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Lundi 2 juillet 2007
  •  
  • Genre : Guerre / SF / Réflexion / Drame
  • Auteur : Hiroshi Yamaguchi, Masashi Sogo
  • Studio : Gonzo
  • Année de production : 2002
  • Licence : Oui
  • Nombre d'épisodes : 5 x 30-35 mins environ

yukikaze1.jpg En 2002, pour ses 10 ans d'existence, le studio Gonzo décide de sortir un OAV pour montrer que le savoir-faire accumulé lui permet de dominer le monde de la japanimation au niveau graphique et technique. Après plus de deux années de développement sort enfin Yukikaze, un anime futuriste découpé en 5 "opérations" mélant des combats aériens à couper le souffle, fantastique et anticipation scientifique. Bref un OAV purement "Gonzoïen", balancé entre prouesses visuelles et thèmes universels engagés, héritier en droite ligne  d'un Blue Submarine n°6.


¤¤¤ Synopsis :
Le pitch s'annonce immédiatement simple et efficace; dans un futur indétérminé, 33 ans après que les aliens (ici nommés JAM) aient attaqué la terre par surprise, et qu'ils aient été finalement repoussés, une étrange porte subsiste toujours sous la forme d'un gigantesque nuage situé au Pôle Sud, qui relie la Terre à une autre planète, Fairy, sur laquelle se déroulent encore les combats à l'aide d'avions de chasse très sophistiqués. Pourtant, ils ne font pas le poids face à des monstres qu'ils ne peuvent même pas identifier, et même le lieutenant Rei Fukai, un pilote de génie de l'unité d'élite de défense de la Terre, la FAF (Fairy Air Force), comprend subitement que ses supérieurs, blasés par une guerre qui s'éternise et lourde en pertes humaines, entrevoient la possibilité de le remplacer par un chasseur entièrement automatisé, le Yukikaze.


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Cependant on ne nous donne aucune piste durant la première demi-heure sur l'intrigue qui va nous être proposée yukikaze.jpg dans cet OAV, à part un court passage éthéré, brumeux et incompréhensible mettant en scène le héros, Rei Fukai, dans un espace clos et oppressant. Mais après deux ou trois rebondissements, quelques informations disséminées au compte-goutte et un tournant bien mystérieux, le visuel brumeux revient et le passage précité se développe. Tout a été fait par les scénaristes pour nous donner très envie de comprendre les origines de l'histoire, les tenants et les aboutissants de cette guerre insensée, tout en prenant soin de nous cacher le plus longtemps possible la vraie nature des JAM. On peut être satisfait des premiers épisodes, bien construits, un peu comme un film d'animation, où la narration alterne avec autorité entre les séquences de combats et de dialogues, entre les hommes et les machines, la violence et la réflexion.
Le thème central de la série reste bien entendu la communication entre l'homme et la machine, prenant en compte le développement dans un futur proche de l'intelligence artificielle et de ses risques potentiels, entraînant plusieurs grandes questions primordiales : l'homme peut-il vraiment être remplacé par la machine pour effectuer des tâches nécessitant choix et réflexion, ou encore : la machine va-t'elle tenter de remplacer l'homme de sa propre initiative ? Des questions auxquelles Yukikaze ne répond qu'en partie, préférant se tourner vers un peu plus de spiritualité et un point de vue biaisé, intéressant mais insuffisamment traité.


Le spectacle quand à lui est vraiment au rendez-vous. Les combats sont captivants et les effets spéciaux vous laisseront bouche bée. En effet, on assiste vraiment a du très lourd, à la croisée des figures aériennes de Top Gun, des vaisseaux chromés et profilés de la prélogie Star Wars, et des combats aériens rapprochés visibles dans tous les jeux vidéos spécialisés du genre avions de chasse, le tout en mieux.
yukikaze-ova-top.jpg Insistons donc sur tous les aspects de ces graphismes superbes, en débutant par le tout premier choc visuel de l'anime, les décors. Impressionnants... On ne peut que saluer l'équipe technique de Gonzo pour la qualité de ces arrières-plans, dotés d'une profusion de détails splendidement agencés (des meubles et bâtiments jusqu'aux nuages, tout est parfait), et qui disputent la vedette aux images de synthèses réservées à la carlingue des vaisseaux, qui glissent avec délicatesse dans un ciel d'une profondeur et d'une beauté saisissante, en recherche perpétuelle d'horizon et qui nous donne une exquise sensation d'infini.
Le character design, que ce soit pour les vêtements, les combinaisons ou les visages, est d'une précision excellente et très réaliste. Seuls les traits du visage ont un défaut, une certaine immobilité (qui augmente encore l'effet de tristesse et de monotonie qui se dégage de Yukikaze). L'animation des personnages est elle aussi un peu négligée, mais rien de très gênant car ils ne bougent pas beaucoup, et on pardonne facilement au réalisateur de s'être concentré sur l'animation des avions plutôt que sur celle des hommes, indubitablement fantômatiques, sortes de clones à demi-inexpressifs, vraisemblablement échappés d'une réunion des mélancoliques anonymes.
Vous serez effectivement peu étonnés en découvrant l'ambiance générale de cet OAV, particulièrement nostalgique, poétique et romantique, tantôt réellement angoissante et incroyablement féérique l'instant d'après. L'absence de vitalité des machines ainsi que le gris sépulcral de leur coque se mèlant aux visages blâfard des humains, on ressent une certaine froideur presque dérangeante, qui résume en grande partie le caractère et la nature insaisissable du lieutenant Fukai, protagoniste silencieux, asocial et torturé par des démons qui dévorent progressivement sa santé mentale.

En outre, la bande-son est impeccable, mélange constant de musique classique (prin yukikaze02.jpg cipalement du piano) et de blues-rock secondé par de l'électro qui donne un rythme permanent à l'anime, agissant tel un métronome. Le reste du son est constitué d'une véritable symphonie de mouvements d'air, de moteurs d'avions surpuissants, de murs du sons explosés, d'alarmes et de tirs... le tout constituant une atmosphère véritablement prenante.


Yukikaze, en tant qu'OAV militaro-futuriste et fleuron technique du studio Gonzo, tient toutes ses promesses au niveau des standards qu'il se doit d'imposer. Le design des avions de chasse est magnifique (proche de celui de la série des Macross), leurs mouvements sont proprement hallucinants et les combats grisants de vitesse et de réalisme. La crédibilité est aussi de mise, avec une profusion de plans, de radars, de notions d'aéronautique et de chiffres qui impriments l'ensemble dans sa réalité propre et ne laisse jamais au spectateur le temps de se poser des questions sur sa cohérence. Heureusement, car après des débuts prometteurs, le côté énigmatique laisse la place à un script trop décousu et trop léger, difficile à cerner et qui ne fait qu'effleurer les thèmes et théories avancées. On reste sur sa faim, la relation entre Jack et Fukai puis entre Fukai et le Yukikaze ne prend jamais assez d'envergure, et on s'ennuie en-dehors des combats.
On peut aussi souligner le générique de fin, qui ne colle pas du tout avec l'atmosphère de l'anime, à notre grand regret.


