs scénaristes pour pouvoir se concentrer sur la partie graphique.



---> Ses oeuvres :
Il participe à un grand nombre d'oeuvres dans sa carrière dont :
Cyborg Jiichan G (1986)
Ningyo Sôshi Ayatsuri (1995)
Ranpou, le génie au poing d'acier (1996-1997)
Puppet Master Sakon (1999-2000)


---> Une réussite et un manga culte :
Il connaît son premier vrai succès public avec Hikaru no Go (1998-2003) manga devenu culte mettant en scène le traditionnel jeu de Go japonais vu sous un angle trés sportif (23 volumes parus dans le
Weekly Shonen Jump  puis chez Tonkam, 75 épisodes pour l'anime produit par le studio Pierrot et qui est de trés bonne qualité). Il obtiendra même le prix du meilleur espoir des Tezuka Awards en 2003 pour ce manga scénarisé par Yumi Hotta.


Il enchaîne ensuite sur l'oeuvre qui a beaucoup fait parler d'elle pour sa qualité et son style qui se démarquent des grosses productions à succès habituelles : Death Note, paru au Japon dans le Weekly Shonen Jump entre 2003 et 2006, en 12 volumes et 108 chapitres. Il est édité en France chez Kana (filière manga de Dargaud / Lombard) depuis le 19 janvier 2007 et connaît là aussi un trés bon accueil de la part des fans.
Le succès de la série est impressionnant et chaque tome paru s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires au Japon.


---> Un succès en appelle un autre :
Death Note est adapté en série animée de 37 épisodes produite par le studio Madhouse avec un résultat visuel et artistique absolument superbe (diffusée depuis le 03/10/06 au Japon) qui ravit tous les fans du manga originel.
Mais l'aventure ne s'arrête pas là et s'etend
encore sous d'autres supports car Death Note est porté à l'écran (le grand cette fois-ci sous le titre "Desu Nôto") sous la forme de deux fils "live" : Death Note puis Death Note 2 : The Last Name sortis respectivement au cinéma le 17 juin puis le 3 novembre 2006 au Japon et mettant en scène la star montante Tatsuya Fujiwara (Battle Royale 1 et 2) dans le rôle du héros Light (prononcez "Raito") Yagami.


---> Anecdotes :
Obata Takeshi a compilé ses plus beaux dessins de Death Note dans  un artbook, Blanc et Noir de 122 pages (publié aux éditions Taiwan).

Sa carrière bien remplie et l'impact populaire de ses deux dernières oeuvres lui apportent la gloire et l'installent au rang trés prisé de mangaka incontournable.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Mercredi 25 avril 2007
Genre : SF / Fantastique / Action / Réflexion / Drame

Auteur : Akane Kazuki + Okubo Hiroshi
Studio : Satelight / View works
Année de production : 2006
Licence : Non
Nombre d'épisodes : 24 x 25 mins

L'incipit de Noein est tout simplement impressionnant. Un vrai déluge d'action servi par des graphismes époustouflants nous  emporte immédiatement dans l'univers unique de la série. On nous annonce la couleur dès les premiers instants : c'est novateur...  mais Noein a-t'il le potentiel pour être une vraie révélation ??


¤¤¤ Synopsis :
Dans un présent indéterminé, les vacances d'été vont commencer pour la jeune Haruka. Elle décide alors de faire une chasse aux fantômes avec ses amis (rite trés courant au Japon pour tester son courage). Seul Yuu, un garçon timide a l'air nostalgique, ne veut pas les accompagner car il doit prendre des cours du soirs pendant l'été. Haruka le rejoint à la sortie des cours, mais tout à coup le temps semble s'arrêter et un étrange personnage tente de s'en prendre à la jeune fille avant de disparaître. Le lendemain, les assaillants reviennent en nombre pour chercher un étrange artefact, la Torque du Dragon. Les deux enfants sont alors entraînés malgré eux dans une guerre inter-dimensionnelle dont l'enjeu est la survie !


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Noein s'inscrit dans une logique complexe aux accents de SF pure, où toutes les théories métaphysiques sont possibles, où les humains ne sont peut-être plus les seules entités vivantes et où nos conceptions de l'espace-temps se révèlent erronées et bouleversées (suivez avec attention car les explications sont longues et compliquées à digérer et vous risqueriez de vous perdre rapidement en chemin) .
Son originalité graphique évidente, mélange d'arrière-plans classiques aux tons brumeux, d'animation virevoltante et de 3D subtile et classieuse, lui permet une lliberté d'expression et d'interprétation trés appréciable.
A partir de ces bases solides est créé un univers onirique, futuriste et fantastique qui happe le spectateur en son sein et ne relâche pas son étreinte tant que celui-ci n'est pas complètement épanoui, les yeux ronds et la bouche ouverte en signe de communion.

