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Jeudi 29 mars 2007
Genre : SF / Action / Réflexion

Dès les premières images et le générique d'introduction, on est impresionné par la qualité technique et graphique de cette série sortie en 2006 et intitulée Jyu ô Sei (La planète du Roi des bêtes) qui va à n'en pas douter vous couper le souffle.

 Dans un futur trés lointain (2436), deux frères jumeaux, Thor et Rai, contemplent la Terre depuis la cabine d'une station spatiale. Le premier, Thor, rêve de devenir pilote et d'aller sur la Terre pour connaître enfin autre chose que des parois métalliques glaciales. Son frère Rai, beaucoup moins impétueux, souhaite d'abord suivre la trace de ses parents pour devenir scientifique. Mais quand ils rentrent dans leurs quartiers leur vie bascule alors qu'ils retrouvent leurs parents baignant dans leur sang. Ils sont alors endormis par un nuage de gaz et se réveillent quelques heures plus tard à bord d'une capsule de survie en pleine jungle...la lutte pour la survie commence car ils n'ont pas le choix. Pourquoi a-t'on assassinné leurs parents ? qui sont les auteurs de cet odieux crime ? et comment se sont-ils retrouvés sur cette planète inconnue et hostile ?

 Jyu ô Sei ne laisse absolument aucun répit au spectateur tellement les rebondissements initiaux s'enchaînent à une vitesse quasi-hallucinante dans un incipit fracassant avant de planter définitivement les bases et le fond d'un scénario ambitieux (le tout en nous mitraillant d'informations et de détails temporels et spatiaux qu'on a à peine le temps de digérer). Voilà, le décor est planté, alors place à l'action ! Avec une implacable efficacité, Jyu ô Sei va vous assèner son cocktail explosif d'action / réflexion / SF dans un univers contrasté aussi futuriste d'un côté que primitif de l'autre (ou post-apocalyptique selon les sensibilités) et propice à toutes les expérimentations civilisationnelles, morales, sociales et politiques. Cet univers efficacement mis en place par l'auteur lui permet d'analyser une utopie aussi crue que cruelle où les relations entre les personnages se singularisent par un mélange d'authenticité et de mensonge. C'est toute cette complexité qui nourrit l'impact et la puissance intellectuelle et émotionnelle de cet ambitieux projet.

Difficile de ne pas penser à la célèbre fratrie Elric de Full Metal Alchemist quand on voit pour la première fois Thor et Rai (le côté orphelins revanchards, la générique de début...) On ne peut pas reprocher à Jyu ô Sei de s'inspirer du principe qui a connu un tel succès, et la série est d'ailleurs dotée d'une qualité graphique (animation et character design) au moins égale si ce n'est supérieure à son exemple. Ce character design trés réussi est trés proche de celui du film Vision d'Escaflowne (sorti en 2000) et on retrouve sans conteste le lyrisme épique et dévastateur de la série culte du même nom dans son héritier Jyu ô S ei, qui s'inspire aussi de plusieurs autres aspects les personnages, la planète inconnue...). Mais Jyu ô Sei n'est pas une série qui s'amuse à plagier ses prédecesseurs loin de là, elle reprend juste le meilleur de ses aînés et réussit à s'en éloigner pour se l'approprier, l'intégrer à son univers bien distinct et se forger sa propre essence.
En fin de compte le seul défaut qui empêche Jyu ô Sei de se hisser au niveau de ces séries est le script lui-même. En effet après les deux premiers épisodes le récit s'enchaîne beaucoup trop vite, sans nous laisser le temps d'explorer un arrière-plan trés riche. On passe à coté de bien des choses, et c'est le comble pour un anime aussi bien produit et aussi beau. Les sentiments ont dû mal à nous atteindre et ont se retrouve avec 11 épisodes trop condensés (alors que la série aurait mérité le double ou le triple au niveau du nombre d'épisodes), qui ne se montrent pas toujours à leur juste valeur (ni à la hauteur des deux premiers et des deux derniers épisodes, tout simplement excellents) avec un déroulement narratif vraiment incomplet qui amène trop rapidement à l'épilogue qui lui heureusement reste trés intéressant (voire ahurissant si on prend le temps de bien réfléchir à l'envergure h umaniste des thèmes abordés) avec ses théories passionnantes et son rythme percutant.

 Jyu ô Sei est un anime trés moderne (voir déjà rien que les génériques et le style de la bande-son et son utilisation à contre-temps presque tout au long de la série), onirique et violent, qui annonce avec brio une nouvelle génération d'animes plus beaux, plus forts et plus ambitieux (génération qui a débuté avec Full Metal Alchemist, et dont Utawarerumono fait partie dans une moindre mesure) et qui bouscule le genre SF / Heroic fantasy en imposant ses nouveaux standards (avec de vrais univers à part entière, totalement crédibles et servis par un fond scénaristique en béton armé). 
Appréciez donc sans crainte cette épopée SF au potentiel infini, simplement desservie par des détails et des dialogues trop souvent inconstants (voire inconsistants) et une idée de départ trés intéressante mais vraiment pas exploitée à son maximum à cause d'un format trop court.

