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Mercredi 18 avril 2007
Nom : Tite Kubo a.k.a Taito Kubo (de son vrai nom Noriaki Kubo
Né le : 26/06/1977 à Hiroshima
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka
Oeuvre principale : Bleach


---> Un passé assez méconnu :
Tite Kubo est un homme trés discret, qui ne s'est jamais épanché sur sa jeunesse. Loin d'être pour lui une destinée évidente, sa vocation de mangaka se déclare un peu par hasard au collège grâce au club de dessin où il fera ses débuts.
Conscient de s'être découvert un potentiel pour démarrer dans cette branche, il publie dès ses 19 ans  en 1996  sa première nouvelle dans un numéro spécial de SHONEN JUMP,  suivies de deux autres en 1997 et 1998.


---> Un premier essai infructueux :
En 2000, Tite Kubo se lance enfin dans le grand bain avec sa première série Zombie Powder (premier volume s orti le 02/02/2000 au Japon chez Shueisha) qui a malheureusement connu un succès plus que mitigé. Elle a effectivement été arrétée au 4ème volume car les ventes ne décollaient pas, et la fin en sort évidemment bâclée.
Zombie Powder nous contait les aventures d'un "Powder Hunter"  à la recherche de l'immortalité dans un univers mélant western et anticipations cybernétiques, un pari peut-être trop original pour le public, d'où son échec  (Tite Kubo avouera plus tard qu'il était aussi à cette époque dans un état psychologique plutôt instable).


Cependant, le jeune mangaka n'abandonne pas et se lance immédiatement dans un nouveau projet.


---> Un grand passionné de manga et de culture anglo-saxonne :
Grand fan d'Akira Toriyama devant l'éternel (il a participé à une série d'illustrations de Dragon Ball pour les éditions Kazenban avec entre autres Eiichiro Oda [One Piece] et Masashi Kishimoto [Naruto]), Tite Kubo va s'inspirer librement de son illustre modèle pour lancer sa nouvelle série Bleach en août 2001.

Son manga, bien que d'un style trés différent de celui de Dragon Ball, lui permet de faire des clins d'oeil à son idole avec des personnages secondaires souvent trés ressemblants (par exemple Don Kanonji et Hercule) ou en glissant des objets reconnaissables dans le décor.

Il choisit d'appliquer la même démarche pour trouver le titre de son oeuvre phare avec un hommage cette fois-ci à son autre passion : le rock. Il choisit donc le titre du premier album de son groupe de "grunge" culte Nirvana : Bleach (signifie blanchir, décolorer) pour nommer sa série avec beaucoup de respect (certains titres de chapitres seront d'ailleurs aussi inspirés par des chansons du groupe).


---> Chronique d'une gloire annoncée :
Bleach paraît en 2002 dans le WEEKLY SHONEN JUMP et obtient trés rapidement un succès digne de ses concurrents directs Naruto et One Piece. Grande aventure mélangeant influences contemporaines (et même trés modernes) et des aspects typiques de l'heroic fantasy médiévale nippone autour d'un héros trés charismatique (Kurosaki Ichigo), Bleach rassemble trés vite un nombre incroyable de fans inconditionnels (déjà plus de 10 millions de volumes vendus), a été traduit en 8 langues à travers le monde et s'est diversifié sous de nombreux supports (une série ani mée sur TV Tokyo, des jeux vidéos adaptés sur de nombreuse consoles et des chansons à succès, le tout alimentant un vrai phénomène de société.


---> Vers les sommets :
En 2005, on lui décerne le prix Shôgakukan Manga Shô dans la catégorie shonen (50ème édition de la plus ancienne distinction japonaise concernant le manga).
En 2007, plus de 26 volumes sont déjà parus au Japon (et plus de 120 épisodes diffusés) et 20 en France et la grande aventure mystique continue, manifestant toujours plus d'ambitions.


---> Anecdotes :
Tite Kubo s'est amusé à faire la doublure voix de Kon (la peluche/mascotte et atout humoristique de la série) dans le premier OAV animé de Bleach : Memories in the Rain en 2004.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Lundi 16 avril 2007
Genre : Comédie / Action

Auteur : Aaron Mc Gruder
Studio : Sony
Année de production : 2005
Licence : Partielle (Saison 1/ 15eps)
Nombre d'épisodes : 15 x 24 mins + saison 2 en cours
 

Vous voulez vous moquer sans retenue des mauvais côtés des Américains ? Les épingler au plus profond de leur bêtise conservatrice et railler leur puritanisme, leur capitalisme forcené, leur violence et leur impérialisme injustifié ? Non je ne vous parle pas de South Park mais de son pendant "afro-américain funky"  créé par Aaron Mc Gruder : The Boondocks.


¤¤¤ Synopsis :
Huey et Riley Freeman, deux jeunes frères afro-américains, ont quitté le ghetto de Chicago où ils sont nés pour vivre avec leur grand-père Robert dans la banlieue aisée de Woodcrest. Si le premier est un petit génie anarchiste (et terroriste international en herbe) à la coupe afro qui prône la révolution intellectuelle en distribuant des tracts enflammés sur une caisse à savon, le second est tout le contraire avec sa passion pour les armes à feu, le rap et la violence et ses tresses qui lui donnent un look de "gangsta" miniaturisé.
Leur existence est faite de petits méfaits enfantins et de moments de glande sauf quand ils subissent les petits malentendus qui touchent une famille d'afro-américains dans un quartier à majorité blanche, et ils ne se privent jamais pour remettre en question toutes les injustices que leur infligent les "blancs" mais aussi bien souvent pour pointer du doigt les vices et les vertus de leurs propres "frères de couleur".