Yukikaze fait tout de même partie des OAV SF les plus intéressants de ces dernières années, car à partir d'un 23211099609511.jpg visuel quasi-parfait nous sont livrées de bonnes réflexions sur le futur de l'intelligence articielle (concept repris par le film Furtif de Rob Cohen en 2005, en moins bien), ses applications et implications, habité par une logique de SF pure dans laquelle on peut retrouver à la fois l'existence d'autres formes de vie et la possibilité de l'attribution d'une âme à la machine, d'un point de vue sensiblement différent de ceux des Ghost in The Shell d'Oshii et Masamune et du Cycle des Robots d'Asimov, car ici les machines n'ont aucune prétention à copier l'humanité. Nous sommes plutôt mis sur un plan d'équilibre entre fantastique et technologie, dans la lignée d'un 2001 l'Odyssée de l'espace mais sans en retrouver le talent au niveau du scénario.
Le format de l'OAV semblait pourtant être idéal pour une telle histoire, mais Yukikaze confond trop souvent style et superficialité pour être vraiment convaincant en termes de narration. Profitez donc du spectacle, qui lui reste grandiose, avec un ballet final qui se montre à la hauteur.


---> Notation : 8/10

Bonus clip :  Trailer de l'OAV
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Vendredi 29 juin 2007
Petite présentation des prochains animes  critiqués à paraître sur Dwarfanime.


Sentou Yousei Yukikaze, une série sortie en 2002 par le studio Gonzo
Genre : Guerre / SF / Réflexion




Gasaraki,  un anime produit en 1998-1999 par le studio Bandai Visual
Genre : Action / SF / Mecha
Tiré du manga original de Yatate Hajime, le créateur entre autres de Cowboy Bebop, Mai Hime, Gundam...

Par Kurono-kun - Publié dans : Vidéos bonus / News
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Mardi 26 juin 2007
  •  
  • Genre : Action / Comédie / SF
  • Auteur : Usune, Masatoshi
  • Studio : Gonzo
  • Année de production : 2004
  • Licence : Oui
  • Nombre d'épisodes : 24 x 24 mins



57833.jpg Le studio Gonzo nous sort un nouvel OVNI en 2004, Desert Punk. On découvre alors avec un sourire en coin le second degré omniprésent et l'humour noir tout bonnement excellent qui caractérisent cet anime, sorte d'hybride entre classiques de l'animation revisités et actioner SF à la singularité prononcée. Bref une série originale et pleine de bagout, qui ne manquera pas de vous surprendre.


¤¤¤ Synopsis : 

Le récit se déroule plusieurs siècles après la destruction du Japon. La région du Kanto (région de Tokyo) est devenue un désert aride et inhospitalier soumis à des températures extrêmes. Kanta, alias "le Sunabozou" (littéralement le "bonze du désert") est un chasseur de primes de très petite taille, doté d'une très mauvaise réputation au point qu'il est craint de tous. Il rencontre par hasard une jolie jeune fille, Asagiri Junko, qui a réussi a s'échapper des griffes de l'immonde chef du clan Kawazu. Ne pouvant résister à sas charmes, Kanta décide de l'aider, car il a lui-même un compte à régler avec eux. Mais la situation se complique et il tombe dans une embuscade. Encore une mission périlleuse pour le "démon du désert" !!!


¤¤¤ Critique de la rédaction :

Pour commencer, notons qu'on nous sert un générique "live" totalement ridicule, qui nous met immédiatement dans le bain : Desert Punk sera cynique et caricatural ou ne sera pas !
L'univers de Desert Punk est avant tout une histoire d'influences artistiques trés poussées, entre une atmosphère originale, accrocheuse et immersive, sorte de combinaison d'un univers western comique à la Trigun (les deux animes partagent d'ailleurs le même character designer) et du désert fantastique et inquiétant de la planète Tatooïne dans la Guerre des Etoiles avec ses soldats armurés des pieds à la tête, rappelant autant les énigmatiques sandtroopers impériaux que les terrifiants loups casqués des brigades de Jin-Roh. Sans oublier les mercenaires très semblables aux pillards Tusken de la Guerre des Etoiles eux aussi. Notre héros, le mythique Sunabozou, qui resemble plus à un apiculteur déséquilibré qu'à un chasseur de primes, gravite donc dans cette desert-punk--sunabozu--195-1024.jpg lande de désolation dirigée par un gouvernement légèrement despotique qui laisse les populations miséreuses se débrouiller à l'intérieur d'une société dans laquelle règne l'anarchie, la loi du plus fort, et où les mercenaires et les bandes de hors-la-loi font euh.....la loi...

Du côté graphismes, Gonzo nous a concocté pour Desert Punk un visuel qui correspond à son monde hilarant et étonnant, franchement exagéré, avec des dessins bons sans être extraordinaires, suffisants pour ce genre d'anime à la "sauce classique" avec une animation discrète et réussie, dont l'humour n'a pas besoin d'un déluge de 3D pour s'exprimer. Le seul point qui nous rappelle que Desert Punk n'est pas une série des années 90, ce sont les images de synthèse, toujours de bonne facture chez Gonzo, on ne remarque toutefois aucune surenchère dans leur utilisation et elles n'apparaissent que quand c'est nécessaire. Un soin tout particulier est apporté aux détails : les gros plans, le design des armes, les traits du visage... au détriment des plans globaux dans lesquels les personnages sont parfois un peu bâclés.
Le character design est inégal, intéressant mais un peu vieillot, surtout pour les figurants qui sont tous très laids, et l'ensemble n'est pas toujours très crédible car les expressions du visage sont trop grossières (les artistes ont tellement pris le parti de l'éxagération que le résultat est souvent délicieusement grotesque), seuls quelques protagonistes sont privilégiés par une précision accrue du dessin. Le design des costumes et des masques est quand à lui très réussi (le héros dans sa combinaison déborde de style et de ridicule à la fois) et confère un style propre à l'anime, lui donnant un certain charme désuet et de la personnalité.
En outre, l'ambiance satirico-comique de Desert Punk est soutenue en permanence par une petite musique obstinante et entêtante, très efficace. On entend quelques accents funky à la Cowboy Bebop se dessiner de-ci de-là, au milieu de thèmes plus classiques au synthé qui ne cassent pas des briques mais ne sont jamais désagréables à l'oreille.