 Jyu ô Sei reste un anime à ne rater sous aucun prétexte, au moins pour être témoin de cette nouvelle ère de la japanimation moderne qui se met (ou remet) à considérer avec sérieux et ambition le genre SF.
Un diamant brut, fragile et magnifique à la fois.


 Jyu ô Sei : 11 épisodes, série non licenciée (pour l'instant)


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!


Notation : (exceptionnellement, les notes sont ici basées autant sur le potentiel que sur la réalité de la série)
--> Graphismes : 9.5/10 (aboslument superbes)
--> Scénario : 9/10 (seul le script pèche dans son déroulement)
--> Doublage : 8.5/10 (aurait pu et dû être meilleur)
--> Puissance : 8.5/10 (les personnages ont du mal à faire passer les émotions)
--> Musique : 9.5/10
Total : 9/10

Bonus song : Opening - Feel (superbe)
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 27 mars 2007

Genre : Comédie romantique / Vie quotidienne


Densha Otoko est l'un des dramas japonais les plus célèbres, il est sorti en 2005  et a connu un grand succès sous de nombreux supports (roman, manga, film, drama), notamment dû à la polémique sur la prétendue véracité de l'histoire.

 

Yamada est un "otaku" jusqu'au bout des ongles (et même jusque sous la peau...). Il est puceau, débraillé, affreusement timide et mal à l'aise avec les femmes et passe le plus clair de son temps sur son ordinateur et à traîner avec ses potes "otakus" dans Akiba (Akihabara, le quartier de Tokyo consacré aux mangas, jeux vidéos, etc...) pour s'extasier sur les jeunes "Seiyuu" (doubleuses voix) de ses animes préférés. Yamada est vraiment pitoyable, et les gens le considèrent comme un parasite (même sa soeur le déteste).

Mais un soir dans le train sa vie va basculer. En effet il aperçoit assise en face de lui la plus belle femme qu'il ait jamais vu, une demoiselle angélique et parfaite en tous points qui lui paraît bien entendu totalement inaccessible. Galvanisé par ce coup de foudre, Yamada va réussir à la sauver (plus ou moins...) des griffes d'un vieil alcoolique un peu trop pressant. Complètement bouleversé par cet incident, le jeune homme va confier en rentrant sa rencontre et son exploit sur un forum de célibataires. Le surlendemain, il reçoit un cadeau de remerciement de la part de la jeune femme. Prêt à tout pour poursuivre ce rêve, Yamada pourra compter sur l'aide de ses compagnons d'infortune pour devenir un homme capable de conquérir la belle "Hermes".

 

Densha Otoko est une série débordante de sentiments et d'émotions dont le principal atout est l'extraordinaire empathie solidaire qui se met en place entre Yamada et les participants (les accros plutôt...) du forum. Ceux-ci sont trés nombreux, diversifiés et nous montrent des caractères trés réactifs à chaque nouvelle situation, balançant constamment entre l'aide, le dévouement, la remise en question et l'abandon. Ces scènes hilarantes qui font se succéder les interlocuteurs à la vitesse du son sont particulièrement bien réalisées et constituent le schéma qui ajuste le rythme de la série (pour contrôler les réactions et relancer l'interêt du spectateur à chaque nouvelle étape de la relation entre "Densha" et "Hermes"); une trés bonne idée donc même si à la longue elles paraissent trop répétitives et envahissantes (voire interminables).

 

Si le pitch ressemble trait pour trait à un conte de fées modernisé ("Densha" serait le crapaud répugnant et "Hermes" la jolie princesse enfermée et menacée par de nombreux dangers...), l'environnement scénaristique du "drama" est trés riche, rempli de rebondissements émouvants (les scènes burlesques et celles plus déchirantes s'enchaînent sans jamais nous laisser le temps de souffler) et d'une analyse trés poussée des petits traumatismes quotidiens de la société japonaise : la pression sociale, les conditions de travail, les mariages arrangés, le divorce, le harcèlement, la famille...

 

La performance de l'acteur qui tient le rôle de Yamada, (Atsushi Ito), est impressionnante dans sa composition du gentil "otaku" tellement il porte la série sur ses épaules, Saori est un peu trop "plate" dans son jeu (Misaki Ito, visible aussi dans Sapuri) car traitée comme une "poupée intouchable", même si sa beauté irradie et que le rôle lui correspond vraiment, et les seconds rôles sont intéressants et bien campés (entre autres stars Miho Shiraishi qui joue aussi dans Sapuri, Eriko Sato l'héroïne du film Cutie Honey et la superbe Horikita Maki à l'affiche de Kurosagi et Nobuta wo Produce).

 

Précipitez-vous donc sur Densha Otoko, qui vous fera vivre une expérience humaine et amoureuse rafraîchissante et originale, sublimée par son anti-héros fragile et attachant (il en fait parfois un peu trop, mais c'est là tout le charme de la série). Malgré quelques défauts (quelques longueurs surtout) un peu dérangeants, ce "drama" vous passionnera à coup sûr.