Noein met en avant un "character design" trés original, voire étrange, qui diffère entre chaque personnage et parfois même entre chaque scène au niveau de la qualité du coup de crayon ou de la précision des traits du visage (par exemple, les figurants sont trop souvent cruellement négligés). Cette particularité n'a pourtant rien de vraiment désagréable et on s'y habitue trés vite, mais ne plaira peut-être pas à tout le monde.
Sur un plan moins graphique, on remarque une trés bonne caractérisation des personnages avec tous leurs défauts, leurs doutes et leurs espoirs. Un trés bon point à mettre en exergue, car ce n'est pas toujours le cas dans les séries du même genre.
La musique, elle, est sans aucun doute réellement réussie, avec une bande-son symphonique aux accents grandioses et inquiétants qui accompagnent de  leur souffle épique  les envolées lyriques de combats dantesques.

Cette série se hisse facilement au-dessus du lot grâce à son animation fluide, ses décors superbes et son exceptionnelle sensibilité. Toute la série est en effet conçue comme un exercice de style, un spectacle perpétuel de mouvements et de couleurs tantôt harmonieuses et tantôt discordantes, qui nous transporte dans un monde à part, un "ailleurs" qui nous emplit de toute sa poésie fantasmagorique.
Et là on peut se dire :  enfin ! enfin du bon SF d'anticipation qui va jusqu'au bout de son postulat sans négliger les petits tracas du quotidien.
On peut trés bien suivre l'histoire sans se prendre la tête sur les notions de physique quantique (mais ceux qui aiment la vraie SF riche d'enseignements et d'élucubrations scientifiques  y trouveront eux aussi leur compte)

Les premiers épisodes sont trés énigmatiques et laissent le spectateur dans la confusion la plus totale tout en aiguisant sa curiosité. Puis l'aventure nous entraîne dans sa spirale de rebondissements, de morceaux de bravoure et de trahisons diverses.
La dernière partie reste néanmoins assez obscure au niveau technique par rapport au potentiel que le scénario initial nous faisait miroiter, trop insaisissable pour vraiment atteindre un stade plus spirituel. Mais c'est aussi cet esprit "libéré" et "indéfinissable" qui permet à Noein de nous prendre au dépourvu et qui lui donne ce charme si particulier.

Un chef-d'oeuvre épique et artistique, l'histoire d'un amitié indéfectible qui déplace des univers, une épopée spatio-temporelle de la dimension lyrique d'un Stargate (je parle du film bien sûr). Seules quelques lenteurs récurrentes sont à déplorer vers le milieu de la série et font retomber l'attention. Mais après tout elles permettent aussi de prendre du recul pour réfléchir aux implications de certaines théories révélatrices des dangers inhérents à la dérive du progrès scientifique.
Puissant. proche de la perfection, un tantinet inaccessible mais définitivement génial.


Tous les épisodes disponibles en DDL et Torrent ICI !!!
                                 
--> en Streaming LA !!!


Notation :
--> Graphismes : 9/10 (une fluidité enivrante)
--> Scénario : 8.5/10 (ne sais pas toujours simplifier ce qui pourrait l'être)
--> Doublage : 9/10 (trés crédible)
--> Puissance : 9/10
--> Musique : 9/10 (grandiose mais manque un peu de maîtrise)
Total : 8.9/10

Bonus song : thèmes - Karasu + Shangri-la
               
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Dimanche 22 avril 2007
Ohyooooo mina !!

Salut à tous !

Je reviens avec des news qui concernent le blog (oui le mien, celui sur lequel vous vous trouvez en ce moment et je vous en remercie : :p) et son fonctionnement.

En effet à partir du prochain article ceux-ci seront plus efficacement découpés et réorganisés pour vous offrir une meilleure compréhension globale, plus d'informations aussi, le but étant de vous permettre une bonne lecture, facile et rapide. Les fiches seront donc plus complètes, tout en restant concises et ludiques.


----> Les changements concrets donneront cela :

  • Genre :
  • Auteur :
  • Studio :
  • Année de production :
  • Licence :
  • Nombre d'épisodes :

  • Synopsis :

  • Critique de la rédaction :

  • Notation :
      
Donnez-moi votre avis sur cette amélioration du blog si vous en avez envie, sur ce que vous aimeriez voir changer d'autre ou exprimez vos autres idées pour le rendre encore plus agréable. Préférez-vous les clips ou les musiques ?
Travaillons ensemble pour que nous puissions tous passer un bon moment sur ce blog !!
Merci de votre fidélité et pour tous vos commentaires.