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Doté d'un sens de l'éxagération exceptionnellement drôle, parodique et caricatural au possible, The Boondocks n'en est pas moins éducatif pour autant. Pas politiquement correcte pour un sou, indécente et violente, cette série est révélatrice des malaises inavoués d'une société américaine déclinante : racisme, prolifération des armes, obésité, extrêmismes, violence injustifiée, mensonges du gouvernement et décadence de la jeunesse sont mis en exergue sans aucune concession et le rêve américain est crucifié sans ménagement.

Quoi de nouveau ? me direz-vous... Peut-être pas grand chose à première vue, mais la qualité intrinsèque de The Boondocks repose sur son esprit acide, acerbe et divinement subversif mis en valeur par l'auto-dérision évidente voulue par son auteur, qui fait accumuler les réparties grinçantes par ses personnages avec un cynisme exquis et un art du second degré à l'efficacité imparable.

Les personnages sont tous noyés dans leur propre ironie (seul Huey arrive à s'élever de temps en temps au-dessus du lot, véritable petit objecteur de conscience et "voix-off" qui s'élève au-dessus de ce monde de brutes pour nous assèner les traditionnelles morales de circonstance), depuis l'entrepreneur véreux qui rançonne les petites filles jusqu'au grand-père "black" (en passant, grosse caricature du célèbre "Bill Cosby") typique et l'étrange Oncle Ruckus ("aucun lien de parenté" cf épisode 1) l'homme de couleur qui déteste les hommes de couleur, sans parler de tous les "gangstas" et afro-américains célèbres qui sont passés à la moulinette.
On n'échappe pas aux traditionnelles morales de fin d'épisode, mais elles sont vraiment pleines de bon sens et nous donnent réellement matière à réfléchir.

C'est tout simplement hilarant et, à part quelques rares épisodes un peu moins bien réussis que les autres, quasiment sans défauts. Le seul point noir reste le doublage de la VO, qui est assez moyen dans le cas des protagonistes (mais heureusement plutôt bon dans le cas des personnages secondaires) même si on s'y habitue vite. Pour une fois j'irai même jusqu'à vous conseiller la VF qui tient bien la route.

Corrosif et destructeur, The Boondocks vous fera assister à l'auto-destruction d'une civilisation par l'absurde alors riez sans vous retenir.
Un brulôt inspiré qui réduit les clichés en cendres, délicieusement conseillé pour vous remettre les idées en place (à grands coups de chaise pliante dans la tronche !).


Extrait : (Episode 1 : La Garden Party)
- Un prêtre : Vous devriez vraiment voir la Passion du Christ. C'est un film majeur.
- Huey : Impossible, Jésus est blanc.
- Prêtre : Pardon ?
- Huey : Allons mec, c'est censé être un film historique et c'est un blanc qui joue Jésus ? C'est des conneries !

[Pour ceux qui émettraient des réserves, cette série américaine a bien sa place dans la catégorie animes car comme beaucoup de productions japonaises actuelles, une partie des graphismes et de l'animation a été délocalisée et confiée à une équipe coréenne]



Notation :
--> Graphismes : 8.5/10 (une bonne qualité générale)
--> Scénario : 9/10 (savoureusement décapant)
--> Doublage : 7/10 (aurait pu et dû être bien meilleur)
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10 (du trés bon hip-hop, jazz et R&B)
Total : 8.4/10

Bonus clip :
Opening
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 14 avril 2007
Nom : Oda Eiichiro
Né le : 01/01/1975 à Kumamoto
Nationalité : Japonais
Profession : mangaka
Oeuvre principale : One Piece


---> Plus qu'un métier, une passion :
Avant de connaître la consécration avec son chef-d'oeuvre One Piece en 1997, Oda a montré trés tôt une prédisposition pour l'aventure et la volonté affichée de devenir un grand mangaka.
En effet il a montré dès l'âge de 4 ans un grand interêt pour ce métier, et grandit avec pour seul but la recherche d'une certaine liberté créatrice et artistique qu'il ne pourrait connaître en devenant "salary-man", destin auquel s'étaient résignés tous les jeunes de son entourage.


---> Ses premiers pas :
En 1992, à seulement 17 ans, il obtient déjà la reconnaissance des ses pairs grâce à sa nouvelle Wanted, lauréate des 44ème Tezuka Awards (parrainné par la rédaction des WEEKLY ET MONTHLY JUMP).


---> Acquérir de l'expérience :
Sa carrière professionnelle prend alors son envol avec Kami kara mirai no puresento (Un cadeau de Dieu pour l'avenir) publié dans le JUMP ORIGINAL de 1993, puis avec Ikki Yakou (Le Voyage d'une Nuit pour un Diable), pour lequel il gagne le concours de talent mensuel de WEEKLY JUMP (les Hot-step Awards aujourd'hui  renommés  Tenkaichi Manga Award).

En 1994, Oda décide d'abandonner l'université  et d'aller s'installer à Tokyo afin de travailler pour JUMP. Il débute comme assistant au service de trois mangakas : Shinobu Kaitani (Midoriyama Police Gang), Masaya Tokuhiro, et Nobuhiro Watsuki (Kenshin le Vagabond)  puis encore après avec Takehiko Inoue (Slam Dunk), avec lesquels il continue son apprentissage.
Pendant cette période, il publie deux histoires courtes : Monstres (dans le AUTUMN spécial de 1994 -> aujourd'hui Akamaru Jump) et une première version de Romance Dawn (paru dans le SUMMER spécial de 1996).