Fortement conseillé aux célibataires désabusés et à tout ceux qui croient encore au pouvoir de l'amour (comment ça ce sont les mêmes ? mais non les couples heureux seront aussi séduits par cette attachante série).

A regarder avec un grand sourire.

 

Densha Otoko : 11 épisodes (+1 spécial avec les commentaires des acteurs)


+ 1 double épisode "spécial deluxe" (1h30) avec une proposition de mariage en perspective et une nouvelle menace qui se dresse entre Densha et Hermes !!!



Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!


Notation :

--> Réalisation : 8.5/10 (imparfaite mais pleine de bonnes idées)

--> Scénario : 8/10 (un peu redondant sur la fin)

--> Acteurs : 8.5/10

--> Puissance : 9/10 (d'une émotion débordante)

--> Musique : 8.5/10

Total : 8.5/10

 

Bonus clip : le magnifique opening animé de Densha Otoko !!!  (avec un superbe personnage original créé pour l'occasion et qui a necessité des centaines d'heures de travail)

Par Kurono-kun - Publié dans : Dramas
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Dimanche 25 mars 2007
Genre : Comédie scolaire

Vous aimez les comédies en milieu scolaire à la sauce GTO ? Vous allez être servi avec Gokusen, anime sorti en 2004 ("gokusen" signifie gangster en japonais).


L'histoire commence dans un lycée bourré de "yankees" de base (yankees = voyous ou jeunes délinquants au Japon), tous plus stupides, violents et indisciplinés les uns que les autres. Quelle n'est pas leur surprise quand ils s'aperçoivent que les deux nouveaux professeurs qui viennent d'être engagés par leur pervers de directeur sont en réalité des femmes, une aubaine pour ces rebuts de la société ! Mais elles sont plutot différentes, car si l'une est bien roulée et provocante, ce qui lui permet de mettre plus facilement les garçons dans sa poche, la seconde, Kumiko, porte des lunettes et paraît un peu lente d'esprit. Du moins c'est l'impression qu'elle veut donner, car elle est en fait l'héritière d'une puissante famille de "yakusas" ! Elle va devoir tenter de dompter ses turbulents élèves sans user de sa situation sociale, car elle ne veut à aucun prix que son identité sois révélée !!

Le principe même de Gokusen est tout simplement hilarant. La pauvre Kumiko est littéralement entourée d'abrutis : que ce soit au niveau des élèves ou parmi ses hommes de main, il n'y en a aucun (ou presque) pour rattrapper l'autre... Ceci est bien sûr ce qu'on nous laisse voir en surface, car au fil des épisodes ces bons à rien sauront vous réserver de bonnes surprises, ne vous inquiétez pas. On ret rouve donc avec plaisir dès le début de la série tout ce qui fait le succès du genre "comédie scolaire" derrière une façade un peu trompeuse : baston, amitié, solidarité, bons sentiments et une bonne dose d'auto-dérision qui ne fait que rendre l'anime plus agréable.

Entre clacissisme et parodie, cet anime met en place un fond humoristique bien défini qui lui permet ensuite de régler plus sérieusement ses comptes avec des problèmes japonais contemporains trés caricaturaux : les "yakusas" sont montrés encore une fois bien plus sympathiques et drôles qu'ils ne devraient l'être (comme une sorte de spécificité culturelle que le Japon mettrait en avant par fierté) et Kumiko (accompagnée de son chien semi-bipède en survêtement rouge....), sorte de pendant féminin de notre cher Onizuka de GTO (en plus violente quand même...) en profite pour remettre ses jeunes étudiants dans le droit chemin (un gros problème pour la société japonaise actuelle).

Gokusen est un anime bien plus intéressant et généreux (humainement parlant) qu'il n'y paraît au premier abord, et même si le manque certa in d'épisodes l'empêche d'aller jusqu'au bout de ses possibilités, la rencontre entre des personnages aux personnalités originales et trés différentes amène un plus non négligeable au charme de la série. Le "character design" est un peu bizarre mais assez bien adapté au caractère "mafieux" des personnages, et il faut parfois être au fait de quelques points spécifiques de culture japonaise pour cerner le comique de certaines scènes, mais ce handicap et les défauts en général restent rares (si vous connaissez déjà bien le monde des animes de "yakusas" tout ira bien, sinon c'est une bonne occasion pour le découvrir !).