Ja nai
Kurono-kun (a.k.a la rédaction)


----> Bonus clip de la semaine :

Pour tous les fans de Nobuta wo Produce et des supers clips en général, en voici rien que pour vous l'excellent ending, Seishun Amigo, interprété par les inséparables beaux gosses Kamenuya Kazushi (Shuuji) et Yamapi (Yamashita Tomohisa / Akira), stars montantes aux multiples talents (comme vous pouvez le voir : comédiens, danseurs et chanteurs, sans oublier mannequins...un emploi du temps trés chargé loll)

Enjoy !! (version karaoké pour que vous puissiez chanter et danser en même temps ;)

Seishun Amigo - Shuuji to Akira
Par Kurono-kun - Publié dans : Vidéos bonus / News
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Vendredi 20 avril 2007
Genre : Magical Girl / Fantastique / Comédie

Auteur : Yamaguchi Noboru
Studio :
J.C Staff
Année de production : 2006

Licence :
Non
Nombre d'épisodes : 13 x 25 mins


Vous cherchez une petite série pour vous détendre avec un gage de qualité minimum ?  Penchez-vous donc sur le cas de Zero no Tsukaima, anime sorti en 2006 et produit par J.C STAFF, le studio responsable de Shakugan no Shana (ces deux séries partagent de plus les mêmes seiyuu pour leurs deux protagonistes).


¤¤¤Synopsis :
Louise de la Vallière est une jeune apprentie sorcière capricieuse et maladroite qui est crainte et malmenée par ses camarades de l'école de magie car ses sorts ont des effets imprévisibles et souvent catastrophiques. Alors que la bande de filles populaires de l'école se moquent d'elle en la surnommant "Louise la Zéro", celle-ci finit par craquer et leur clame son intention d'invoquer le familier (créature éternellement dévouée au magicien) "le plus beau, le plus pur et le plus fort" qui soit à la prochaine cérémonie. Mais quand un jeune garçon étrange apparaît à la place du familier prévu, les choses se compliquent encore pour Louise qui est obligée de l'accepter comme compagnon. De son côté, le pauvre familier improvisé, Saito, est en fait un jeune japonais qui vient d'être projeté par hasard dans ce monde bizarre et il va devoir se coltiner bien malgré lui une bande de magiciens boutonneux, hautains et stupides...


¤¤¤Critique de la rédaction :
Zero no Tsukaima met en avant un mélange assez séduisant de deux genres qui ont pourtant leurs propres codes bien définis : "l'heroic fantasy" dans sa plus pure tradition (l'intrigue typique du héros projeté dans un monde fantastique et mystérieux, toujours efficace) côtoie ici l'anime de type "jeune fille magicienne" (couramment appelé "magical girl", genre dont la série culte Slayers est le plus illustre représentant).

Comme pour la plupart des petites séries du cru "magical girl" ces derniers temps, les graphismes et le "character design" sont tout à fait ordinaires et d'un style plutôt enfantin, mais ne sont pas désagréables (les filles sont assez mignonnes). L'intrigue principale est reléguée en arrière-plan et la série privilégie de petites histoires réparties sur 1 ou 2 épisodes, qui dispersent un peu trop le contenu et comme l'anime est déjà court, on sent le manque de temps et le déroulement est un peu précipité vers la fin (pourtant le dernier épisode reste trés bon).
En parallèle du récit, on assiste à une petite lutte des classes entre les "simples humains" et la noblesse qui a le monopole de la magie. L'ambiance générale qui en ressort est assez ironiquement manichéenne et simpliste entre les jolies princesses, les seigneurs "lolicon" et les gentils domestiques accueillants.... enfin voila beaucoup d'idéalisme sucré et sirupeux qui colle aux dents.

Tous les noms des nobles sont à consonance française (la France reste une fois de plus le symbole du luxe et du raffinement) et l'univers dépeint dans Zero no Tsukaima et une sorte "d'Europe médiévalo-fantastique" que le scénariste s'est réapproprié n'importe comment (en confondant les pays et les époques, ayez pitié de nous pauvres français indignés !)
Le comique reste l'atout majeur de la série, et c'est la cohabitation forcée entre Louise et Saito assez burlesque et touchante qui nous sauve de l'ennui dans les premiers épisodes qui sont un tantinet moyens. L'ensemble s'améliore après les épisodes d'introduction, quand la routine quotidienne laisse sa place à l'aventure et à l'action ! la bande-son elle aussi change de rythme et devient excellente.

Le reste de l'humour repose principalement sur le ton assez "chaud" de l'anime. En effet l'atmosphère dans l'école est assez "ecchi" et les nombreuses scènes de drague sont encore un bon prétexte pour déshabiller les jeunes filles (on retrouve l'habituel "harem" de filles autour du héros, mais à petite dose donc cela reste léger et pleins de moments cocasses de bonne facture).

Petits bonus : on apprend plein de choses trés utiles en regardant Zero no Tsukaima comme.... euh.... laver le linge...., fouetter un coureur de jupons avec une cravache....prendre des rateaux.... se servir d'un bazooka...ranger des petites culottes....


Un anime distrayant, un peu trop gentillet et coloré mais aussi plein de fraîcheur et qui exhale ce doux parfum des légendes qu'on aime toujours retrouver.
Un bon conseil : au lieu de vous concentrer sur ses petits points faibles, laissez-vous caresser dans le sens du poil par cette petite histoire  croustillante et agréable à suivre, vous passerez ainsi un de bons moments avec le sourire aux lèvres.