L'histoire se développe en petites historiettes d'un ou deux épisodes reliées par un fil conducteur, l'insatiable quête de fric et de filles à grosses poitrines menée par le Sunabozou (qui consiste en réalité à se faire rejeter et humilier dans les deux cas). Les dialogues sont le plus souvent savoureux et loufoques; il faut cependant noter la présence de quelques rares passages qui sont difficiles à saisir car le scénario, lui, n'est pas de haute volée. On fait dans l'actioner tout ce qu'il y a de plus classique, seules les situations plus grotesques les unes que les autres amènent une bouffée de fraîcheur et d'originalité au script.
Les scènes d'action sont jouissives, composées principalement de gunfights endiablés orchestrés avec une bonne dose de folie dans la mise en scène. En gros, on sait que c'est de la frime et on s'assume, alors on sunabouzu1.jpg abreuve le spectateur d'un déluge de plans déjantés (trés souvent superbes et grisants de vitesse et de mouvement) et on évite le ridicule en rendant l'humour tordant, classe et piquant.

Chaque minute est ponctuée par les réflexions absurdes du héros, sorte de narrateur totalement imbu de lui-même, qui tire la couverture à lui dans chaque épisode, pour un résultat édifiant : il draine toute l'attention, et impose son caractère. Il en fait toujours des tonnes, il est obnibulé par se petite personne (très petite), se parle tout seul et vit dans un mirage permanent dans lequel il est le centre de l'univers, eh oui, une très longue errance dans le désert cela chauffe le cerveau. Solitaire, égocentrique et mégalomane, son panel interminable de défauts le rendant étrangement attachant (Kanta rappelle aussi bizarrement lors de morceaux de bravoures improbables le Tetsuo d'Akira, ébouriffé et doté de cette lueur d'insanité dans le regard où se confondent héroïsme et folie meurtrière).
On peut se dire que pour cette série, les hommes de Gonzo ont fini par abuser au niveau du choix des mangas qu'ils adaptent, avec cet anime qui se démarque par son comique de bas étage ostensiblement revendiqué par son créateur, farfelu et timbré au point qu'on en vient à s'inquiéter pour sa propre santé mentale (attention le ridicule ne tue pas, mais il peut être contagieux). Desert Punk est plus que déconcertant , affligeant, pitoyable et pathétique, il est surtout intriguant. Car très souvent on se prend à se demander où est le sérieux et où est le comique dans des scènes de chasse à l'homme passionnantes, cependant inévitablement recoupées par des réflexions ou des farces burlesques au possible, et c'est un luxe de pouvoir se gaver de telles bijoux d'idiotie sans aucun remords. Autre point fort de l'anime, une inventivité toujours renouvelée grâce à des personnages secondaires effrayants de stupidité et tous insupportables (mention spéciale à la petite Kosuna Taiko).


Le seul vrai défaut de Desert Punk tient dans le fait qu'on se sent par moments en décalage avec la série, pas assez intégrés dans un univers dépeint sans réelle volonté d'approfondissement, insuffisant pour imposer une vraie atmosphère à part entière alors qu'il en avait le potentiel. Ce manque de collusion entre le fond et les personnages (souvent trop peu caractérisés) fait qu'occasionnellement les dialogues sonnent faux ou même que le spectateur se sent éloigné de la narration et de son déroulement. Par chance, l'aura envahissante du héros vient sauver les meubles. On distingue tout de même un fond sociétal qui commence a prendre forme vers le 34c5919b6a8e9d4e6c751b061ad0f26d.jpg milieu de la série, une civilisation avec ses coutumes, ses spécificités et surtout une moralité bien particulière, impitoyable et dirigée par un seul but : la survie. Des ombres apparaissent au fur et à mesure et chaque épisode devient de plus en plus captivant (mais seulement jusqu'au vingtième, les trois épisodes suivants étant des sortes de "fillers à base de resucées du début" avant le n°24, épisode final). 

Au bout du compte, regardez Desert Punk. c'est un anime qui sort du lot, un électron libre qui choisit de mettre en avant la satire et l'aventure en pariant sur l'éxagération et peut aussi nous amener à réfléchir par nous-même dans un second temps, sur l'immoralité, les mécanismes de la perversité et de la quête du pouvoir qui pourraient mener notre société à sa perte, sur la conscience ou plutot l'inconscience humaine dans sa globalité.
Cynisme et second degré sont les clés du succès de Desert Punk, une série qui cache très bien son jeu, ne s'embarasse pas des conventions et va jusqu'à nous offrir un final grandiose et imparfait à la fois, qui synthétise une logique propre dans son intégralité, une ouverture et une renaissance, une alternative et une continuité, un seul destin dans ce désert inhospitalier et post-apocalyptique... et n'oubliez jamais : le plus difficile, dans le désert, c'est de trouver la sortie.


Notation : 8/10

Bonus clip : un AMV très efficaceti_bug_fck

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mercredi 20 juin 2007
  • Genre : Comédie romantique / Drame
  • Réalisateur : Stephen Chow Lik-Chi Lee
  • Acteurs principaux : Stephen Chow, Karen mok, Cecilia Cheung, Man Tat Ng
  • Année de production : 1999
  • Durée : 1h30

¤¤¤ Synopsis :
VCD1944-DVD5236-king-of-Comedy.jpg Wan Tin-Sau est figurant de cinéma. Toutefois son style plutôt original n'est pas du goût de tous les metteurs en scène, et il se fait virer inlassablement du plateau de tournage. Pauvre mes jamais à court d'idées ou de motivation, il s'adonne alors par ses propres moyens à sa passion pour le Septième Art en cherchant à monter des pièces de théatre de rue en plein air en tentant d'interesser ses voisins, tous plus pathétiques les uns que les autres, ou en donnant des cours de pratiques théatrale à tous ceux qui en ont besoin au quotidien ou pour leur emploi, que ce soient les petits voyous ou les prostituées. L'une de ses élèves, la belle Lau Piu Piu, lui tape dans l'oeil...


¤¤¤ Critique de la rédaction :
King of Comedy, réalisé en 1999, fait partie des oeuvres phares de la filmographie de Chow.
En effet, l'acteur a déjà fait ses premières armes dans la réalisation, et peut à alors s'exprimer de mieux en mieux au travers de la mise en scène. Tandis qu'il laisse paraître de plus en plus de maturité dans l'approche de chacun de ses films, qui offrent à chaquelle nouvelle production un peu plus de profondeur, il reprend inexorablement ses incontournables thèmes de prédilection, que sont la recherche d'un amour romantique et parfait dans un monde qui n'est pas fait pour, le parcours initiatique du héros empêtré dans sa propre médiocrité et qui s1322329.jpg doit devenir un homme plus adulte et responsable pour s'imposer dans la société et séduire celle qu'il aime... Si on y ajoute la tentation du mal qui se dresse toujours sur son chemin comme un obstacle obligatoire permettant la remise en question et l'éclosion du héros, on a le même scénario ultra classique, qui remonte dans sa construction même aux modèles inusables utilisés pour décrire les aventures initiatiques des chevaliers de la Table Ronde, un script simple qu'on apprend dans les écoles et qui a toujours fait preuve de son efficacité.