Gokusen s'avère au bout du compte surprenant et vous en apprendrez bien plus que vous ne le pensez sur la vie et les lois des yakusas et sur l'échec scolaire confondus (soyons ironiques...), tout en étant assurés de rigoler un bon coup. Une bonne alternative qui sait se démarquer quand il le faut de sa référence (GTO), sans pour autant se hisser à son niveau (c'est un peu normal aussi vu le statut cultissime de son prédecesseur). Une série trés intéressante  à savourer pour son humour et ses personnages sincères.
Cynique et original, et surtout "mafieusement drôle"

[A savoir : Fort de son succès, Gokusen a aussi été décliné en "drama" ou série "live" de deux saisons, article à paraître dès que possible sur Dwarfanime, en attendant vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil là : http://ghostdog.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=293094]



Gokusen : 13 épisodes, série licenciée


Notation :
--> Graphismes : 8/10
--> Scénario : 8.5/10
--> Doublage : 9/10 (l'accent "yakusa" est bien rendu et jouissif)
--> Puissance : 8/10 (des scènes parfois un peu sous-exploitées)
--> Musique : 8.5/10 (génialement inspirée par l'univers "yakusa")
Total : 8.4/10


Bonus song : Ending -Onore Michi
                                    
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Vendredi 23 mars 2007
Cette semaine, une petite vidéo pour vous faire découvrir un jeu qui ravira sûrement les fans d'animes et de mangas en tout genre (et surtout les otakus et tous ceux qui aiment la culture et la musique japonaise).

Le représentant le plus connu de la musique japonaise qu'est la J-POP vient de voir sortir au Japon une vitrine qui lui permettra peut-être de toucher un plus large public, bien que ce soft semble surtout dirigé vers un public de connaisseurs.

Le principe de The Idol Master est simple : dans ce jeu de stratégie et de simulation, le joueur aura pour objectif d'assurer le rôle d'un producteur de musique chargé de trouver et de créer la nouvelle star (enfin la nouvelle "Idol")

Le jeu s'inspire directement de toutes ces petites starlettes éphémères qui emplissent la scène japonaise et qui cumulent les responsabilités de danseuse, chanteuse et reine de beauté à  la fois. Si vous êtes fans de ces petites "Japanese Pop Idols", vous trouverez sûrement votre bonheur en jouant a Idol Master !

En attendant la sortie en France, voici un petit trailer vidéo trés sympathique (malheureusement le jeu n'est prévu pour l'instant que sur XBOX 360)
[Gomen nasai si le temps de chargement est un peu long]



(Perso je rêve de jouer à ce jeu lol....)


----> News spéciale : la section "dramas" (définition disponible dans le lexique) ouvre bientôt sur Dwarfanime, qui continue à se diversifier au maximum pour vous offrir la possibilité de découvrir le plus de bonnes séries possibles !
N'hésitez pas à donner votre avis sur cette news et à vous abonner à la newsletter dwarfanime !!! (en plus c'est gratuit...)
Ja nai
Kurono-kun
Par Kurono-kun - Publié dans : Vidéos bonus / News
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Mercredi 21 mars 2007

REC

Genre : Comédie romantique / Vie quotidienne

REC
est une petite série sortie en 2006 qui impose dès l'entrée en matière son style assez particulier, plein de franchise et de personnalité.
 
 Un jeune homme nerveux attend devant un cinéma, mais celle qu'il éspère ne semble pas venir. Alors qu'il s'apprête à jeter les tickets, il entend une petite voix qui lui dit d'arrêter. Elle provient d'une étrange jeune fille qui semble sortir de nulle part et qui l'entraîne voir le film avec elle pour ne pas gâcher l'occasion. Pendant tout le film, la jeune fille semble vivre les scènes et répète les doublages avec application. En sortant du cinéma, ils vont dîner et le jeune homme apprend qu'elle est apprentie actrice vocale et qu'elle rêve de doubler les plus grandes actrices. Il ne sait pas encore que sa recontre avec cette insouciante demoiselle risque de changer sa vie...

On ne sait pas si c'est dû à sa courte durée (9 épisodes de 12 min) ou a son esprit cynique et subversif à souhait mais REC va droit au but et le résultat est tout simplement rafraîchissant.
La série tourne essentiellement autour de la vie quotidienne d'Aka et Matsumaru et met en scène leur étrange relation de manière savoureuse, même si l'ensemble reste toujours bien ancré à la réalité et à la pression mise sur les jeunes adultes par la société japonaise. Cette vision du monde du travail est d'ailleurs souvent efficacement balancée entre caricature libératrice d'un côté et conscience des réalités et hymne à la persévérance de l'autre. 


Les caractères et les réactions des personnages sont trés "vrais" sans pour autant cesser d'être drôles, et le "character design" participe à cet équilibre inspiré et original avec son cocktail de sentiments hésitants entre austérité et vitalité, entre l'ombre et la lumière symbolisés par ses protagonistes mis à nu par un script engagé et frondeur qui ne s'embarasse pas de vaines conjectures pour mieux nous confronter à notre propre intimité, ce qui a pour effet de nous pousser à nous identifier facilement tour à tour à nos deux héros.

On a parfois l'impression qu'il ne se passe pas grand chose, mais l'aspect  "rentre-dedans" de REC et la profonde empathie qui s'installe entre le duo Matsumaru / Aka et le spectateur en font un anime accrocheur qu'on ne peut s'empêcher de dévorer épisode après épisode comme si notre main fouillait dans un sac rempli de petites friandises au goût toujours plus doux et surprenant.