---> Enfin la consécration :
La même année Oda se fait enfin une place à bord du célèbre WEEKLY JUMP avec la seconde version de Romance Dawn publiée dans le numéro 41.
Un succès imprévu l'attend en 1997 dès la sortie du premier chapitre de One Piece dans le n°34 du WEEKLY SHONEN JUMP qui concrétise sa passion de toujours pour les vikings et les pirates. Il est alors trés vite propulsé au même rang que les plus grans mangakas grâce à un succès commercial hors du commun (3 millions d'exemplaires vendus pour chaque nouveau tome sorti au Japon, déjà plus de 115 millions au total) qui fait du génial manga One Piece une des références du genre.


---> La folie One Piece :
Le premier recueil (Tonkûben) sort en décembre 1997, toujours chez le même éditeur (Shueisha), avec déjà plus de 45 volumes (publication en cours). La série est introduite en France par Glénat en septembre 2000 (déjà 37 volumes parus en 2007).
One Piece et Oda connaissent un nouveau succès en octobre 1999 avec l'adaptation animée du manga par Toei Animation (un OAV avait déjà été adapté en 1998 par Production I.G : Vaincre le Pirate Ganzack !) qui dépasse la barre mythique des 300 épisodes au début de l'année 2007.

La série One Piece, qui devait durer 5 ans au départ, a déjà dépassé les 9 saisons d'existence et devrait continuer encore trés longtemps (même si Oda a déjà prévu la fin).


---> Anecdotes :
- En 2004, il épouse Chiaki Inaba, une "seiyuu" (actrice doubleuse) ayant joué le rôle de Nami dans un épisode spécial du Jump Festa.
- Pour les fêtes de fin d'année 2006, Akira Toriyama et Oda s'associent au travers du projet Cross Epoch dans lequel se mélangent les univers de Dragon Ball et One Piece.
Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Jeudi 12 avril 2007
Genre : Action / Comédie / Anticipation

Anime produit par le célèbre studio Gonzo (à l'origine de séries comme Chrno Crusade, Gantz, Full Metal Panic, Gate Keepers, Hellsing...) et sorti en 2005, Black Cat est une série d'action trés sympathique car elle touche à tout et sans complexe.


L'incipit qui nous est livré est volontairement incompréhensible pour créer un effet de mystère et assèner au spectateur son lot de surprises : à quel genre doit-on s'attendre ?
En effet on y entraperçoit un jeune homme affublé d'un long imperméable noir qui semble être un tueur trés efficace et qui semble aimer la compagnie des chats... (au moins on est tout de suite rassuré qu'on regarde bien le bon anime : le titre Black Cat est justifié en trente secondes). Il est armé d'un pistolet gravé du chiffre XIII (13) qui est aussi tatoué sur son torse...
Il s'appelle Train Heartnet, travaille pour l'organisation secrète Chronos et laisse entendre qu'il a un lourd passé qui le hante. Ajoutez à cela l'arrivée tout aussi confuse d'un autre personnage tout aussi énigmatique dans une ville où un gangster vient de prendre le pouvoir et votre attention est définitivement accrochée au fur et à mesure que le suspense augmente. Surtout que cet étrange personnage, Sven Vollfield, possède un sixième sens particulier qui le prévient que ce même gangster va être assassiné dans les 5 prochaines minutes... par le Black Cat !!


Dès les premièrs instants on sent que Black Cat nous impose à coups de masse répétés sa conception du "style". Tout est jouissif et explosif, du niveau technique des combats qui sont éxécutés à une vitesse folle (soutenus il faut le dire par une qualité d'animation plus que convenable) à la bande-son variée, originale et trés réussie en passant par le character design un peu simple mais bon et inventif (les yeux félins du Black Cat sont bien rendus et les petits dessins comiques sont trés amusants). Pour résumer tout est classe et chaque scène est prétexte à rouler des mécaniques pour les héros autant que pour les méchants.

Les piques humoristiques font mouche à chaque occasion avec un cynisme rafraîchissant, (ostensiblement revendiqué dans le premier ending) pour alléger un peu l'ambiance, et qui par leur présence régulière entre chaque scène d'action, chaque flashback ou scène de réflexion, donnent à cette série un rythme et une personnalité particulièrement attirants. On est effectivement trés intrigués à la fin du premier épisode, impatients de voir quelle tournure vont prendre les évènements.

Un héros torturé et vraiment peu loquace, un "sweeper" (nettoyeur) gentleman mais affamé et qui n'a pas de chance avec l'argent (cela nous rappelle un peu Get Backers), une voleuse mythomane et frivole et enfin une gamine mortellement dangereuse : voilà la fine équipe qui va faire des ravages parmi nos neurones, au milieu de personnages secondaires souvent trop creux mais hilarants (au second degré bien sûr, si on prend le parti de l'auto-dérision...)
Au fond rien de bien révolutionnaire mais des ingrédients efficaces sont réunis pour accoucher d'une bonne petite série mariant humour et action, dont le script souffre à première vue de quelques coupures et digressions intempestives qui gènent un peu la continuité de la narration et brisent le rythme de certains épisodes,mais ces défauts se révèlent être une vraie prise de position de la part du réalisateur et du scénariste pour donner un résultat d'une originalité et d'une imagination artistique impressionnante.
Black Cat est donc une vraie série d'action qui s'assume, bourrée d'idées modernes au niveau des angles de caméra, des couleurs et de l'emploi de la musique, toujours dynamique et qui accompagne les plans au lieu de leur servir de fond.

Le parti pris de fragmenter la narration du récit permet de faire évoluer les différents protagonistes au même niveau et dans des sphères différentes sans privilégier outre mesure le héros (à part en insistant sur sa quête identitaire et sa conscience torturée en arrière-plan bien entendu, un héros qui n'échappe pas au parcours obligatoire mais que l'on adopte trés vite) par rapport à ses compagnons d'aventure, et cet aspect très spécial du déroulement de l'histoire correspond à la démarche originelle tout en densifiant assez le scénario : être le plus "classe" possible sans se préoccuper trop de la plausibilité générale.