[Mention spéciale : trés bon titre plein de sens cachés et de surprises à découvrir !]


-----> Info spéciale : une saison 2 est prévue !!! [Vous en serez bien entendu informés dès sa sortie sur Dwarfanime]


Notation :
--> Graphismes : 8/10 (mignon mais banal)
--> Scénario : 8/10 (une bonne conclusion)
--> Doublage : 8/10
--> Puissance : 8.5/10 (de quoi rêver)
--> Musique : 8.5/10
Total : 8.2/10

Bonus song : Ending - Honto no Kimochi
                                    
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mercredi 18 avril 2007
Nom : Tite Kubo a.k.a Taito Kubo (de son vrai nom Noriaki Kubo
Né le : 26/06/1977 à Hiroshima
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka
Oeuvre principale : Bleach


---> Un passé assez méconnu :
Tite Kubo est un homme trés discret, qui ne s'est jamais épanché sur sa jeunesse. Loin d'être pour lui une destinée évidente, sa vocation de mangaka se déclare un peu par hasard au collège grâce au club de dessin où il fera ses débuts.
Conscient de s'être découvert un potentiel pour démarrer dans cette branche, il publie dès ses 19 ans  en 1996  sa première nouvelle dans un numéro spécial de SHONEN JUMP,  suivies de deux autres en 1997 et 1998.


---> Un premier essai infructueux :
En 2000, Tite Kubo se lance enfin dans le grand bain avec sa première série Zombie Powder (premier volume s orti le 02/02/2000 au Japon chez Shueisha) qui a malheureusement connu un succès plus que mitigé. Elle a effectivement été arrétée au 4ème volume car les ventes ne décollaient pas, et la fin en sort évidemment bâclée.
Zombie Powder nous contait les aventures d'un "Powder Hunter"  à la recherche de l'immortalité dans un univers mélant western et anticipations cybernétiques, un pari peut-être trop original pour le public, d'où son échec  (Tite Kubo avouera plus tard qu'il était aussi à cette époque dans un état psychologique plutôt instable).


Cependant, le jeune mangaka n'abandonne pas et se lance immédiatement dans un nouveau projet.


---> Un grand passionné de manga et de culture anglo-saxonne :
Grand fan d'Akira Toriyama devant l'éternel (il a participé à une série d'illustrations de Dragon Ball pour les éditions Kazenban avec entre autres Eiichiro Oda [One Piece] et Masashi Kishimoto [Naruto]), Tite Kubo va s'inspirer librement de son illustre modèle pour lancer sa nouvelle série Bleach en août 2001.

Son manga, bien que d'un style trés différent de celui de Dragon Ball, lui permet de faire des clins d'oeil à son idole avec des personnages secondaires souvent trés ressemblants (par exemple Don Kanonji et Hercule) ou en glissant des objets reconnaissables dans le décor.

Il choisit d'appliquer la même démarche pour trouver le titre de son oeuvre phare avec un hommage cette fois-ci à son autre passion : le rock. Il choisit donc le titre du premier album de son groupe de "grunge" culte Nirvana : Bleach (signifie blanchir, décolorer) pour nommer sa série avec beaucoup de respect (certains titres de chapitres seront d'ailleurs aussi inspirés par des chansons du groupe).


---> Chronique d'une gloire annoncée :
Bleach paraît en 2002 dans le WEEKLY SHONEN JUMP et obtient trés rapidement un succès digne de ses concurrents directs Naruto et One Piece. Grande aventure mélangeant influences contemporaines (et même trés modernes) et des aspects typiques de l'heroic fantasy médiévale nippone autour d'un héros trés charismatique (Kurosaki Ichigo), Bleach rassemble trés vite un nombre incroyable de fans inconditionnels (déjà plus de 10 millions de volumes vendus), a été traduit en 8 langues à travers le monde et s'est diversifié sous de nombreux supports (une série ani mée sur TV Tokyo, des jeux vidéos adaptés sur de nombreuse consoles et des chansons à succès, le tout alimentant un vrai phénomène de société.


---> Vers les sommets :
En 2005, on lui décerne le prix Shôgakukan Manga Shô dans la catégorie shonen (50ème édition de la plus ancienne distinction japonaise concernant le manga).
En 2007, plus de 26 volumes sont déjà parus au Japon (et plus de 120 épisodes diffusés) et 20 en France et la grande aventure mystique continue, manifestant toujours plus d'ambitions.


---> Anecdotes :
Tite Kubo s'est amusé à faire la doublure voix de Kon (la peluche/mascotte et atout humoristique de la série) dans le premier OAV animé de Bleach : Memories in the Rain en 2004.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Lundi 16 avril 2007
Genre : Comédie / Action

Auteur : Aaron Mc Gruder
Studio : Sony
Année de production : 2005
Licence : Partielle (Saison 1/ 15eps)
Nombre d'épisodes : 15 x 24 mins + saison 2 en cours
 

Vous voulez vous moquer sans retenue des mauvais côtés des Américains ? Les épingler au plus profond de leur bêtise conservatrice et railler leur puritanisme, leur capitalisme forcené, leur violence et leur impérialisme injustifié ? Non je ne vous parle pas de South Park mais de son pendant "afro-américain funky"  créé par Aaron Mc Gruder : The Boondocks.