REC s'attaque donc au monde de la publicité et du doublage avec passion et sincérité, et cette mise en abyme hante efficacement l'atmosphère de la série sans pour autant s'accaparer son fil conducteur (d'un autre point de vue, on peut aussi juger qu'elle est sous-traitée). Mais le court format de la série (bien trop court, dommage ! même si le récit est dense et amusant, on aurait aimé en avoir un peu plus !!) ne lui permet pas de développer son potentiel au maximum (les personnages secondaires sont un peu plats), même si on ne sent pas vraiment une impression d'inachevé car REC réalise vraiment bien ce qu'on attend de lui : nous raconter une jolie petite histoire et nous redonner un peu de confiance et d'espoir en la vie.
Délicieux-ki ! ("Umai-ki !")


REC : 9 épisodes (de 12 min chacun), série non licenciée.


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!
                                  --> en ddl LA !!!


Notation :
--> Graphismes : 8.5/10 (toujours agréables dans ces petites productions)
--> Scénario : 8.5/10
--> Doublage : 9.5/10 (le sujet est le doublage quand même !)
--> Puissance : 8/10
--> Musique : 8/10
Total : 8.5/10


Bonus song : Opening - Cheer "Makkana Kimochi"
                                 
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Lundi 19 mars 2007

Genre : Romantique / Vie quotidienne / Ecchi

Ce qu'on aime dans les animes c'est quand ils nous font découvrir un pan assez méconnu de la culture japonaise, depuis un angle original si possible, et c'est sur le cas des mariages arrangés que nous nous penchons avec Okusama wa Joshikousei.


 L'anime impose tout de suite son originalité par un pitch intéressant qui s'appuie sur la nature même de la relation entre les deux protagonistes : Asami, 17 ans, est mariée à son professeur de physique-chimie, Danna-sama, qui a déjà bien dépassé la vingtaine... Cette situation particulièrement incongrue est difficile à vivre car le couple se croise tous les jours au lycée et doit faire trés attention à ne pas dévoiler une relation interdite qui, si elle était découverte, provoquerait le renvoi immédiat du professeur (aucune relation avec un élève n'est autorisée bien sûr). Mais Asami est tellement folle amoureuse de son mari qu'elle a souvent du mal à cacher ses sentiments, et dès qu'ils se retrouvent à la maison l'atmosphère est trés chaude car elle met en oeuvre tous les moyens possibles pour réussir à le séduire, le pauvre Danna-sama ne pouvant répondre à ses avances car son beau-père la surveille de près (il ne veut pas en effet que le mariage soit consommé avant la majorité d'Asami). La situation va encore empirer avec les irruptions soudaines d'une nouvelle voisine un peu trop curieuse et d'une jeune et jolie enseignante un peu trop entrepenante qui vont bouleverser le quotidien pourtant si tranquille du jeune couple et mettre leur secret en danger...


 Okusama wa Joshikousei est une petite série romantique sans grande prétention mais agréable à suivre, dotée d'un humour et d'une ambiance essentiellement "kawaii" mettant en scène les quiproquos et les situations burlesques typiques du genre "shojo" qui nous font toujours sourire. La série se démarque tout de même par l'importance et l'originalité de son sujet, et les problèmes occasionnés au jour le jour par la différence d'âge, l'obligation du secret, la relation professeur / élève et la condition d'une jeune femme mariée dans la société japonaise (totalement dévouée à son mari c'est le cas de le dire) sont traités et analysés de manière intéressante. Le principe du mariage arrangé reste le gros atout utilisé (à bon escient) par la série pour accrocher notre attention jusqu'au bout, et le scénario met bien en valeur des étapes primordiales comme la découverte progressive de l'être aimé, la vie quotidienne à deux et les sentiments amoureux naissants qui peuvent fonder un vrai couple uni et heureux. Asami et Danna-sama sont d'ailleurs trés attendrissants (Asami l'est presque trop...) et on se laisse passionner assez facilement par l'évo lution de leur relation face aux menaces extérieures, et pour ne rien gâcher la jeune fille et les autres personnages féminins nous gratifient de quelques trés sympathiques scènes "ecchi". Les graphismes et le "character design" sont un peu  "guimauvesques" mais conviennent trés bien à l'ambiance rose bonbon de l'anime.


 Okusama wa Johikousei reste assez efficace par rapport à sa mission : montrer que le mariage arrangé (chose trés répandue au Japon, car les jeunes adultes travaillent tellement qu'ils n'ont pas toujours le temps de faire des rencontres) peut parfois faire naître une vraie relation amoureuse, un peu comme le faisait la série Ai Yori Aoshi, mais recentré ici à un niveau plus contemporain, adulte et concret (un peu). L'ensemble est trés plaisant à regarder, émoustillant et coquin, drôle et attendrissant, sucré et relaxant, et sait rester court et simple pour notre plaisir.
"Kawaïsant" et sentimental à souhait.