Bilan : des noms de personnages totalement ridicules (si si j'insiste), des graphismes assez inégaux (un manque d'application sur les détails), un ensemble trés bien mis en scène et trés drôle, des combats qui pétillent, une fille en yukata (kimono d'été) qui se saoûle avec du lait, des personnages secondaires idiots et géniaux à la fois, une schoolgirl tarée qui se nourrit uniquement de sucettes glacées... et au milieu de tout ce bazar un ange adorable, Eve (trop kawaiiii !!!).


L'histoire tient la route sans plus de prétention, les épisodes sont un peu trop elliptiques et décousus dans le dernier tiers de la série, toutefois rien d'assez grave pour nous empêcher de suivre le scénario qui présente une conception intéressante (même si traitée uniquement en surface) des dangers inhérents à la course à la perfection génétique (un sujet d'anticipation qui se doit d'être abordé avec circonspection car de plus en plus proche de notre réalité), et la relation qui oppose le héros à son ennemi juré est propement fascinante de malsanité.

Pas de quoi fouetter un chat (noir de préférence) mais on s'amuse comme des petits fous en regardant Black Cat et c'est suffisamment bien emballé pour qu'on ne s'attarde pas sur ses petits défauts et qu'on profite agréablement du voyage.
Se boit comme du petit lait.


Black Cat : 23 épisodes, série non licenciée (pour l'instant)


Tous les épisodes disponibles en Streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 8.5/10 (une réalisation impulsive à souhait)
--> Scénario : 7.5/10 (une bonne première partie)
--> Doublage : 8.5/10
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10 (une perpétuelle symphonie virevoltante et enivrante)
Total : 8.4/10

Bonus clip : AMV + First Opening song - Daia no Hana
[ Enjoy !! il est trés bien réalisé et la musique est superbe :)]
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 10 avril 2007
Genre : Fantastique / Action / Policier

Adaptation du manga de Toru Fujisawa (Young GTO, GTO) sortie en 2006, TOKKÔ est une série de type "seinen" (c'est-à-dire pour un public masculin plus sérieux et plus mature que les "shonen" de baston pour adolescents)  assez ambitieuse.


Mystère, bruit, fureur, sang... pendant plus de deux minutes aucune parole n'est prononcée dans un incipit choc et on ne distingue que quelques cris et gémissements plaintifs au milieu du vacarme, de l'hémogolobine et de la musique aux percussions discordantes. Puis un jeune homme blond, des monstres, une étrange jeune fille armée d'un épée...
Ce jeune homme s'appelle Ranmaru Shindo, il vit avec sa soeur Saya et ils débutent tous les deux dans la police. Mais il n'est pas tranquille car il est poursuivi par ce rêve étrange depuis l'incident dans lequel ils ont perdu leurs parents. Il s'est juré de rejoindre les forces spéciales du "TOKKI" afin de résoudre l'affaire pour comprendre enfin ce qui leur est vraiment arrivé...


Il se passe beaucoup de choses dans ce polar fantastique à l'atmosphère dérangeante qui oscille constamment entre humour et horreur pour mieux nous noyer dans ses flots mystérieux. Un scénario aux ramifications assez complexes se met trés vite en place et nous emmène dans les tréfonds obscurs d'un récit fantastique moderne mettant en scène des monstres assoiffés de sang, des meurtres sordides au détour de ruelles sombres et une incursion en profondeur dans les rivalités politico-administratives de l'univers policier qui donne une impression de vécu forte en sensations et en suspense.

Ajoutez une jeune fille magnifique et dangereuse, un fond malsain et violent, un lourd passé, des complots politiques, une relation fraternelle burlesque, un capitaine de police hilarant fringué en "yakusa" et des pantins en costumes ridicules et vous obtenez TOKKÔ, une série ambitieuse au contenu intéressant mais au traitement trop superficiel.

A un niveau strictement graphique TOKKÔ est assez limité, avec une réalisation volontairement cinématographique (c'est de plus en plus souvent le cas dans les productions actuelles - multiplication et variation des plans, un montage rythmé et de beaux arrière-plans, une bonne bande-son qui sert à souligner l'impact des scènes clés, etc.) mais malheureusement pas toujours inspirée et desservie par une animation qui n'est plus au top en 2006, moins raffinée que les dernières sorties du genre (Elfen Lied ou Full Metal Alchemist par exemple). Le character design est fidèle à son auteur, joli et inventif (avec cette petite étincelle en plus "made in Fujisawa", mais l'adaptation animée semble parfois avoir été faite à la va-vite et certains détails ou plans paraissent bâclés.
L'action s'impose clairement d ans la deuxième partie de la série et l'animation s'améliore elle aussi sensiblement, mais prend le pas sur le récit en lui-même qui souffre alors de manques; donc du bon et du moins bon au final car TOKKÔ ne vas pas jusqu'au bout de son idée.

Fait rare dans la japanimation actuelle, les tremblements de terre et leurs ravages sont évoqués (c'est beaucoup plus rare que la menace atomique qui a eu le droit a de nombreuses déclinaisons auto-analytiques dont la plus célèbre par Katsuhiro Otomo dans Akira, même si le spectre de celle-ci n'est toujours pas dédramatisé et tient encore sa place dans de nombreux animes trés récents), eux qui sont si craints des japonais et si meurtriers planent comme une menace traumatisante et persistante dans l'anime.