En lisant cela, il y a de quoi se poser des questions me direz-vous... King of Comedy n'est-il qu'un amas de grosses ficelles usées jusqu'à la corde, un film banal et dépourvu d'originalité ? Mais non, car c'est à ce stade là, juste après la pose des bases du scénario, qu'on découvre l'impact extraordinaire de la "sauce Stephen Chow", qui rien que par sa présence et son charisme gigantesques à l'écran, son génie visuel et humoristique indéniable, parvient à insuffler une âme à son oeuvre, un parfum fantasque et fantaisiste qui crée dès les premières minutes du film une empathie euphorisante avec le spectateur. Celui-ci se retrouve tout de suite intégré dans le récit, suivant pas à pas les pérégrinations d'un héros malchanceux, comme captivé par les gestes et les mimiques inimitables d'un Chow en forme olympique.

Dans son ensemble, le script tient très bien la route, et les quelques très rares baisses de rythme passent quasiment inaperçues car on ne s'ennuie jamais grâce à un comique de répétition excellent performé par un couple de protagonistes inspiré supporté par un évantail de personnages stephen-chow-kingcomedy.jpg secondaires loufoques.
Des jeunes aux vieux, c'est un manège enchanté de la condition humaine gavé de personnages totalement clichés et surjoués qui vous feront tour à tour sourire, pleurer, rire, rêver, et parfois vous laisseront pantois.
Petite perle de pureté et d'innocence qui nous rappelle que pauvreté ne rime pas forcèment avec malheur, King of Comedy est un petit film sans prétention, très plaisant et drôle, une plongée attendrissante de naïveté dans l'univers impitoyable de la comédie et du cinéma, magnifiée par l'apothéose d'un final où la mise en abyme devient réalité et consécration.
Un film qui vient du coeur et touchera le vôtre, exquis et excellent.


Notation :
--> Scénario : 8.5/10 (d'une sincérité et d'une fantaisie hors du commun, mais pas encore parfait)
--> Réalisation : 8/10
--> Acteurs : 8.5/10 (très bonne composition d'ensemble, portée par un Chow dans son élément naturel, l 180px-midori_reg_copie5.jpg e cinéma)
--> Puissance : 9/10 (très drôle, et franchement attendrissant)
--> Musique : 7.5/10 (sobre et toujours efficace, comme à son habitude)
Total : 8.3/10


--->  disponibilités du film : liens torrent / sur manga-arigatou : cliquez ICI !!!
Par Kurono-kun - Publié dans : Films asiatiques (Japon/Corée/HK)
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Vendredi 15 juin 2007
  •  
  • Genre : Heroic Fantasy / Guerre 
  • Auteur : Ryonosuke Kingetsu
  • Studio : Namco, Genon Entertainment
  •  Année de production : 2004 
  • Licence : Oui 
  • Nombre d'épisodes : 4 x 32 mins

pcgames0121phantasia06.jpg Après le succès du jeu vidéo très populaire sorti en 1995 au Japon, la maison mère une des reines du genre Namco décide de faire presque 10 ans plus tard de Tales of Phantasia une mini-série de 4 OAV. On pourrait penser que c'est un pari risqué pour les producteurs qui réduisent automatiquement leur public à une poignée d'initiés, mais l'ambition visuelle d'une telle entreprise dénote la volonté de leur part de s'ouvrir à un public plus conséquent, en surfant sur la vague de succès du genre RPG en pleine explosion ces dernières années. La couleur est en effet annoncée d'entrée de jeu, le sérieux est de mise dans cette grande aventure, car on nous assène une citation d'Edward O. Morrison : "Si le mal est vraiment en ce monde, il est dans le coeur des hommes".


¤¤¤ Synopsis :


L'histoire retrace dans les grandes lignes celle du jeu vidéo originel : deux adolescents, Cless Alvein et Mint Adnade, sont renvoyés cent ans en arrière pour vaincre le sorcier maléfique Dhaos, que leurs parents avait scellé des dizaines d'années plus tôt par magie pour l'empêcher de nuire. Mais celui-ci a été libéré et ils doivent retourner en arrière pour réparer les dégâts et repousser sa tentative de conquête du royaume d'Aselia et de son arbre de Mana. Nos deux héros vont devoir requérir l'aide de compagnons pour ramener la paix dans l'espace et le temps...


¤¤¤ Critique de la rédaction :


Nul besoin de se poser de questions pour savoir si cet OAV a bien un lien avec le jeu vidéo, le réalisateur répond à votre place dans l'introduction... fiers de ses origines, Tales of Phantasia débute par une présentation en règle des personnages dans le plus pur style RPG, avec les graphismes un peu désuets de la GBA qui vont avec, pour continuer ensuite carrèment par un incipit fait à base d'images du jeu mises telles quelles, agrémentées de tales.jpg sous-titres tentant d'expliquer à la louche les origines de l'histoire. Je dis bien "tentant d'expliquer" car pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, c'est trop rapide et trop vaguement résumé pour être compréhensible.
Les gamers seront eux, pour leur part, immédiatement bien replongés dans l'ambiance du jeu et ressentiront une agréable nostalgie en revoyant ces "vieux" graphismes.
3 minutes plus tard, l'anime commence enfin, et là on n'est pas déçus du voyage. Les graphismes sont de très bonne qualité, le character design est indéniablement réussi et plaisant malgré sa simplicité, avec des dessins remplis d'un mélange de "jeunisme" et de l'influence certaine du jeu vidéo, bref un univers visuel identifiable très rapidement par tous les fans de RPG et d'heroic fantasy en général, coloré et fantastique, avec une pointe d'ombre signe du manichéisme ambiant et inhérent au genre. Un environnement visuel donc très riche et attrayant, très facilement adopté par le spectateur dès les premières images.
Cette entrée en matière nous ravit, car à l'instar d'animes d'heroic fantasy médiévale tels que Berserk ou les Chroniques de la Guerre de Lodoss, on est intégré, plongé dans un univers à part, merveilleux et dépaysant, rempli de ces monstres, sorcières et chimères qui peuplent nos adolescences.

La trame de la narration reste ultra classique pour un RPG d'heroic fantasy, en dehors de la petite pointe d'innovation scénaristique apportée par les voyages dans le temps, pas toujours bien maîtrisés, et le manichéisme est de mise à chaque révélation ou rebondissement : les personnages sont ultra-stéréotypés (par exemple le comportement pathétique de la guérisseuse "Barbie-style" trop belle et trop timide pour être crédible, dénuée de la moindre once de perso phantasia-3-19.jpg nnalité...), les vilains sont sombres et ténébreux, par opposition aux héros intouchables qui sont auréolés de pureté et d'innocence. On a le droit sans concession à tous les poncifs du genre, tout pour occasionner des morceaux de bravoure, un jeune héros qui se recherche, des bons sentiments et de jolis elfes kawaïï, bref tout un univers de féérie qu'on aurait aimé mieux exploité et plus profond.
On retrouve quelques similitudes avec des jeux comme Final Fantasy ou Breath of Fire, les sommets du genre, avec entre autre le style coutumier du héros ou du méchant, ou encore les pouvoirs magiques calqués sur les scènes de combat typiques d'un jeu vidéo au tour par tour. Un bon point d'ailleurs pour ces scènes d'explosion ou de magie, qui sont souvent spectaculaires et relancent une attention parfois trop dispersée par certains moments un peu trop contemplatifs.