Okusama wa Joshikousei (ma femme est une lycéenne) : 13 épisodes, série non licenciée.

Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 8.5/10
--> Doublage : 7.5/10
--> Puissance : 8.5/10
--> Musique : 7.5/10
Total : 8.1/10


Bonus song : non disponible

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Vendredi 16 mars 2007
 Pour vous détendre un peu au milieu de toute cette lecture,  dwarfanime inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie relaxante : Vidéos Bonus !!


 Trailers, clips, extraits, AMV's, etc... vous seront proposés une fois par semaine pour rendre ce blog plus vivant !

 Ils seront accompagnés le plus souvent possible de petites actus sur les productions asiatiques (films, animes, mangas...) du moment, et /ou d'une petite citation tirée d'un dessin animé ou manga au hasard, histoire de vous faire sourire ou méditer un peu ;)


 Pour la première vidéo , commençons simplement par une petite chanson sympathique de notre chère Aya Ueto : Message.

Pour les incultes, Aya Ueto est l'actrice principale des films Azumi et Azumi 2, et se trouve être aussi une star de la télévision japonaise au travers des différents dramas (comme Attack n°1) et de clips musicaux.
Elle a donc une belle voix, du talent et du charme donc profitez bien de ces quelques minutes en compagnie de la belle Aya et à bientôt !!


 
 
 ---> Phrase de la semaine :

"L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence"
(The Boondocks, quand deux anciens marines essaient de justifier la guerre par rapport à la présence éventuelle d'armes de destruction massives en Irak...)
Par Kurono-kun - Publié dans : Vidéos bonus / News
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Mardi 13 mars 2007
Genre : Drame

Encore une jolie surprise avec cette courte série d'OAV sortie en 2006 et qui traite d'un sujet grave : l'enfance face à la maladie.

Yuuichi Ezaki
, un jeune garçon de 17 ans, est atteint d'une maladie grave qui le force à vivre au quotidien à l'hopital en attendant de pouvoir guérir. Sa vitalité et son esprit fonceur en font un peu la mascotte des autres patients et des infirmières, et son côté téméraire le pousse inlassablement à s'enfuir de l'hopital tous les soirs pour tenter de retrouver un peu de liberté sur le toit. Mais l'arrivée inopinée d'une jolie jeune fille de son âge dans le service voisin va enfin briser la routine du pauvre Yuiichi. Prêt à tout pour s'attirer l'amitié de Rika, petite ange caractérielle et trés gravement malade, il va tenter de tromper la vigilance de l'infirmière de service pour l'emmener voir son endroit préféré, sans se rendre compte qu'il risque de faire une grave rechute...

 


Impossible de ne pas se sentir ému au plus profond de soi quand on assiste à la dramatique rencontre de ces deux enfants rapprochés par le destin et la maladie dans un hôpital. C'est en effet au beau milieu de ce lieu où se côtoient quotidiennement la vie et la mort que nous est conté cet hymne à l'innocence, ce plaidoyer déchirant en faveur d'une jeunesse perdue qui va retrouver un tant soit peu d'humanité et d'espoir grâce à l'amitié, à la passion qui motive les différents protagonistes. Cette passion d'une force insoupçonnée qui nous prend aux tripes est montrée avec une telle franchise dans la série, qui multiplie son impact émotionnel d'autant plus, entre le courage et l'envie de vivre des enfants et la résignation des adultes, dont la violence du désespoir prend souvent le pas sur l'enveloppe protectrice.


Hanbun no Tsuki surprend par son "character design" mélant des aspects adultes et des tons plus enfantins, et le contraste avec le sujet traité donne une entité originale et bien plus réaliste qu'on ne pourrait le penser, au  point qu'il est difficile de ne pas se laisser aller à pleurer devant un récit quand à lui toujours effrayant de justesse, d'humilité, de violence, de tristesse et de sincérité. Bien que traiter d'un sujet presque universellement tabou (on a toujours peur de voir la maladie en face, surtout quand elle touche les enfants et qu'on se sent impuissant) paraisse difficile, l'atmosphère et la narration utilisant en alternance des moments tantôt crus et tantôt plus légers qui forment un tout immersif et prend le spectateur par la main avec un sourire bienveillant pour mieux le détruire par la suite. Ce parti pris de jouer avec nos émotions est totalement adapté et ne fait que souligner encore un peu plus la valeur de scènes poignantes (on a parfois l'impression de se faire arracher le coeur), voire même révoltantes, l'honnêteté du propos ne laissant aucune place à la pitié pour mieux nous révéler la force cachée dans cette déchirante tranche de vie.


Hanbun no Tsuki est un anime choc à vivre pleinement et à voir absolument, qui parvient à éviter l'écueil du sentimentalisme gratuit et larmoyant pour nous transmettre (sans pour autant jamais nous donner de faux espoirs) toute la force et la vitalité incarnée par la jeunesse insouciante de ses protagonistes. Ce petit chef-d'oeuvre touchera forcèment chacun de vous à sa manière (sauf si vous n'avez aucune sensibilité, ce que je ne vous souhaite pas), et ce que vous en tirerez dépendra ensuite de votre expérience personnelle, mais je vous assure qu'il ne vous laissera pas indifférent.