¤¤¤ Synopsis :
Huey et Riley Freeman, deux jeunes frères afro-américains, ont quitté le ghetto de Chicago où ils sont nés pour vivre avec leur grand-père Robert dans la banlieue aisée de Woodcrest. Si le premier est un petit génie anarchiste (et terroriste international en herbe) à la coupe afro qui prône la révolution intellectuelle en distribuant des tracts enflammés sur une caisse à savon, le second est tout le contraire avec sa passion pour les armes à feu, le rap et la violence et ses tresses qui lui donnent un look de "gangsta" miniaturisé.
Leur existence est faite de petits méfaits enfantins et de moments de glande sauf quand ils subissent les petits malentendus qui touchent une famille d'afro-américains dans un quartier à majorité blanche, et ils ne se privent jamais pour remettre en question toutes les injustices que leur infligent les "blancs" mais aussi bien souvent pour pointer du doigt les vices et les vertus de leurs propres "frères de couleur".


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Doté d'un sens de l'éxagération exceptionnellement drôle, parodique et caricatural au possible, The Boondocks n'en est pas moins éducatif pour autant. Pas politiquement correcte pour un sou, indécente et violente, cette série est révélatrice des malaises inavoués d'une société américaine déclinante : racisme, prolifération des armes, obésité, extrêmismes, violence injustifiée, mensonges du gouvernement et décadence de la jeunesse sont mis en exergue sans aucune concession et le rêve américain est crucifié sans ménagement.

Quoi de nouveau ? me direz-vous... Peut-être pas grand chose à première vue, mais la qualité intrinsèque de The Boondocks repose sur son esprit acide, acerbe et divinement subversif mis en valeur par l'auto-dérision évidente voulue par son auteur, qui fait accumuler les réparties grinçantes par ses personnages avec un cynisme exquis et un art du second degré à l'efficacité imparable.

Les personnages sont tous noyés dans leur propre ironie (seul Huey arrive à s'élever de temps en temps au-dessus du lot, véritable petit objecteur de conscience et "voix-off" qui s'élève au-dessus de ce monde de brutes pour nous assèner les traditionnelles morales de circonstance), depuis l'entrepreneur véreux qui rançonne les petites filles jusqu'au grand-père "black" (en passant, grosse caricature du célèbre "Bill Cosby") typique et l'étrange Oncle Ruckus ("aucun lien de parenté" cf épisode 1) l'homme de couleur qui déteste les hommes de couleur, sans parler de tous les "gangstas" et afro-américains célèbres qui sont passés à la moulinette.
On n'échappe pas aux traditionnelles morales de fin d'épisode, mais elles sont vraiment pleines de bon sens et nous donnent réellement matière à réfléchir.

C'est tout simplement hilarant et, à part quelques rares épisodes un peu moins bien réussis que les autres, quasiment sans défauts. Le seul point noir reste le doublage de la VO, qui est assez moyen dans le cas des protagonistes (mais heureusement plutôt bon dans le cas des personnages secondaires) même si on s'y habitue vite. Pour une fois j'irai même jusqu'à vous conseiller la VF qui tient bien la route.

Corrosif et destructeur, The Boondocks vous fera assister à l'auto-destruction d'une civilisation par l'absurde alors riez sans vous retenir.
Un brulôt inspiré qui réduit les clichés en cendres, délicieusement conseillé pour vous remettre les idées en place (à grands coups de chaise pliante dans la tronche !).


Extrait : (Episode 1 : La Garden Party)
- Un prêtre : Vous devriez vraiment voir la Passion du Christ. C'est un film majeur.
- Huey : Impossible, Jésus est blanc.
- Prêtre : Pardon ?
- Huey : Allons mec, c'est censé être un film historique et c'est un blanc qui joue Jésus ? C'est des conneries !

[Pour ceux qui émettraient des réserves, cette série américaine a bien sa place dans la catégorie animes car comme beaucoup de productions japonaises actuelles, une partie des graphismes et de l'animation a été délocalisée et confiée à une équipe coréenne]



Notation :
--> Graphismes : 8.5/10 (une bonne qualité générale)
--> Scénario : 9/10 (savoureusement décapant)
--> Doublage : 7/10 (aurait pu et dû être bien meilleur)
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10 (du trés bon hip-hop, jazz et R&B)
Total : 8.4/10

Bonus clip :
Opening
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 14 avril 2007
Nom : Oda Eiichiro
Né le : 01/01/1975 à Kumamoto
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka
Oeuvre principale : One Piece


---> Plus qu'un métier, une passion :
Avant de connaître la consécration avec son chef-d'oeuvre One Piece en 1997, Oda a montré trés tôt une prédisposition pour l'aventure et la volonté affichée de devenir un grand mangaka.
En effet il a montré dès l'âge de 4 ans un grand interêt pour ce métier, et grandit avec pour seul but la recherche d'une certaine liberté créatrice et artistique qu'il ne pourrait connaître en devenant "salary-man", destin auquel s'étaient résignés tous les jeunes de son entourage.