On ne risque jamais d'oublier que Tales of Phantasia est bien un jeu vidéo à l'origine. Les morceaux de bravoure s'enchaînent à la même vitesse que les scènes d'action, au point qu'on en finit par oublier la pauvreté des dialogues et le cruel manque de réactivité des personnages pour se concentrer sur le (petit) déluge de lyrisme visuel et profiter du spectacle en se laissant porter par la magie (la magitechnologie pour être vraiment exact), toutefois on reste loin de l'exotisme exaltant d'un Vision d'Escaflowne par exemple.
A notre grand désarroi la musique est jolie mais passe un peu inaperçue dans les moments clés alors qu'elle aurait pu donner de la substance à cet OAV, lui apporter une sincerité et de la plénitude dans son expression (quelques exceptions et réussites tout de même avec le générique d'introduction, superbe) et faire passer le courant entre les scènes, mais ce n'est pas le cas et on s'ennuie un tout petit peu devant cette histoire trop page-phantasia.jpg elliptique, et on voit petit à petit le charme de cet OAV s'affaisser, dans un format trop court pour bien s'exprimer. Ce qu'il manque aussi à Tales of Phantasia pour vraiment s'imposer, c'est un peu de non-conformisme, de la singularité dans le style et surtout du caractère...


Bilan : un visuel très efficace, mais une série trop courte qui ne prend pas la peine d'installer les bases de son scénario, les personnages restent donc trop creux et on ressent une certaine distance avec le fond, un manque d'imagination et d'empathie envers nos héros, une identification qui aurait dû être une priorité dans la création de cet OAV, plutôt que de se contenter de nous gaver de plans qui rapêllent très fortement le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.
Morale : Tales of Phantasia contient un récit qui sait se montrer passionnant quand on arrive à le cerner, mais rappelons qu'il est toujours aussi difficile de raconter une histoire de voyage dans le temps sans perdre le spectateur en route, alors ne soyons pas trop exigeants et jouissons avec appétance de cet OAV de bonne facture.


Notation :
--> Scénario : 6/10 (insuffisant tout simplement)
--> Graphismes : 8/10
--> Doublage : 6.5/10 (passe pratiquement inaperçu)
--> Puissance : 7/10
--> Musique : 7/10 (de bons passages mais trop discrète dans l'ensemble)
Total : 6.9/10


Bonus song : Opening - Yume no Hate   
   
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 12 juin 2007

 

  • Genre : Action / Heroic Fantasy / Comédie
  • Auteur :  Tite Kubo
  • Studio : Studio Pierrot
  • Année de production : 2005
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 1 x32 mins



bleach0001bis.JPG Le second OAV de Bleach semble au premier abord partager les mêmes caractéristiques que son prédecesseur car la même équipe a été reconduite : une qualité graphique un tantinet supérieure à celle de l'anime, une bande-son toujours aussi identique au point que cela en devient navrant... Mais à notre grand désarroi les bonnes résolutions d'approfondissement émotionnel et intellectuel adoptées dans Memories in the Rain sont passées à la trappe au profit d'un épisode définitivement plus orienté action, comédie et frime...



¤¤¤ Synopsis :

L'histoire, qui tient sur une toute petite feuille de ouate carrée au maximum, et encore en écrivant bien gros, est celle de Baishin, un Shinigami maléfique qui s'est échappé de sa prison magique et se met à tout casser autour de lui sans qu'on ne sache trop pourquoi (on se demande s'il le sait lui-même), pour ensuite chercher à dévaster le monde réel. Oh mon dieu ! Un vilain méchant sans scrupules ! Mais que faire ? Pour surtout éviter toute innovation qui forcerait le spectateur à réfléchir un peu trop, on réunit le groupe des "Shinigami Stars" qui ne sont là que pour rouler des mécaniques, et accessoirement pour aider notre Ichigo à stopper le fuyard. Un minimum d'originalité est quand même au rendez-vous : le zanpakuto de Baishin est capable d'absorber le reiatsu de ses adversaires.

Se succèdent alors les apparitions tumultueuses et en vrac de Renji et du (tout petit) capitaine Hitsugaya qui raviront les fans les moins demandeurs en termes de scénario et de crédibilité dans la trame de la narration, mais bon on va bien leur accorder à nos chers petits producteurs adorés qu'il n'y a aucun mal à apprécier la présence de nos personnages préférés. Malheu bleach-231.jpg reusement ils vous prendront au dépourvu et au pied de la lettre en ajoutant encore des personnages de partout, créant un véritable petit défilé de bouilles vues et revues, aux réactions et aux expressions beaucoup trop souvent pathétiques pour qu'on puisse leur pardonner, même pour un OAV promotionnel du "Jump Festa Anime Tour 2005".
Car "The Sealed Sword Frenzy" a tous les défauts d'un OAV ordinaire de type "filler", c'est-à-dire une petite histoire parallèle à celle de la série, un récit unique qui dure seulement une demi-heure et sans grand interêt.
Le résultat est donc plutôt décousu et bancal scénaristiquement parlant, les dialogues sont très moyens et le design des personnages est un peu faible sur les plans de groupe ou éloignés, on retrouve donc le même contraste mais en plus atténué que dans le premier OAV : les visages sont toujours très détaillés et trés réussis et les corps parfois un peu négligés, mais la qualité graphique globale est encore meilleure, donc c'est une vraie réussite visuelle.


Toutefois cet OAV n'a pas que des inconvénients et des défauts, et n'est jamais désagréable à regarder, si on sait se montrer peu exigeant et profiter du spectacle. Il est sensiblement drôle, mettant en scène la vie quotidienne des protagonistes et jouant sur le décalage entre les comportements des Shinigamis et notre société moderne beaucoup plus civilisée que la leur (un aspect traité assez régulièrement dans la série et qui apporte une plaisante touche comique), un humour qui met volontiers l'accent sur les incongruités des tenues arborées et des métiers improvisés par des personnages sortis tout droit d'un livre d'heroic fantasy et qui se retrouvent propulsés bien malgré eux dans un monde où ils doivent servir des hamburgers dans un fast food...
cover-ova2-bp.jpg
Les combats sont assez limités, principalement prétextes à débiter du pauvre Hollow de toutes les façons possibles, heureusement que l'affrontement final ultra explosif vient sauver le coup. On en a enfin pour son argent avec une accumulation de bankai et autres pouvoirs monstrueux qui s'enchaînent dans un feu d'artifice de mini-morceaux de bravoure grisants (courts mais appétissants, un peu comme des apéricubes).