Cruel et émouvant.


 

 Hanbun no Tsuki ga noboru Sora : 6 OAV, série non licenciée 

 


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 9/10
--> Doublage : 8.5/10
--> Puissance : 10/10
--> Musique : 8/10
Total : 8.8/10


Bonus song : non disponible

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 10 mars 2007
Genre : Comédie / SF / Méchas

Raimuiro Senkitan
est un anime hybride à connotation militariste sorti en 2006, mélant shojo, ecchi, SF, harem, mechas, et conflit historique, un sacré capharnaüm en quelque sorte...


Une légende de l'ère Meiji (1868-1912) raconte que 5 jeunes filles ont autrefois protégé le Japon contre les puissances belliqueuses qui l'entourent, et qu'elles sont devenues les gardiennes de l'archipel nippon... L'histoire commence bien plus tard, en pleine campagne, où Shintaro, un jeune homme bien sous tous rapports, va faire bien malgré lui, au hasard de sa marche dans les bois, la connaissance de plusieurs jeunes filles (5 en tout...) au caractères trés différents mais qui ont le point commun d'être toutes particulièrement candides voire agaçantes. Quand Shintaro arrive enfin à destination, l'école pour filles d'Amanohara, quelle n'est pas sa surprise alors qu'il se rend compte que son nouveau poste d'enseignant est situé dans une base secrète souterraine et que ces jeunes filles étourdies sont apparemment ses futures élèves ! Le pauvre est un peu dépassé par les évènements, surtout que leur comportement n'arrange pas les choses...

Quel est le secret de cette école ? Pourquoi a-t'il vu un étrange cuirassé abandonné tout près d'ici et pourquoi a-t'on fait appel à lui malgré son lourd passé ?


Raimuiro Senkitan est un anime héritier en droite ligne de la grande tradition des sentaï / mechas féminins (sentaï = série mettant en scène des héros pouvant se transformer ou utiliser des pouvoirs), avec la particularité intéressante que les mechas sont ici contrôlés par la pensée. Derrière ces héroïnes trés sexy et moulées dans des uniformes de marin remis au goût du jour (vive le cosplay et le fan service, et puis après tout on a l'habitude alors on ne va pas se mettre à râler !) se cache la volonté à peine déguisée de faire briller une fois encore la puissance et la supériorité de l'armée japonaise (fierté de toute une nation qui n'est plus aujourd'hui qu'un lointain souvenir). Ce parallèle est tout de suite visible dans Raimuiro Senkitan dès l'introduction, avec cette nostalgie ostentatoire de l'impérialisme japonais sous l'ère Meiji et la récupération à peine justifiée de l'ennemi héréditaire de l'époque :  la Russie.


Si le fond ne montre rien de bien nouveau (militaires + mechas = univers fortement manichéen), le scénario possède aborde tout de même nombre de points intéressants, notamment la situation du héros rattrappé par son passé et l'évolution de ses relations avec ses jeunes étudiantes, avec un soupçon d'ingénuité de leur part qui sert bien souvent (heureusement) à arrondir les angles.


Raimuiro Senkitan sait aussi se montrer mystérieux, humaniste, drôle et attendrissant entre les scènes d'action, une bonne humeur qui finit d'ailleurs par prendre le pas sur la courte durée reservée au combats. Ceux-ci sont plutôt bien réalisés même si un peu répétitifs, mais le niveau graphique et technique est plus que satisfaisant. Le "character design" est réellement agréable (les filles sont trés jolies, et le reste aussi) et tend à rendre l'ensemble crédible (un peu...) et plaisant.


On aurait pu craindre après les premiers épisodes de sombrer dans le déjà-vu, mais Raimuiro Senkitan sait se montrer digne de ses prédecesseurs et participe à sa manière au renouvellement du genre SF par sa combination des genres les plus prisés et répandus au Japon autour d'un thème à succès : "les jeunes filles combattantes avec des mechas" (et sexy, en option avec le GPS...), même si ses ambitions sont modérées par son court format (13 épisodes). 


Le rythme n'est pas déplaisant (bon pour se relaxer) et le côté harem est assez léger et cocasse (notamment les quiproquos habituels, toujours hilarants), l'ensemble tient la route sans jamais casser des briques mais vaut le détour. Facile d'accès, Raimuiro Senkitan se suffit à lui-même et ça fait du bien parfois !
 


Raimuiro Senkitan : 13 épisodes + 2 OAV


Tous les épisodes disponibles en streaming ICI !!!