---> Ses premiers pas :
En 1992, à seulement 17 ans, il obtient déjà la reconnaissance des ses pairs grâce à sa nouvelle Wanted, lauréate des 44ème Tezuka Awards (parrainné par la rédaction des WEEKLY ET MONTHLY JUMP).


---> Acquérir de l'expérience :
Sa carrière professionnelle prend alors son envol avec Kami kara mirai no puresento (Un cadeau de Dieu pour l'avenir) publié dans le JUMP ORIGINAL de 1993, puis avec Ikki Yakou (Le Voyage d'une Nuit pour un Diable), pour lequel il gagne le concours de talent mensuel de WEEKLY JUMP (les Hot-step Awards aujourd'hui  renommés  Tenkaichi Manga Award).

En 1994, Oda décide d'abandonner l'université  et d'aller s'installer à Tokyo afin de travailler pour JUMP. Il débute comme assistant au service de trois mangakas : Shinobu Kaitani (Midoriyama Police Gang), Masaya Tokuhiro, et Nobuhiro Watsuki (Kenshin le Vagabond)  puis encore après avec Takehiko Inoue (Slam Dunk), avec lesquels il continue son apprentissage.
Pendant cette période, il publie deux histoires courtes : Monstres (dans le AUTUMN spécial de 1994 -> aujourd'hui Akamaru Jump) et une première version de Romance Dawn (paru dans le SUMMER spécial de 1996).

---> Enfin la consécration :
La même année Oda se fait enfin une place à bord du célèbre WEEKLY JUMP avec la seconde version de Romance Dawn publiée dans le numéro 41.
Un succès imprévu l'attend en 1997 dès la sortie du premier chapitre de One Piece dans le n°34 du WEEKLY SHONEN JUMP qui concrétise sa passion de toujours pour les vikings et les pirates. Il est alors trés vite propulsé au même rang que les plus grans mangakas grâce à un succès commercial hors du commun (3 millions d'exemplaires vendus pour chaque nouveau tome sorti au Japon, déjà plus de 115 millions au total) qui fait du génial manga One Piece une des références du genre.


---> La folie One Piece :
Le premier recueil (Tonkûben) sort en décembre 1997, toujours chez le même éditeur (Shueisha), avec déjà plus de 45 volumes (publication en cours). La série est introduite en France par Glénat en septembre 2000 (déjà 37 volumes parus en 2007).
One Piece et Oda connaissent un nouveau succès en octobre 1999 avec l'adaptation animée du manga par Toei Animation (un OAV avait déjà été adapté en 1998 par Production I.G : Vaincre le Pirate Ganzack !) qui dépasse la barre mythique des 300 épisodes au début de l'année 2007.

La série One Piece, qui devait durer 5 ans au départ, a déjà dépassé les 9 saisons d'existence et devrait continuer encore trés longtemps (même si Oda a déjà prévu la fin).


---> Anecdotes :
- En 2004, il épouse Chiaki Inaba, une "seiyuu" (actrice doubleuse) ayant joué le rôle de Nami dans un épisode spécial du Jump Festa.
- Pour les fêtes de fin d'année 2006, Akira Toriyama et Oda s'associent au travers du projet Cross Epoch dans lequel se mélangent les univers de Dragon Ball et One Piece.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Jeudi 12 avril 2007
Genre : Action / Comédie / Anticipation

Anime produit par le célèbre studio Gonzo (à l'origine de séries comme Chrno Crusade, Gantz, Full Metal Panic, Gate Keepers, Hellsing...) et sorti en 2005, Black Cat est une série d'action trés sympathique car elle touche à tout et sans complexe.


L'incipit qui nous est livré est volontairement incompréhensible pour créer un effet de mystère et assèner au spectateur son lot de surprises : à quel genre doit-on s'attendre ?
En effet on y entraperçoit un jeune homme affublé d'un long imperméable noir qui semble être un tueur trés efficace et qui semble aimer la compagnie des chats... (au moins on est tout de suite rassuré qu'on regarde bien le bon anime : le titre Black Cat est justifié en trente secondes). Il est armé d'un pistolet gravé du chiffre XIII (13) qui est aussi tatoué sur son torse...
Il s'appelle Train Heartnet, travaille pour l'organisation secrète Chronos et laisse entendre qu'il a un lourd passé qui le hante. Ajoutez à cela l'arrivée tout aussi confuse d'un autre personnage tout aussi énigmatique dans une ville où un gangster vient de prendre le pouvoir et votre attention est définitivement accrochée au fur et à mesure que le suspense augmente. Surtout que cet étrange personnage, Sven Vollfield, possède un sixième sens particulier qui le prévient que ce même gangster va être assassiné dans les 5 prochaines minutes... par le Black Cat !!