En gros, pour les connaisseurs, cet OAV fait assez penser à ceux de Dragon Ball, remplis d'action brutale mais invariablement décousus et ravagés par une caractérisation des personnages très pauvre. L'ensemble sonne faux, ce n'est qu'une succession de scènes sans lien visible mais pour peu qu'ils se soient attachés aux personnages, les fans seront satisfaits.
Petit bonus à ne pas manquer : des scènes loufoques telles que les inénarrables errances de la paire Kenpachi-Yachiru et le top du top est reservé pour la fin avec le désopilant cosplay du générique de fin.


Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 6/10 (vraiment le minimum syndical)
--> Doublage : 9/10
--> Puissance : 6.5/10
--> Musique : 8/10 (la même que d'habitude, on aurait justement souhaité un peu de nouveauté...)
Total : 7.6/10


  OAV disponible en streaming ICI !!!

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Samedi 9 juin 2007
C'est le grand départ du cycle Stephen Chow sur Dwarfanime, qui durera tout le courant du mois de juin et  devrait se prolonger selon le nombre de films qui vous seront présentés.  J'attends comme d'habitude vos réactions, idées, commentaires sur le sujet, sur les films qui vous intéressent et que je souhaite vous faire découvrir, pour que ce premier cycle spécial sur Dwarfanime se passe dans les meilleures conditions.
Sachez aussi que ce cycle se déroule en coopération avec mangas-arigatou, l'excellent site de téléchargement (sur de nombreux supports : ddl, torrent) avec un partenariat qui vous permettra, à l'aide de liens à la fin de chaque article, de vous procurer en torrent les films de Stephen Chow qui y sont disponibles.
Je tiens à remercier personnellement et officiellement l'équipe de mangas-arigatou pour cette aide et cette occasion qu'ils nous offrent de découvrir ces films.



¤¤¤ Présentation rapide des oeuvres/carrière de Stephen Chow Sing-Chi :

zschow1.jpg Avant de connaître un succès international grâce à Shaolin Soccer en 2001 confirmé par l'excellent Crazy Kung-Fu (Kung Fu Hustle) en 2004, le réalisateur/scénariste/producteur et acteur principal de tous ses films Stephen Chow s'était fait un nom dans sa patrie Hong Kongaise en jouant des rôles à la pelle (dans plus de 60 films ou séries). Après s'être bâti une carrière et une place prépondérante dans cette industrie très prolifique qu'est le cinéma HK, il a décidé d'élargir ses compétences et de laisser libre cours à ses envies en passant à la réalisation de ses propres projets à partir de 1994 avec le très bon Love on Delivery dans lequel il se mettait en scène en tant qu'un petit livreur qui tombait amoureux d'une karateka et qui devait pour gagner sa main apprendre les arts martiaux pour battre son concurrent.

Cette oeuvre s'annoncera symptomatique de tous ses prochains films, qui tourneront toujours autour des mêmes thèmes de prédilection dans lesquels il excelle : des petites comédies romantiques teintées le plus souvent d'arts martiaux ou de légendes traditionnelles chinoises (genre dans lequel il avait fait ses armes en tant qu'acteur, disposant d'un physique assez semblable à celui de Bruce Lee mais plus orienté vers la comédie que vers le combat), des genres entremélés par Stephen Chow qui lui permettent d'animer ce qui réside au plus profond de sa personnalité, c'est-à-dire son art de la mise en scène et sa vision furieusement optimiste de la vie quotidienne de ses compatriotes chinois.

Car ce qu'on apprécie le plus dans chacun de ses films, c'est de retrouver le génie de cet homme atypique qui ne vit que stephen-chow.jpg pour le septième art, ce conteur d'histoires hors pair qui se met en quatre dans des sortes de petites fables remplies à ras bord de charme et de fantaisie mélant toujours amour, haine et drame et se terminant toujours bien, ses scénarios étant toujours dirigés par une morale à tout épreuve prônant des valeurs d'amitié et de solidarité.
Tous ces films sont de petites perles à découvrir sans tarder, qui vous feront retomber en enfance, les yeux grands ouverts et brillants d'excitation devant toute l'inventivité et la magie inaltérables qui s'en dégagent.

Sortiront prochainement au cinéma ses deux dernières oeuvres, A Hope en 2007 et Crazy Kung Fu 2 prévu pour 2008, ne les ratez sous aucun prétexte, car il acquiert année après année en maturité et en perfectionnisme, repoussant toujours les limites de son horizon artistique et visuel avec un talent inimitable, et s'ouvrant ainsi de plus en plus à un public occidental avide de nouvelles expériences, d'exotisme, en bref Stephen Chow est l'un des plus fiers représentants d'un cinéma asiatique traditionnel qui trouve enfin un accueil favorable dans nos contrées.


Ce que je vous propose donc sur Dwarfanime c'est de redécouvir les origines de ce réalisateur/acteur inimitable au travers de films qui manquent malheureusement de visibilité en France, la génèse d'un talent cinématographique qui ne vous laissera certainement pas indifférent.


---> premier film en présentation très bientôt : King of Comedy

Par Kurono-kun - Publié dans : Fiches auteurs / réalisateurs / comédiens
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Jeudi 7 juin 2007
  • Genre : Action / Heroic Fantasy / Comedie
  • Auteur : Tite Kubo
  • Studio : Studio Pierrot
  • Année de production : 2004
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 1 x 28 mins


bleach-MITR.jpg Ce premier OAV de la série Bleach distille une atmosphère aussi nostalgique et sombre que son titre "Memories in the Rain" le laisse penser. Il reprend l'épisode 14, un moment clé de la série qui nous en apprenait davantage sur le passé du jeune héros, ses doutes et ses faiblesses. On découvre dans cet OAV un Ichigo plus sombre, plus mature et avide de revanche, mélancolique et vulnérable, bref une étape prépondérante dans l'initiation mentale du héros qui va devoir laisser en partie de côté la force pour vaincre son ennemi.


¤¤¤ Synopsis :
L'histoire est sensiblement la même que dans l'épisode précité, même si elle se rapproche encore plus de celle du manga : Kurosaki Ichigo et sa famille se rendent comme tous les ans au cimetière pour se recueillir sur la tombe de sa mère Masaki, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort. Elle fut en effet tuée mystérieusement 5 ans auparavant, en tentant de protéger le jeune Ichigo alors qu'il essayait de sauver une jeune fille de la noyade. Celui-ci, encore un peu bouleversé par sa nouvelle condition de Shinigami, va se retrouver nez à nez avec l'assassin sa mère...


¤¤¤ Critique de la rédaction :
Un jeu d'ombres virevoltantes en guise d'introduction, énigmatique à souhait, l'ambiance est sombre et glauque. La couleur est annoncée dès le départ par la pluie et l'omniprésence du gris secondé par un bleu/vert fantômatique du plus bel effet. Seules les quelques rares scènes d'humour, dans l'ensemble totalement inutiles et complètement ratées (notamment les farces gesticulatoires ridicules du père Kurosaki, vraiment pas inspiré pour une fois, et étonemment bien plus à l'aise dans son nouveau rôle de patriarche protecteur et compréhensif) se distinguent par des tons franchement plus clairs et colorés.
A n'en pas douter, les teintes brumeuses et les ombres inquiétantes de la fôret restent dominantes dans cet OAV ostensiblement oppressant qui exprime le destin tragique de toute une famille maudite par le don que ses propres membres possèdent et se transmettent entre générations : voir les esprits.