TOKKÔ se révèle passionnant quand il laisse s'exprimer ses multiples facettes mais trop souvent quand on creuse un peu sous la surface on se rend compte que plus d'épisodes seraient nécessaires pour développer les personnages à leur maximum et densifier le récit.
Reprise moderne des mythes occidentaux mélant théories anthropologiques, action et gore, cette anime est un peu difficile à cerner car il essaie d'être le plus complet possible pour accomplir son projet ambitieux (on sent l'influence du cinéma d'horreur occidental sur l'auteur, notamment avec la saga Hellraiser de Clive Barker) mais cette tentative de reconversion du génial créateur de GTO nous démontre bien qu'il est bien plus à l'aise dans le registre des comédies scolaires. Toutefois on retrouve avec plaisir ses qualités scénaristiques et sa manière soignée de distinguer ses héros, avec sa "patte" unique de mangaka qui nous réserve quelques moments savoureux.

Une bonne série dans son genre mais on a déjà vu mieux et on reste sur notre faim à cause d'un dénouement galvaudé.
Dépaysant mais inachevé.

TOKKÔ : 13 épisodes, série non licenciée (pour l'instant)


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!
                                  ---> en DDL LA !!!

Notation :
--> Graphismes : 8/10 (s'améliorent sur la fin)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 8/10
--> Puissance : 8/10
--> Musique : 8.5/10
Total : 8.1/10

Bonus clip : Opening - Nothing
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Dimanche 8 avril 2007
Genre : Comédie Romantique / Vie quotidienne

Drama bien plus adulte et sérieux que ceux présentés précédemment, Sapuri (2006) traite de l'entrée dans le monde du travail et de l'univers impitoyable de la publicité.  

 Ishida Yuya est un jeune homme sympathique et désinvolte qui profite de la vie de petits boulots en petits boulots. Minami Fujii est une publicitaire acharnée et renfermée dont la vie sociale est asphyxiée par le travail. Ces deux destins qui n'ont à priori rien en commun vont se croiser par hasard au détour d'un portable oublié dans le train par Yuya. Voyant ce téléphone abandonné sur une banquette se mettre à sonner, Minami va y répondre et faire la connaissance d'un jeune homme qui souhaite qu'elle vienne lui rapporter son téléphone car il doit se présenter à un entretien. Exaspérée par son comportement, elle lui raccroche au nez et laisse le portable aux objets trouvés de la gare. Un peu plus tard à l'agence de publicité, plongée dans son boulot, elle entend tout à coup une sonnerie qui lui semble familière... 

 Sapuri n'est pas une série hors du commun, plutôt une sympathique tranche de "vie quotidienne" qui se laisse regarder facilement pour passer un moment agréable mais qui a le mérite d'attaquer le sujet vu et revu du triangle amoureux sous un angle plus mature et intéressant que la plupart des dramas et animes : la passion débordante d'un adolescent pour une femme plus agée qui, à déjà 28 ans fait partie de ces femmes d'affaires qui n'ont plus beaucoup de temps pour se chercher un mari.
En effet à travers l'oeil curieux et observateur d'un jeune stagiaire dynamique qui intègre le monde du travail, on est plongé dans l'univers captivant de la publicité avec toute sa vitalité, sa dureté et son esprit de compétition. Les rebondissements s'enchaînent à la même vitesse que les idées fusent dans l'esprit enfiévré d'un publicitaire et la forte personnalité du héros (Kazuya Kamenashi, qui a mûri depuis Nobuta wo Produce et se révèle encore meilleur) ainsi que son contraste avec le caractère posé et pragmatique de sa partenaire féminine (la belle Misaki Ito, bien plus "humaine" et naturelle que dans Densha Otoko) donnent un certain charme à la série.
 
On prend beaucoup de plaisir à suivre l'impact de l'intrusion d'Ishida Yuya dans la vie et le travail de ses collègues dont il va bouleverser la routine aussi bien dans le cadre des relations professionnelles pour certains que dans le milieu familial pour son patron, le processus de création d'une publicité est plutôt bien rendu et trés intéressant (surtout le rythme ahurissant de travail fourni par les cadres japonais) et les relations qui se nouent petit à petit entre les différents personnages sont amusantes et légères (on n'échappe pa s bien sûr aux habituels quiproquos, trahisons et badinages amoureux).
 
Le triangle amoureux (qui est même souvent un rectangle voire plus à l'occasion...avec la participation active entre autres de l'inquiétante Ryo, vue dans Alive) a son interêt  mais à tendance à devenir répétitif, le plaisir qu'il procure est assez irrégulier et au final le côté romantique est un peu moins bien réussi que l'environnement professionnel car on finit par tourner un peu en rond. 
Sapuri est donc une série sans prétention, agréable et facile à suivre, qui ne fait pas partie des meilleurs dramas mais qui gravite avec aisance dans un univers encore assez méconnu du spectateur occidental : le monde du travail japonais est ici bien développé et accessible, on se rend compte que ce monde si souvent décrié a su se dégager de certains clichés mais en a aussi gardé d'autres (je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-mêmes). 
 
Tout cela en plus d'une jolie petite histoire d'amour, d'une trés bonne prestation générale des acteurs et de la naissance d'une vocation chez le jeune héros (et peut-être chez le spectateur) qui nous transmet la force de sa marche en avant déterminée font de Sapuri une série idéale pour se changer les idées sans trop se fatiguer à réfléchir.