Dès les premièrs instants on sent que Black Cat nous impose à coups de masse répétés sa conception du "style". Tout est jouissif et explosif, du niveau technique des combats qui sont éxécutés à une vitesse folle (soutenus il faut le dire par une qualité d'animation plus que convenable) à la bande-son variée, originale et trés réussie en passant par le character design un peu simple mais bon et inventif (les yeux félins du Black Cat sont bien rendus et les petits dessins comiques sont trés amusants). Pour résumer tout est classe et chaque scène est prétexte à rouler des mécaniques pour les héros autant que pour les méchants.

Les piques humoristiques font mouche à chaque occasion avec un cynisme rafraîchissant, (ostensiblement revendiqué dans le premier ending) pour alléger un peu l'ambiance, et qui par leur présence régulière entre chaque scène d'action, chaque flashback ou scène de réflexion, donnent à cette série un rythme et une personnalité particulièrement attirants. On est effectivement trés intrigués à la fin du premier épisode, impatients de voir quelle tournure vont prendre les évènements.

Un héros torturé et vraiment peu loquace, un "sweeper" (nettoyeur) gentleman mais affamé et qui n'a pas de chance avec l'argent (cela nous rappelle un peu Get Backers), une voleuse mythomane et frivole et enfin une gamine mortellement dangereuse : voilà la fine équipe qui va faire des ravages parmi nos neurones, au milieu de personnages secondaires souvent trop creux mais hilarants (au second degré bien sûr, si on prend le parti de l'auto-dérision...)
Au fond rien de bien révolutionnaire mais des ingrédients efficaces sont réunis pour accoucher d'une bonne petite série mariant humour et action, dont le script souffre à première vue de quelques coupures et digressions intempestives qui gènent un peu la continuité de la narration et brisent le rythme de certains épisodes,mais ces défauts se révèlent être une vraie prise de position de la part du réalisateur et du scénariste pour donner un résultat d'une originalité et d'une imagination artistique impressionnante.
Black Cat est donc une vraie série d'action qui s'assume, bourrée d'idées modernes au niveau des angles de caméra, des couleurs et de l'emploi de la musique, toujours dynamique et qui accompagne les plans au lieu de leur servir de fond.

Le parti pris de fragmenter la narration du récit permet de faire évoluer les différents protagonistes au même niveau et dans des sphères différentes sans privilégier outre mesure le héros (à part en insistant sur sa quête identitaire et sa conscience torturée en arrière-plan bien entendu, un héros qui n'échappe pas au parcours obligatoire mais que l'on adopte trés vite) par rapport à ses compagnons d'aventure, et cet aspect très spécial du déroulement de l'histoire correspond à la démarche originelle tout en densifiant assez le scénario : être le plus "classe" possible sans se préoccuper trop de la plausibilité générale.


Bilan : des noms de personnages totalement ridicules (si si j'insiste), des graphismes assez inégaux (un manque d'application sur les détails), un ensemble trés bien mis en scène et trés drôle, des combats qui pétillent, une fille en yukata (kimono d'été) qui se saoûle avec du lait, des personnages secondaires idiots et géniaux à la fois, une schoolgirl tarée qui se nourrit uniquement de sucettes glacées... et au milieu de tout ce bazar un ange adorable, Eve (trop kawaiiii !!!).


L'histoire tient la route sans plus de prétention, les épisodes sont un peu trop elliptiques et décousus dans le dernier tiers de la série, toutefois rien d'assez grave pour nous empêcher de suivre le scénario qui présente une conception intéressante (même si traitée uniquement en surface) des dangers inhérents à la course à la perfection génétique (un sujet d'anticipation qui se doit d'être abordé avec circonspection car de plus en plus proche de notre réalité), et la relation qui oppose le héros à son ennemi juré est propement fascinante de malsanité.

Pas de quoi fouetter un chat (noir de préférence) mais on s'amuse comme des petits fous en regardant Black Cat et c'est suffisamment bien emballé pour qu'on ne s'attarde pas sur ses petits défauts et qu'on profite agréablement du voyage.
Se boit comme du petit lait.


Black Cat : 23 épisodes, série non licenciée (pour l'instant)


Tous les épisodes disponibles en Streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 8.5/10 (une réalisation impulsive à souhait)
--> Scénario : 7.5/10 (une bonne première partie)
--> Doublage : 8.5/10
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10 (une perpétuelle symphonie virevoltante et enivrante)
Total : 8.4/10

Bonus clip : AMV + First Opening song - Daia no Hana
[ Enjoy !! il est trés bien réalisé et la musique est superbe :)]
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 10 avril 2007
Genre : Fantastique / Action / Policier

Adaptation du manga de Toru Fujisawa (Young GTO, GTO) sortie en 2006, TOKKÔ est une série de type "seinen" (c'est-à-dire pour un public masculin plus sérieux et plus mature que les "shonen" de baston pour adolescents)  assez ambitieuse.