Pour achever d'imprégner le spectateur dans un sentiment d'angoisse mystique, abjecte, fangeuse et trouble, il 08-1.jpg faut noter la présence très envahissante du Grand Fisher, le Hollow le plus retors, pervers et mystérieux qu'Ichigo ait jamais rencontré, dont l'aura assombrit à elle seule tout le climat de cet OAV et le rend plus profond. Il apporte toute sa complexité et même une sorte d'humanité malsaine à la race des Hollows qui prend enfin plus de sens que précédemment dans la série où elle restait encore sous-développée. Sa spécificité de Hollow "unique" entraîne aussi une certaine imagination dans les combats, qui disposent de plans plus travaillés que dans l'anime, avec des scènes d'action plus originales, plus symboliques et entrecoupées de moments de réflexion plutôt efficaces, dans lesquels notre héros se dévoile à la fois torturé et hésitant, partagé entre la colère, la peur, la tristesse et la haine.


50c7127d6f2310-thumb.jpg Dans une optique purement technique, Memories in the Rain dispose des caractéristiques habituelles d'un OAV : un character design plus détaillé que dans la série, ainsi que des visages et des expressions dessinées avec plus de soin, des traits plus classiques et plus réalistes qui nous changent de cette modernité pleine de simplicité symbolique de Bleach et lui donnent un certain charme. Produit spécialement pour la Jump Festa en 2004, cet OAV est donc mieux réalisé, plus abouti qu'un épisode commun de la série, mais on peut tout de même déplorer le manque d'initiative au niveau des musiques qui sont identiques à celles de la série (en-dehors d'un générique de fin impeccable) et souligner quelques petits défauts dans le dessin des corps des personnages qui sont un tantinet négligés.


Quand à la mise en scène et au script, fini les morceaux de bravoure à la pelle, on est agréablement surpris de trouver un Ichigo plus humain, plus sensible et qui se préoccupe un peu moins de faire des gestes stylés pour la frime (un peu comme la totalité des protagonistes). Il en gagne en consistance, en conviction et en force de caractère, mais en perd dans le même temps un peu son côté beau gosse râleur qui fait une grande partie de sa personnalité.
Un OAV donc plus sérieux, assez captivant mais doté d'un scénario plutôt léger au niveau des dialogues (ça reste du Bleach faut pas trop en demander...) et qui n'apporte qu'une petite once de nouveauté par rapport à la manière dont ces évènements étaient traités dans l'épisode de l'anime.
Memories in the Rain se regarde somme toute avec beaucoup d'interêt car c'est un bon OAV révélateur du côté sombre de Bleach, et un bon OAV tout court.


Notation :
--> Graphismes : 8.5/10
--> Scénario : 8/10 (enfin un OAV de série qui se démarque par son scénario)
--> Doublage : 9/10
--> Puissance : 8.5/10 (le vrai potentiel de Bleach était là, dans cet OAV, quand il laisse s'exprimer son coté sombre)
--> Musique : 8.5/10 (encore la même malheureusement, excepté un morceau nouveau)
Total : 8.5/10


OAV disponible en streaming ICI !!!

Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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Mardi 5 juin 2007
asano1.gif Chers visiteurs et visiteuses, 


    Je tiens à m'excuser pour ces dernières semaines pendant lesquelles le blog Dwarfanime est resté trop longtemps inactif. Pas de news, de nouvelles critiques, ni même de vidéos pour vous faire patienter, ce paresseux de vilain blogmaster (moi) vous avait lâchement abandonné, occupé qu'il était à d'autres tâches assez importantes il est vrai, et à tout ce qui lui arrivait de merveilleux ou d'un peu moins agréable dans la vie.

Après donc ce laps de temps légèrement permissif, pendant lequel je n'ai pourtant pas chômé (car si vous avez creusé un petit peu ou même visité notre forum LSK-SAKABA, vous auriez vu que je prenais toujours part au staff rédacteurs d'un forum pour lequel j'ai fais quelques fiches, et  que j'ai été recruté au sein du Webzine Krinein dans le staff manga/anime, ce qui n'a pas arrangé les choses car j'ai dû publier quelques critiques pour eux aux dépends de l'actualisation de mon blog qui n'a vu la mise à jour que deux deux ou trois critiques....) je suis donc de retour aux affaires sur Dwarfanime avec la sortie de l'article sur Black Blood Brothers (série disponible en streaming chez mon partenaire nouvellement renommé Saijoumeisho Stream, comme d'habitude).



La parution des critiques, fiches et vidéos va reprendre à un rythme normal à partir de début juin, environ tous les deux ou trois jours, pour contenter les fans avides d'articles qui pourraient orienter leurs choix. Merci à vous en tout cas pour votre soutien inconditionnel à ce blog, continuez de venir nombreux et quotidiennement, c'est grâce à vos encouragements que je peux continuer à publier mes critiques sur Dwarfanime.


stephen-chow-sing-chi01.jpg     Côté actus, la sortie prochaine de la critique des deux OAV de la série Bleach, puis départ du mois spécial films HK avec le     "Cycle Stephen Chow",     le réalisateur/acteur de génie à l'origine de films que vous avez pu voir dernièrement (que vous auriez dû en tout cas...) comme Shaolin Soccer ou Crazy Kung-Fu. Nous nous intéresserons aux débuts de sa carrière en Chine, au travers d'une demi-douzaine de ses comédies originales et hilarantes dont il a le secret.




Voilà, tout est dit....n'oubliez pas que vous pouvez toujours me contacter à cette adresse si vous avez un problème, une demande ou une suggestion :
----> dwarfanime@gmail.com
N'hésitez pas à aller faire un tour sur le forum LSK-SAKABA, réunissant mon blog et celui de mes partenaires Streaming et DDL.

[NB : notez bien que des liens vers des sites de torrents ont été rajoutés au bas de chaque article de film sur ce blog pour aider à se procurer ces oeuvres, ils ne sont en aucun cas des incitations au téléchargement de ces films mais de simples encouragements à les découvrir]


Merci de votre fidélité,
Ja nai

Kurono-kun
Par Kurono-kun - Publié dans : Annonces / Actus
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Dimanche 3 juin 2007
  • Genre : Action / Horreur
  • Auteur : Azano Kohei
  • Studio : Studio Live
  • Année de production : 2006
  • Licence : Non
  • Nombre d'épisodes : 12 x 24 mins


BBB-top-02.jpg Actioner urbain fantastique aux relents prometteurs, Black Blood Brothers n'est pas à proprement parler à la hauteur de ce qu'on attendait, et ne se hisse pas au-dessus de ses illustres prédecesseurs qui ont abordé l'univers si difficile à traiter des vampires (car déjà tellement massacré sous tous les angles par des procducteurs sans scrupules près à tout pour se faire du fric sur le dos de ces pauvres créatures), cependant il vaut tout à fait la peine de se fendre d'un visionnage attentif car il vous réserve de bons moments, voire trés bons, et n'est jamais déplaisant à regarder.