Sapuri : 11 épisodes, série non licenciée

Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!! (bientôt)

Notation :
--> Réalisation : 7.5/10 (rien de bien original)
--> Scénario : 8/10
--> Acteurs : 8.5/10
--> Puissance : 7.5/10 (les scènes de tendresse sont ratées)
--> Musique : 7/10
Total : 7.7/10

Bonus song : Opening  - "Your Smile"
Par Kurono-kun - Publié dans : Dramas
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Vendredi 6 avril 2007
Genre : Comédie Scolaire / Drame

Un énorme coup de coeur pour cette série remarquable sortie en 2005 et qui a remporté de nombreux prix au Japon (notamment pour la réalisation, le script, la musique et les acteurs principaux)

Shuuji est un lycéen populaire et apprécié de tous ses camarades, qui a pour habitude de venir saluer son arbre préféré tous les matins avant d'aller en cours. Mais un jour funeste un chantier s'installe et la magnifique peuplier disparaît. Paniqué, Shuuji découvre à côté de son anicenne place une jeune fille débraillée et effrayante qui pleure elle aussi la perte de l'arbre. Quand il arrive enfin à l'école, il apprend qu'une nouvelle élève est attendue dans sa classe. N'en croyant pas ses yeux, il voit alors cette même jeune fille timide entrer et s'asseoir au fond de la classe. Elle s'appelle Kotani Nobuko et son comportement particulier va vite lui attirer des ennuis, entre autres le bizutage par la bande de chipies de la classe et un inconnu mal intentionné qui s'en prend à ses affaires... Shuuji et Kusano, un original qui se prend pour son meilleur ami, vont alors décider de "produire" la jeune persécutée pour en faire la fille la plus populaire du lycée...


La qualité première d'un drama tel que Nobuta wo Produce tient dans sa sincérité, cette originalité, cette franchise admirable avec laquelle il traite le thème trés difficile de l'adolescence (sujet complexe et abordé déjà bien des fois et souvent de manière insipide) au travers des relations en milieu scolaire. Ce qui aura it pu être une énième série dans l'ombre de GTO se révèle absolument passionant car porté par un scénario intelligent et profond qui met en valeur les violences mentales et les petits bonheurs vécus par les élèves au quotidien, tout cela grâce à un sentiment grisant d'identification et de "communication émotionnelle" qui s'installe entre le spectateur et l'univers de Nobuta wo Produce.

Bien que quelques scènes paraissent un peu lentes et répétitives car la série est longue, cette longueur est révélatrice d'une densité scénaristique qui lui permet aussi d'explorer une profusion d'évènements drôles et tristes dans et en-dehors de l'école avec un humour et une légèreté qui crédibilisent l'ensemble et font ressortir de façon encore plus poignante les moments les plus forts.
On ne peut pas parler sérieusement de Nobuta wo Produce sans s'extasier sur l'extraordinaire (et je pèse mes mots) prestation de son trio d'acteurs qui remplissent et pénètrent chaque seconde du drama de leurs personnalités débordantes, avec un Shuuji (Kazuya Kamenashi, star montante et aussi héros des dramas Sapuri, Gokusen 2 et Tatta Hitotsu no Koi) au talent en pleine explosion et qui insuffle son dynamisme et sa vitalité à la série, un Kusano (Tomohisa Yamashita, à l'affiche de Kurosagi et Dragonzakura) totalement habité par son personnage à fleur de peau et vraiment excellent, et enfin une Nobuta (Horikita Maki, déjà remarquée dans Densha Otoko mais aussi actrice dans quelques films et dans Kurosagi) trés attendrissante et capable de véritables transformations (Je l'avoue, j'ai un gros faible pour elle...), et n'oublions pas les seconds rôles qui sont presque tous géniaux et bien interprétés.

On se sent donc trés rapidement captivés par le destin de ces trois fortes personnalités et les épisodes s'avalent tous à la suite avec appétit (Itadakimasu !) sans jamais nous décevoir. Un vrai bijou de comédie dramatique scolaire, une surprise qu'on attendait plus tellement le manga culte GTO régnait sans partage sur le genre avec l'empathie qu'il créait entre ses personnages et le spectateur; voici enfin la relève !

A savourer de toute urgence et à faire découvrir à ses amis (pour leur bien).


Nobuta wo Produce : 10 épisodes, série non licenciée


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!

Notation :
--> Réalisation : 9/10 (vraiment au top pour un drama)
--> Scénario : 9/10
--> Acteurs : 9/10 (mais comment font-ils ces japonais pour avoir autant de bons jeunes acteurs ?)
--> Puissance : 9/10
--> Musique : 9/10
Total : 9/10 (dur à calculer cette fois-ci...)

Bonus song : OST - Jitensha Tsuugaku
                                    
Par Kurono-kun - Publié dans : Dramas
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Mercredi 4 avril 2007
Genre : Fantastique / SF / Arts Martiaux / Drame

Reprenons ce qui est devenu sans le vouloir notre "cycle Ryuhei Kitamura" avec un film intitulé Alive (un titre simple et pourtant trés riche de sens ne permettant pas de savoir à quoi on doit s'attendre...) , ovni sombre et prometteur sorti en 2002 et adapté du manga éponyme de Tsutomu Takahashi.

Dans une prison (futuriste), un condamné à mort est emmené hors de sa cellule par des soldats jusqu'à la chaise électrique. On l'installe sur le siège, puis le gardien abaisse le levier et la décharge fait son office... Etrangement, le prisonnier n'est pas tué par le choc. Le directeur de la prison lui donne alors deux options : vivre, ou recevoir une autre décharge. Yashiro Tenshu va choisir le première option, mais il ne sait pas vraiment ce qui l'attend....

Dès les premières secondes du générique, on se retrouve comme lobotomisés par la bande-son entêtante qui rythme la marche vers la mort et nous plonge dans une sorte de transe. Entre cette ouverture à l'atmosphère viscérale et le travelling circulaire enivrant qui suit pour la seconde scène, on se rend tout de suite compte qu'on assiste à l'étalage du talent d'un Kitamura (encore assez méconnu à l'époque) survolté et passionné par son sujet, qui nous soumet comme une sorte d'invitation l'évantail de toutes ses techniques apprises avec son premier succès (Versus). On ne peut que se réjouir qu'il réapplique cette recette (surtout que sa technique s'est encore affinée depuis !) et on clame haut et fort : enfin un bon film d'anticipation original et prenant !! Merci Ryuhei !!