Mystère, bruit, fureur, sang... pendant plus de deux minutes aucune parole n'est prononcée dans un incipit choc et on ne distingue que quelques cris et gémissements plaintifs au milieu du vacarme, de l'hémogolobine et de la musique aux percussions discordantes. Puis un jeune homme blond, des monstres, une étrange jeune fille armée d'un épée...
Ce jeune homme s'appelle Ranmaru Shindo, il vit avec sa soeur Saya et ils débutent tous les deux dans la police. Mais il n'est pas tranquille car il est poursuivi par ce rêve étrange depuis l'incident dans lequel ils ont perdu leurs parents. Il s'est juré de rejoindre les forces spéciales du "TOKKI" afin de résoudre l'affaire pour comprendre enfin ce qui leur est vraiment arrivé...


Il se passe beaucoup de choses dans ce polar fantastique à l'atmosphère dérangeante qui oscille constamment entre humour et horreur pour mieux nous noyer dans ses flots mystérieux. Un scénario aux ramifications assez complexes se met trés vite en place et nous emmène dans les tréfonds obscurs d'un récit fantastique moderne mettant en scène des monstres assoiffés de sang, des meurtres sordides au détour de ruelles sombres et une incursion en profondeur dans les rivalités politico-administratives de l'univers policier qui donne une impression de vécu forte en sensations et en suspense.

Ajoutez une jeune fille magnifique et dangereuse, un fond malsain et violent, un lourd passé, des complots politiques, une relation fraternelle burlesque, un capitaine de police hilarant fringué en "yakusa" et des pantins en costumes ridicules et vous obtenez TOKKÔ, une série ambitieuse au contenu intéressant mais au traitement trop superficiel.

A un niveau strictement graphique TOKKÔ est assez limité, avec une réalisation volontairement cinématographique (c'est de plus en plus souvent le cas dans les productions actuelles - multiplication et variation des plans, un montage rythmé et de beaux arrière-plans, une bonne bande-son qui sert à souligner l'impact des scènes clés, etc.) mais malheureusement pas toujours inspirée et desservie par une animation qui n'est plus au top en 2006, moins raffinée que les dernières sorties du genre (Elfen Lied ou Full Metal Alchemist par exemple). Le character design est fidèle à son auteur, joli et inventif (avec cette petite étincelle en plus "made in Fujisawa", mais l'adaptation animée semble parfois avoir été faite à la va-vite et certains détails ou plans paraissent bâclés.
L'action s'impose clairement d ans la deuxième partie de la série et l'animation s'améliore elle aussi sensiblement, mais prend le pas sur le récit en lui-même qui souffre alors de manques; donc du bon et du moins bon au final car TOKKÔ ne vas pas jusqu'au bout de son idée.

Fait rare dans la japanimation actuelle, les tremblements de terre et leurs ravages sont évoqués (c'est beaucoup plus rare que la menace atomique qui a eu le droit a de nombreuses déclinaisons auto-analytiques dont la plus célèbre par Katsuhiro Otomo dans Akira, même si le spectre de celle-ci n'est toujours pas dédramatisé et tient encore sa place dans de nombreux animes trés récents), eux qui sont si craints des japonais et si meurtriers planent comme une menace traumatisante et persistante dans l'anime.


TOKKÔ se révèle passionnant quand il laisse s'exprimer ses multiples facettes mais trop souvent quand on creuse un peu sous la surface on se rend compte que plus d'épisodes seraient nécessaires pour développer les personnages à leur maximum et densifier le récit.
Reprise moderne des mythes occidentaux mélant théories anthropologiques, action et gore, cette anime est un peu difficile à cerner car il essaie d'être le plus complet possible pour accomplir son projet ambitieux (on sent l'influence du cinéma d'horreur occidental sur l'auteur, notamment avec la saga Hellraiser de Clive Barker) mais cette tentative de reconversion du génial créateur de GTO nous démontre bien qu'il est bien plus à l'aise dans le registre des comédies scolaires. Toutefois on retrouve avec plaisir ses qualités scénaristiques et sa manière soignée de distinguer ses héros, avec sa "patte" unique de mangaka qui nous réserve quelques moments savoureux.

Une bonne série dans son genre mais on a déjà vu mieux et on reste sur notre faim à cause d'un dénouement galvaudé.
Dépaysant mais inachevé.

TOKKÔ : 13 épisodes, série non licenciée (pour l'instant)


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!
                                  ---> en DDL LA !!!

Notation :
--> Graphismes : 8/10 (s'améliorent sur la fin)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 8/10
--> Puissance : 8/10
--> Musique : 8.5/10
Total : 8.1/10

Bonus clip : Opening - Nothing
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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