¤¤¤ Synopsis :
Les vampires sont devenus assez nombreux et cohabitent à présent avec les humains, mais seuls quelques initiés sont au courant. De plus, seuls les vampires descendant d'une lignée reconnue sont autorisés à pénétrer les Zones Spéciales, sortes de refuges souvent entourées de barrières magiques invisibles pour vraisemblablement parer aux éventuelles invasions.
Mochizuki Jiro, un jeune vampire sans véritzble attache et à la force destructrice, décide de rejoindre la zone du Japon pour y retrouver la trace de son douloureux passé, tout en s'occupant de l'apprentissage de son jeune frère Kotarô.
Mais il vont se retrouver ballottés en plein affrontement entre un groupe de vampires inconnus et les forces spéciales de la "Compagnie de l'Ordre Funéraire" qui sont à la recherche des mystérieux "Enfants de Kowloon".


¤¤¤ Critiques :
L'ambiance et l'impression dégagée par Black Blood Brothers sont assez déroutantes. En effet d'une part on a :
Des scènes d'action d'une puissance et d'une vitesse qui contrastent avec la lenteur des scènes de dialogues blackblood-09-01.jpg presque trop contemplatives. Le plus clair de la série joue sur ce double aspect mais aussi sur une autre dualité d'autre part, qui cette fois-ci tient plus des effets de la musique et des caractères des personnages et donne un aspect dérangeant ou surprenant selon les sensibilités, entre humour enfantin parfois déplacé et nostalgie malsaine.
Ce décalage entre le sérieux et la gravité classieuse habituellement propres à l'univers gothique vampirique et cet humour décalé prôné ostensiblement par la série est un pari risqué qui devrait certainement dérouter au premier abord les inconditionnels des buveurs de sang. Toute cette ambivalence est concentrée et facilement identifiable dans le protagoniste lui-même, Jiro, incarnation des errances de ses créateurs, un héros tout à tour mégalomane, dédaigneux, inquiétant, maladroit, stupide, puis qui recommence à rouler des mécaniques, un héros qui mettra beaucoup trop de temps à se dévoiler un peu et qui n'en sortira que plus limité par le petit nombre d'épisodes. Assurèment un drôle de mélange qui étoffe et caractérise le personnage pour qu'on puisse mieux s'identifier à lui et le considérer comme "humain", mais qui lui confère aussi dans les moments plus glauques et sérieux une aura trés inférieure à celle du Alucard d'Hellsing (la ressemblance est frappante mais Jiro n'est qu'une pâle imitation de l'original qui parvenait à être flippant et stylé à la fois). N'oublions pas le rôle symbolique par excellence de Mimiko, la jeune fille qui se retrouve un peu malgré elle devant un choix drastique entre humains et vampires, torturée entre son attirance charnelle pour ces créatures et la peur qu'elles leur inspire, hésitant entre faire son métier et changer son destin...

Le character design et les dessins ne sont pas désagréables mais simplistes et avares de détails ou de fantaisie, presque banals, comme si l'équipe graphique avait voulu clairement signifier qu'elle s'était contentée du "satisfaisant" sans chercher à faire du "mieux", alors que les apparences des vampires sont toujours propices à créer rien qu'à elles seules une ambiance particulière et inquiétante, ici ce n'est pas le cas excepté pour deux ou trois buveurs de sang, et on regrette ce manque d'imagination.
Bonne surprise par contre, les sentiments et les réactions des personnages sont m top1s.jpg oins stéréotypés qu'on ne le croit au fur et à mesure que l'histoire prend forme, et participent à étoffer subtilement l'environnement narratif de la série.
On ne se demande plus alors : pourquoi regarder cet anime si banal à première vue ? Car ses atouts sont cachés dans son scénarion, plutôt intriguant, plein de suspense et de rebondissements, trés intéressant dans son approche des différentes lignées de vampires et dans celle de leur relation complexes avec les humains, le tout supporté dans son bourrinage assez efficace et suffisamment violent par une bande-son classique/rock assez appropriée pour qu'on ait à y redire. Le seul problème, c'est qu'on ne voit ces qualités que par intermittence dans Black Blood Brothers, et on se prend assez souvent à espérer mieux...

La série nous offre une vision trés semblable à celle d'Hellsing ou de Blade dans son approche de la dérive impliquée par la confrontation entre notre société moderne libertaire et la race des vampires engoncées dans ses traditions séculaires que les jeunes ne peuvent plus comprendre, et qu'on retrouve dans une quête permanente de puissance, quel qu'en soit le prix.
Malgré un manque certain d'envergure, Black Blood Brothers a su mettre l'accent sur les aspects charnels et fraternels canalisés par le sang et la thématique centrale qu'il occupe dans le mythe des vampires. Certains points intéressants sont abordés, et même si la rélfexion n'est pas toujours aboutie, on se doit de saluer cette effort de renouvellement parmi la masse des productions qui utilisent les vampires pour profiter de l'affection que leur porte le public et garantir ainsi un succès commercial, car BBB a au moins la décence de nous présenter des idées au moins prenantes si ce n'est totalement originales (en même temps, tout ou presque a déjà été fait dans les genre, et il est devenu vraiment difficile de se démarquer dans le petit pays des vampires).


Après quelques épisodes oscillant entre bonnes surprises et un peu trop de moment bbb.gif s pathétiques, l'intrigue commence à se décanter peu à peu, le comique est suffisant pour détendre l'atmosphère mais le tout manque un peu de lien affectif, de profondeur et d'émotion pour accrocher le spectateur et créer une réelle empathie avec les protagonistes, et ce lyrisme tant attendu ne fait enfin surface qu'au dernier épisode...
Au final, BBB reste une série de bonne facture, plaisante à suivre, qui manque juste un peu d'envergure pour pouvoir rivaliser avec les ténors du genre, car 12 épisodesc'est beaucoup trop court pour achever l'ampleur que laissair entrevoir le script dans son approche des secrets de la Zone Spéciale.

Bon mais nécessiterait une suite pour laisser exploser tout son potentiel.


Tous les épisodes disponibles en Streaming ICI !!!

Notation :
--> Graphismes : 7.5/10
--> Scénario : 8/10 (trop de bonnes idées survolées ou laissées en arrière-plan alors qu'elles méritaient une meileure exploitation)
--> Doublage : 7/10
--> Puissance : 7.5/10 (de bonnes intentions mais trop de laisser-aller)
--> Musique : 7.5/10 (moyenne, mention spéciale à l'ending qui est magnifique)
Total : 7.5/10

Bonus song : Ending - Shinkirou
                                                                  
Par Kurono-kun - Publié dans : Animes - Japanimation
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