L'idée de base est absolument géniale, une sorte d'expérimentation "in vitro" de la cohabitation forcée, un peu comme un loft story carcéral pour meurtriers, bien glauque et qui donne à réfléchir en poussant le spectateur à se poser des questions par lui-même sur des notions comme les relations humaines, la haine, la violence, le meurtre, la vengeance, la vie et la mort, la solitude, l'enfermement, la folie et tous ses mécanismes...

On ne sait trop comment, Kitamura a pour une fois réussi à trouver en même temps une histoire (il a co-scénarisé le film avec l'auteur du manga) et des acteurs crédibles et étonnemment talentueux (il faut dire que leur performance est multipliée par l'extraordinaire travail de mise en scène fourni par le réalisateur vraiment inspiré cette fois-ci, ce qui n'est pas toujours le cas comme on a pu le voir avec Skyhigh en 2003...) avec deux habitués des films de Kitamura : Hideo Sakaki et Tak Sakaguchi (présents tous les deux dans Versus, Azumi, et Battlefield Baseball réalisé par l'assistant de Kitamura) et pour les fans de drama la bad girl Ryo (dans Sapuri, mais aussi Azumi et le Gemini de Shinya Tsukamoto).

Alive est un film d'ambiance avant tout, sombre, glauque et dérangeant, asphyxiant même dans la première partie (avec des sensations claustrophobiques semblables à celles que nous procure Cube, le chef-d'oeuvre de Vincenzo Natali), et la bande-son ainsi que la couleur à dominante grise omniprésente nous aspire dans ses méandres cauchemardesques. Le découpage en forme d'étapes d'une expérience de laboratoire est original et trés rythmé et permet toutes sortes de libertés fantaisistes au réalisateur.

Au final un trés bon huis clos ténébreux, chaotique et morbide mais qui manque un peu de profondeur psychologique et d'un réel travail philosophique pour délivrer toute sa puissance émotionnelle et artistique (on peut aisèment faire quelques parallèles avec les scènes d'action et de noirceur de Matrix, trés efficaces et nombreuses mais qui prennent trop le pas sur le fond anticipatif) cependant les fans d'arts martiaux trouveront aussi leur compte avec un derniers tiers rempli d'affrontements jouissifs.
Une incursion assez réussie dans un univers trés difficile à traiter, même si on a l'impression que le film ne va pas jusqu'au bout des promesses qu'il nous fait miroiter.

Un exercice de style glauque et visuellement fascinant.

Alive (2002) : 1h50


Notation :
--> Scénario : 8/10
--> Réalisation : 9/10 (quelle inventivité tout de même !)
--> Acteurs : 7.5/10
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10 (addictive)
Total : 8.4/10

Bonus song : non disponible 
Par Kurono-kun - Publié dans : Films asiatiques (Japon/Corée/HK)
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Lundi 2 avril 2007
Genre : Thriller /Drame / Horreur

OAV adapté du célèbre (tout est relatif) film de Takashi Miike (Visitor Q, Gozu, la trilogie Dead or Alive et des dizaines d'autres chef-d'oeuvres), Ichi The Killer : Episode 0 est sorti en 2002.

Shiroishi est un jeune homme reservé et un peu lent d'esprit dont le corps est naturellement entraîné au combat, mais qui ne se rend pas compte de sa force et se laisse brutaliser par les autres à cause de son tempérament soumis. La vision de toutes les scènes de violence quotidienne, que ce soit à l'école ou en famille, va avoir un effet dévastateur sur sa sensibilité exacerbée et le transformer en une implacable machine à tuer...

Cet OAV un peu décousu mais bénéficiant d'une ambiance prenante grâce à son traitement original (et à une image finement travaillée presque cauchemardesque par moments) tente de nous retransmettre toute la furie et la violence contenues dans l'oeuvre de Miike, mais constitue avant tout ce qu'on peut appeler une préquelle, c'est à dire qu'il se concentre sur les origines du personnage de Ichi et sa construction : la première scène est la même que celle du film mais ensuite la majorité de l'histoire est un flashback qui nous fait vivre la transformation de Shiroishi en Ichi. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est justement intitulé "Episode 0", il agit comme un révélateur, à l'image d'un Ring 0 (dernier épisode et préquelle de la trilogie Ringu) sans pour autant gâcher le film original.

Les thèmes principaux abordés sont donc beaucoup plus centrés sur le mécanisme de la violence et sur le personnage lui-même au travers de tous les traumatismes qu'il subit dans son entourage, que ce soit dans sa famille ou à l'école (on voit d'ailleurs toute la pression mise sur un lycéen persécuté par ses camarades, phénomène trés courant au Japon où la concurrence est impitoyable et qu'on appelle le bizutage ou "bullying" en anglais).

On a le droit a quarante minutes d'une animation ultra-enervée renforcée par une bande-son hallucinée, une expérience ultra-violente, gore, érotique et glauque où les émotions extrêmes d'Ichi sont exprimées par des monochromes dérangeants et des scènes abominables qui vous soulèvent les tripes.

Déconseillé aux âmes sensibles, Ichi The Killer : Episode 0 est un OAV détraqué et pervers aux graphismes modernes et inventifs mais inconstants, qui plaira à coup sûr aux fans du film mais aussi à tous ceux qui veulent comprendre le processus qui mène à la folie meurtrière. On n'est pas vraiment séduit au début, mais on ne peut s'empêcher de rester figé devant la suite de l'anime avec un plaisir malsain.
Une trés bonne surprise, mais à ne pas mettre en toutes les mains.