 

Notation : 
--> Graphismes : 8/10
--> Scénario : 7.5/10
--> Doublage : 8/10
--> Puissance : 7/10
--> Musique : 6.5/10
Total : 7.4/10
  
Bonus song : Ending - Rinka 

                                       
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Jeudi 8 mars 2007
Genre : Fantastique / Action

En 2000, des producteurs avisés ont décidé de nous livrer un moyen-métrage (48 min) expérimental pour nous montrer l'étendue des techniques mises à disposition de l'animation japonaise, toujours fidèle à sa réputation d'être à la pointe de la technologie. Cette oeuvre singulière, symbole d'un tournant graphique majeur de la japanimation au l'aube du 21ème siècle, a pris le pari de s'inscrire dans un genre qui a toujours connu un certain succès (ou un succès certain) au Pays du Soleil Levant : le thriller/actioner sur fond de fantastique contemporain mettant en scène des vampires.

 

Nos amis les buveurs de sang sont ici traités de façon moderne, puisqu'on les retrouve dans le métro, le lycée et d'autres endroits de la vie de tous les jours (par opposition au traditionnel chateau hanté  style Europe de l'Est), afin d'imprégner le film d'un réalisme assez original et efficace mélant des effets baroques et contemporains. L'héroïne de Blood : The Last Vampire s'appelle Saya, une jeune lycéenne chasseuse de vampires qui travaille pour des services secrets américains ayant pour but d'endiguer la prolifération des "Chiroptères", des monstres assoiffés de sang qui ont été repérés en plein centre ville. Saya se lance à leurs trousses, armée d'un katana et dotée d'une force hors du commun...

 

Le scénario en lui-même n'est en partie qu'un prétexte à la démonstration technique du projet, c'est pour cette raison logique qu'il nous paraît incomplet, l'histoire est trop rapidement esquissée et pourvue d'un dénouement qui justifie le statut expérimental du film, un statut totalement assumé. Malgré ce regrettable état de fait, les bases posées par le pitch de Blood : The Last Vampire restent d'une qualité indéniable, car le monde qui y est dépeint est cohérent, inquiétant, et la narration assez dense et bien rythmée pour occasionner un quota se scènes d'action plus que suffisant.

Mais les qualités principales du film, celles qui l'ont propulsé au rang de chef-d'oeuvre impressionniste de technicité visuelle, reposent sur son environnement particulièrement bien travaillé et prenant. En effet Blood : The Last Vampire des atouts indiscutables : des scènes d'action époustouflantes qui arrivent toujours à nous prendre au dépourvu, un univers sombre et gore effrayant d'authenticité sublimé par  une atmosphère glauque et captivante, le tout servi à merveille par une animation infaillible, des graphismes superbes et une bande-son tout simplement parfaite, aux tonalités grinçantes et viscérales inoubliables.

 

Point d'orgue ultime qui marque de son empreinte indélébile l'ambiance générale : la présence implacable du personnage de Saya, que le character design particulier a doté d'une "gueule" unique qui nous frappe par son charisme malsain et l'aura hypnotique de son regard, mélange d'innocence enfantine et de haine désincarnée.

 

L'impact réel de Blood : The Last Vampire est donc avant tout une question d'impressions : ceux qui seront frappés par son atmosphère et son univers bien "dark" sauront inconsciemment faire abstraction des manques certains présents dans le script et vivre le film comme une expérience visuelle inédite, profonde et mystérieuse.

Les autres seront peut-êtres un peu déçus, surtout s'ils se concentrent uniquement sur ses défauts, sans oublier que le niveau graphique s'est amélioré depuis (heureusement ! cela fait quand même 7 ans !), même si celui-ci reste unique et encore presque inégalé en-dehors des grosses productions du studio Ghibli (Chihiro, Mononoke, Le Chateau Ambulant) et des oeuvres de Mamoru Oshii (Ghost in The Shell 1 et 2 entre autres).

[A savoir tout de même que l'un des responsables du projet Blood : The Last Vampire, Kamiyama Kenji, est loin d'être un inconnu puisqu'il a réalisé la série TV des  Ghost in The Shell : Stand Alone Complex et participé à la création artistique de deux autres films d'animation célèbres : Roujin Z et Jin-Roh : la Brigade des Loups]

 

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus je m'engage pour une fois personnellement pour clamer haut et fort que Blood : The Last Vampire est une expérience visuelle envoûtante à vivre au moins une fois (et même plusieurs !) rien que pour l'adrénaline et le "thrill" qu'elle procure.

Définitivement culte.

 

[ PS : le projet Blood est enfin ressorti du placard en 2005-2006 pour cette fois prendre la forme d'une série de 50 épisodes, adaptée à partir de l'oeuvre originale et reprenant le personnage de Saya, mais avec des graphismes radicalement différents. Critique à paraître bientôt sur Dwarfanime]



Blood : The Last Vampire : 1 film, 48min, licencié

 

FILM disponible en streaming ICI !!! (bientôt)

 

Notation :
--> Graphismes : 9.5/10 (un "must")

--> Scénario : 7.5/10
--> Doublage : 8.5/10

--> Puissance : 9.5/10
--> Musique : 10/10 (magnifique)

Total : 9/10



Bonus song : OST - Ending

                                  
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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