Ichi The Killer : Episode 0 : 1 OAV, 40 minutes, licencié ?

[A savoir : un film nommé "1-Ichi" a aussi été tiré de ce même manga en 2003 par Masato Tanno et reprend ce retour aux sources du personnage, il consitue la préquelle cinématographique d'Ichi The Killer mais est beaucoup moins bien réussi que l'OAV et surtout n'arrive pas à la cheville du chef-d'oeuvre de Miike, même s'il reste intéressant.]


OAV disponible en streaming ICI !!! (bientôt)

Notation :
--> Graphismes : 8/10 (inconstants mais des images trés travaillées)
--> Scénario : 8/10
--> Doublage : 8/10
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 9/10
Total : 8.3/10

Bonus song :
non disponible
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 31 mars 2007
Genre : Fantastique / Arts Martiaux

On retrouve encore une fois notre cher Ryuhei Kitamura dans sa quête de retour aux sources du film de sabre japonais avec Aragami, métrage d'1h20 fait par un fan de duels pour des fans de duels et pour se défouler...


Un soir de pluie, une jeune femme qui s'occupe d'un temple perdu dans les montagnes voit arriver deux soldats blessés, l'un portant l'autre inconscient sur ses épaules. Au réveil, le survivant est accueilli par le maître des lieux, un homme à l'aspect plutôt énigmatique. Il apprend que son compagnon n'a pu être sauvé, et veut ramener son corps chez lui afin qu'il recoive les honneurs qui lui sont dûs. Mais l'orage ne s'arrête toujours pas alors l'étrange propriétaire invite le "samuraï" a passer la nuit au temple pour lui tenir compagnie...

Encore une fois (après Versus et Azumi), Kitamura applique le procédé qui a fait son succès : prendre une histoire classique et y imposer sa patte moderne en mélangeant les scènes et les personnages traditionnels avec des décors et des plans stylés à outrance (omniprésence du noir et du violet avec un résultat plein de classe mais qui ne correspond pas toujours à l'ambiance classique de l'idée du postulat de départ...). Une fois ces ingrédients assemblés, le réalisateur laisse prendre la sauce, ajoute un soupçon de mystère puis laisse son génie artistique et visuel faire le reste du travail.

Autant vous prévenir tout de suite, Aragami n'est pas vraiment un film d'action car il tente de se poser en héritier des films de sabre japonais classiques avec ses face-à-face interminables, ses longues scènes de contemplation muettes et ses longues tirades exaltées... Heureusement que ce réalisateur énervé qu'est Kitamura aime autant faire réciter des divagations philosophiques à ses personnages que les pousser à se taper dessus à coups de katanas !!
Comme d'habitude, l'interêt réel du film est situé dans son atmosphère, la qualité de la chorégraphie des combats et le soin apporté aux détails... Avec profusion de plans obliques (des centaines, mais on adore ça) et d'humour noir, le réalisateur arrive petit à petit à rendre plutôt jouissif ce qui nous paraissait indigeste au départ, grâce à un peu de cynisme et d'auto-dérision qui sauvent le film du ridicule.

Mais comme il ne faut jamais en demander trop, les acteurs sont là pour vous le rappeler : ils ne jouent pas trés bien (en ralité la fille se débrouille plutôt bien mais elle n'a pas de texte...enfin si trois lignes à la fin...) et n'apportent pas la crédibilité ou le badinage qu'on attend d'eux lors des joutes verbales (même si celles ci sont savoureuses à bien des moments, comme par exemple pour le choix des armes) sauf bien sûr au niveau des cascades et des combats qui sont bien réglés et convaincants (en même temps on ne peut pas toujours être un bon comédien et un bon cascadeur, la preuve il n'y a que Jackie Chan qui y arrive...).

Aragami est donc un petit conte fantastique, une de ces légendes des campagnes japonaises qui distribuent des morales à la pelle avec une logique implacable, le tout dans une amibance morbide et parfois ennuyeuse mais on doit le reconnaître beaucoup plus abordable pour un public jeune et "Gaijin" (non-japonais) que beaucoup de films de sabre japonais réservés aux puristes.
On pourrait facilement dire que ce film est bidon mais on se laisse progressivement prendre au jeu absurde qui s'installe entre les deux hommes, grâce aussi à une bande originale trés réussie mélant sonorités modernes et traditionnelles et de jolis gestes martiaux au programme.

Aragami reste quand même loin de la qualité d'un Versus (film qui a fait connaître Kitamura en 2000) ou d'un Azumi (sorti juste après Aragami, et certainement pas avec le même budget...), mais le talent de son génial réalisateur le fait sortir un peu du lot des films de sabre modernes (on doit reconnaître l'effort fait pour moderniser le genre, c'est quand même bien mieux qu'un film américain qui tenterait de faire une incursion dans ce genre typiquement japonais) et il devrait satisfaire ses fans, les fans de duels au katana et de jeux vidéos du même genre.

A la limite du bidon mais grisant et originalement mis en scène.


Notation :
--> Réalisation : 8.5/10 (virevoltante et grisante mais moins inspirée que pour Azumi)
--> Scénario : 7/10
--> Acteurs : 6.5/10 (heureusement que le les combats sont crédibles...)
--> Puissance : 7/10
--> Musique : 8.5/10
Total : 7.5/10

¤¤¤ Liens torrents disponibles :
-
http://www.scrapetorrent.com/Search/index.php?search=phantom%20the%20submarine&sort=name&rd=&fz=&fp=
- http://www.mininova.org/search/?search=aragami
Par Kurono-kun - Publié dans : Films asiatiques (Japon/Corée/HK)
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